• Ecologie

  • 13.fév
  • New bottle, old wines
  • Si ce n’est pas déjà fait, avant de commencer ce texte, lisez « Avant-propos nouveaux » d’Émile (Ze Doc). « New bottle, old wines » en est directement inspiré.

  • High Tech

  • 16.fév
  • Les Nanotechnologies : danger pour les libertés démocratiques ?
  • « En attendant la cybernétique, les flics ». C’était un des slogans de Mai 68, et j’avais même provoqué l’hilarité d’une salle comble d’invités à un colloque en la rappelant, tant il est évident que je n’étais pas né à l’époque de Mai 68… Mais passons. De quoi est-il question ici ?

  • Métiers

  • 11.juin
  • Quelques plats de rôt.

  • «Prenez le derrière d’un mouton; coupez-le à la première ou seconde côte; cassez les deux os des cuisses; battez les deux gigots plusieurs fois avec le plat du couperet; faites entrer un des deux jarrets dans l’autre; rompez les côtes du côté du flanchet; roulez les deux flancs et passez un hatelet dans chaque pour donner au rosbif une belle forme […]» (*,p.205)

  • Internet

  • 16.avr
  • Unis dans la séparation
  • Est-ce que Facebook, le plus grand réseau social au monde, reflète le nouveau monde social ou bien s’agit il encore une évolution de l’ego condamné à décevoir et à éloigner davantage les gens ? Voici une analyse fondée sur la philosophie de la Kabbale.

VISAGE DU CERVEAU

« Oh mon amour, tu es seule :
Si seules, convoitées, intimités. »
NOIR DESIR

par PrivateJoker

Clic clac. Porte : coulisse : l’étau se referme. Tu viens d’arriver chez toi. Prison idéalement habituelle pour une passion mortifère, une de plus, qui te dévore le trou noir nommé cÅ“ur. L’appartement t’apporte comme chaque jour son présent, olfactif : tabac froid que le haschich ne peut plus chasser, un reste de nourriture à emporter, la décoration des ordures accumulées ; parmi celles se trouvent ce qui fait certainement la spécificité du lieu, les humeurs sorties de ton propre corps, – ce serait donc cela qui rendrait le tout reconnaissable entre mille ? Ta morve collée, ta merde séchée, quelques crachats, quelques vomissures que mère alcool a déposées entre tes lèvres ? Même ta propre odeur, celle que des parfums sublimaient, sémination enivrante, celle déposée sur ces aisselles que tu humais tendrement en début de séances érotiques, quand tu étais encore narcissique … Même celle-là, tu as appris à la détester : elle te rappelle trop la senteur des amants, des amantes ; gibier interchangeable.

Comme bon nombre d’occidentaux citadins, tu habites une résidence en copropriété : joli nom de code pour désigner des cellules semblables les unes aux autres, capitonnées de charmant papier peint et de moquette seyante, où les soi-disant propriétaires vont jusqu’à entretenir financièrement des « parties communes » servant juste à s’apercevoir de temps à autre, ou encore, du bout des lèvres, pousser un soupir de politesse résignée : excuse pour ne pas croire être seuls en vie. Car comme bon nombre d’occidentaux citadins, tu survis dans un monde le plus petit possible : frigo, table, canapé, médias qui apportent l’illusion d’être relié à on ne sait trop quoi, écrits qui donnent l’impression de dialoguer avec quelques esprits, musique qui fait vibrer des parties d’un corps trop solitaire. Dans ton cas il s’agit principalement de rock, sur lequel tu chantes faux à tue-tête et qui te fait parfois t’agiter tel un animal – certains appellent ça danser – ou même cogner dans les murs : mais rien de grave, les primates aussi se heurtent aux barreaux de leurs cages.

Pourtant, l’enfer à demeure n’est rien quand c’est un enfer auquel on est habitué, un enfer qu’on s’est construit. Choisir sa forme de masochisme pour acquérir un visage, choisir son type de souffrance pour permettre au cerveau de naître : un nom qui s’enfante dans la douleur aujourd’hui évite d’avoir à outrer son rire plus tard. Sois riche de ta propre fausse-monnaie, amour : tu n’auras jamais à solder, en un marché de dupes, ton dû.

Et la limite dure, malgré l’univers humain.

Personne ici pour te faire rendre comptes au vu de l’oecumène, pas de faux semblant-sourires, existence mondaine où nos doublons dans les glaces sont copie conforme de l’oppressant regard des autres : ce dernier, police de la pensée, auquel on doit d’apprendre à s’évaluer, première réplique subjective que nous intégrerons pour, ensuite idem, déformer la vision de nous-même. Ici, pas non plus cette tentation en retour – le regard porté sur les autres – d’examiner les environnement-images, objectif avide de photos d’identité sur lesquelles nous projetons notre dictature intime de spectateurs : exemples à récupérer, à dupliquer, à suivre pour mieux désintégrer sa propre unité, une fois ensevelie sous tous ces fac-similés. Car hors, l’appréciation ininterrompue est à double sens, l’estimation réciproque se reproduit à l’infini : juger et être jugé, façon d’être fait social ; nos globes nous présumant tels des jurés, sentence du voyeurisme à perpétuité.

Personne dehors pour se rattraper si on tombe, où l’extermination de l’unité est bonheur : là une dissociation latérale s’opère, entre extérieur et ignorance de l’intérieur. Au contraire, il s’agit de se tenir droit sur le sentier de l’identité mais, déséquilibré par l’impatience de courir, de tomber dans le buis
son des clichés du monde, d’y cueillir quelques baies amères tel un enfant vorace qui s’oublie par et dans son ventre, pour ensuite prendre comme cannes de fragiles branches qui soutiennent le soi réinventé, enfin se remettre debout. Dehors, rencontrer d’autres boiteux à la croisée des chemins, subir ce fait qu’ils te voient arriver de loin : souffrir qu’ils jaugent ton individualité, ce fruit sauvage, à l’aune de leur appétit ; s’accomplir à tailler tes béquilles suivant leurs remarques, leurs invites et leurs envies ; repartir avec leur empreinte en l’esprit : en effet, rencontrer tes semblables, – ici, heureusement, personne d’autre que ta personne. Qui d’ailleurs s’est laisser aller à se délasser, comme chaque soir : une routine de plus pour toi, ou ton vice-versa, ce mensonge d’interverti-e-s.

Alors justement, miroir ? Tu en approches, lentement. Tu le fixes, longuement. Jusqu’à ne plus savoir qui est tu : ne plus voir que ce mirage autre, écho d’un corps, viande humaine dévoilée, parties de peau où d’inconnus muscles se tendent, contracté nerf en myriade des possibles encore qu’une veine pulsatile et l’os saillant s’agitent … Après, des mains. Un objet s’avance, menaçant de lumière : reflet furieux, il parcourt son sillon, suivant l’épiderme, agitée toison érectile ; suffocation sensation, à mesure où la menace se précise, en mesure qu’un point névralgique est pressé.

Puis les images se tordent. Alors l’objet pénètre dans son orifice, s’insère : une vis ; vît cherchant sa voie, chair s’écarte, empale net. L’entrée est achevée, donc tu remontes, perception de soulagement mais d’un vide, la friction à l’intérieur crée le manque, crée l’invite. Tu vas jusqu’au bout pour que cela s’abîme de ton intimité, pour que celle-ci s’inspire de sa forme, longue oblongue. Et : tu redescends, plus vite, plus brutal, semant ; doux dans ton entraille, qui se ment mais s’ouvre : ça s’évente, muqueuse vrombissante. Ruisselante. D’ouverture caresse, tendre confesse. Puis tu t’élèves, puis tu t’effondres, tu te manques, tu te sondes : puît. Et là, moment, le mouvement devient pulsation, rythme anamorphique d’une barre-centre, ton ventre s’égare jusqu’au crâne : vanne à l’entour, encéphale s’énamoure, corps aller-retour. Fait tendreté, peau subjuguée, la chaleur s’en répand jusqu’au sang. Tu atteins, enfin, cette seconde attendue ; n’est plus qu’un flux et choses qui remuent : soudaine éternité, gémir dans l’affolé, cri s’est vidé. Comme les humeurs (qui) se répandent, en cet instant T. Solitaire certes, or illumination ; or placardé dans ton interne immensité : jamais n’en finir de parfaire l’oubli du soi réinventé dans les organes, revenir en l’être via cette raffinée essence ; visage du cerveau contentement – paix apaisement – joie alanguissement.

Malgré l’univers, amour, la limite humaine dure.

8 commentaires

  1. PrivateJoker 5 avril 2004 | Permalink

    « Il y a tant de choses que nous n’avons pas vu, tant de choses que nous n’avons pas encore vécu. Ensemble ou séparément. Ensembles, aujourd’hui, maintenant. » EXPERIENCE

    Ils n’ont pas beaucoup de moments pour eux, chaque fois, les amants pliables, qui voguent d’hôtel en hôtel, de mondes perdu en orgasme volé. Elle aime ses mains de bébé, lui aime ses expressions infantiles : deux immatures pliés dans l’espace-temps. S’aimeraient-ils donc ?

    Il la désire si fort, quand ils se déshabillent, il se jette sur elle, insatiable impatient : alors, tout ce qu’il veut de la vie, c’est sa queue qui le trouve, pénis qu’il sent conquérant, auquel il s’identifie, qui enfin entrouvre ce dans quoi il s’oublie. Elle, émue, éperdue, aime sentir ce feu ; parfois pour jouer, en rajoute dans l’attente, abuse de son ardeur, diffère la pénétration, ainsi éprouve mieux son envie.

    Un jour, il y pense, à cette bite, à sa virilité : sa puissance. Quand nu il se dresse, que le regard féminin le photographie en instantané, il se voit pourvu d’un levier à soulever des montagnes. Se rend compte qu’il s’enivre d’icelui, de cette force, du jus qui rugît dans ses entrailles et qu’il déverse en elle, sur elle, pour elle… Aimante de cela, de cette tendre frénésie, loin très loin d’une violence aveugle : elle en sort épanouie, un instant en parenthèse.

    Un autre jour, il se demande, la baisant, se voyant en son vagin, détaché alors, il réfléchit, non entier à leurs corps, et si son sexe perdait de sa fermeté, que se passerait-il ? Soudain, une panique atroce, un reflux : comme évoqué par sa question, l’événement se réalise, parfaite prophétie. Sa fierté se met à dégonfler, devient comme inutile : il persiste pourtant, contracte ses muscles, mais ce qui était muscle relaxé glisse hors de son antre, hors du ventre.

    Même si ce n’est pas immédiat, elle se rend compte assez vite, c’est mou, elle ne comprend pas, le repousse un peu, puis moqueuse, un peu vexée, commence à rire. Lui, détourne la tête, de honte, de colère, – contre lui eux deux elle : qui réagit, alors attendrie, et cesse de rire, sourit seulement, lui parle, ce n’est pas grave, le prend dans ses bras comme un enfant, le réconforte car cela arrive, être nÅ“ud coulant.

    Cela arrive à tout le monde ; oui bien entendu. Or justement, c’est le plus dur aujourd’hui : devenir comme tout le monde.

    Ensuite, tous les autres jours, toutes les fois où ils s’aiment, il a la peur au ventre, la confiance lui manque, le doute le ravage même s’il rebande, même s’il se dresse encore, heureusement, car il est fortement amoureux. En sus, elle sait comment l’aviver, réveiller sa verge, exciter ses parties génitales : jouets d’amour. Et elle aime ce combat, même si c’est parfois dur à obtenir, parfois dur à maintenir, leur jouissance se gagne. Puis cette fragilité la touche : cela continue donc, une certaine période.

    D’hôtel en hôtel pourtant, l’angoisse distille son venin, paralysant son envie, empoisonnant leur vie : elle veut savoir si c’est sa faute, est-ce qu’il la trouve toujours belle, ne regarde-t’il pas d’autres culs dans la rue ? Lui dit que non, qu’il l’aime toujours, il n’y a personne d’autre : d’ailleurs il voudrait vivre, quelque chose de plus sérieux. Elle, ne sait pas, n’est pas sûre, puis la situation est difficile, ce qu’il devrait quand même comprendre. Oui cela est vrai, s’entend-il répondre : statu quo.

    Alors, insensiblement, les rendez-vous s’espacent : elle sent blessée son image de femme, commence à apprécier les regards, les mots d’autres hommes. Lui pendant, voit son désir renaître par l’absence, curieusement : elle occupe plus ses pensées quand il est seul, car en sa présence, l’anxiété augmente et sa virilité s’étiole, il imagine qu’elle fait exprès de ne pas être là, quand il brûle pour son corps de façon intense, lorsqu’il pourrait lui montrer que… Mais elle, dans une chambre, une nuit, connaît une langue
    nouvelle qui fouille sa fente.

    Un jour d’après, ils se voient, elle a insisté pour cela : lui n’était pas près, ce qu’il raconte, suite à quelques pitoyables efforts, fataliste, presque minable. Elle maintenant, n’en peux plus, lui raconte comment s’y est pris l’autre, comment elle a été prise. Lui, réalise alors, qu’il attendait ce moment, que la tension se relâche enfin : elle s’habille, dans le silence du mépris. Il la regarde partir, regarde s’éloigner sa libido, se dit qu’il était temps, que tout ça lui passe, et tant pis pour ses couilles : elle descend déjà par l’ascenseur.

    Après avoir payé la chambre, en sortant : il est, maintenant, tout le monde.

  2. FemaleClown 5 avril 2004 | Permalink

    Excuse PJ , mon commentaire a trés peu à voir avec ton texte , mais ce sont tes derniers mots qui m’ont lancée sur la réflexion que je mets quand même ici …

    ———————————————————————–

    Comment faire pour que l’érotisme ne meure pas …?
    J’ouvre AOL et je tombe sur : » Bonjour ! AMOUR : cliquez sur le hit parade des 10 meilleurs positions … » ………RAGE ! RAGE ! RAGE ! …………
    Et ma fille voit ca , à côté d’une liste pour commander du Chocolat à Pâques .
    Faisons l’amalgame et étonnons nous du résultat .

    Le langage quasi pronographique des trés jeunes adolescents à l’école me rend triste .
    Mais on ne peut pas leur en vouloir , ce sont des victimes . Ces enfants singent les médias (ils n’ont pas d’autre choix). Tout est aplati . Rendu plat . Car défini par un seul objectif : la vente .
    Le vulgaire , le drôle , le banal , l’osé, le téméraire , l’original , le vicieux , l’excitant , la vie , la mort , l’amour .
    Et tous les signaux publicitaires font croire qu’ils donnent du « relief à l’existence » en mettant à jour ce qui n’aurait jamais eu lieu de l’être , à savoir l’intériorité . On nous vend notre intériorité comme s’il s’agissait d’une substance quantifiable . Mais l’être justement , n’a pas un contenu limité : nous ne sommes pas des sacs remplis de shopping .

    L’image publicitaire ou la littérature qui s’y rapporte , devient de plus en plus extrême pour un vécu de plus en plus terne . On usurpe notre fantaisie . En particulier pour ce qui est érotique , car les désirs ne sont plus des créations personnelles , mais des impositions . Et cela alors même que les personnalités ne sont même pas encore constituées (chez les jeunes).
    Ces mises en scène ont toujours existées mais elles n’étaient pas obligatoirement à vendre , en peinture , au théâtre , dans les bouquins , on choisissait d’y accéder , suite à un intérêt , un éveil particulier , à des moments divers , qui correspondait à une expérience individuelle et différenciée . Le côté massif de toutes ces informations intimes ont endommagé d’une manière permanente l’érotisme de la jeunesse .
    Les modèles sont désormais artificiels par opposition à artistiques . L’érotisme nécessite liberté et indépendance d’esprit et imagination .
    Pas l’aveuglement de la propagande .
    En fait , c’est bien cela . La publicité n’est plus . C’est bel et bien de la propagande économique . Mais là c’est un autre chapître .

    —————————————————————————

    Excuse PJ hein ?!

    [ Edité par FemaleClown activé 5/4/2004 11:25 ]

  3. inkie 5 avril 2004 | Permalink

    Ce que tu dis est vrai Fc, je constate d’ailleurs que la GRANDE MODE du moment , c’est le Sex group !

    pas une « connasse » qui ne se tremoussent avec sa copine ou qui evoque trios ou partouzes a tire – larigo ! le probleme , c’est que la pub et les clips sont bien en avance sur les mentalités et les comportements REELS.

    La pornographie, l’erotisme, les partouzes sont a la mode : tant mieux ! Mais faudra encore attendre 50 ans pour que les femmes assument et revendiquent.

    M’en fous, je serai vieux, je banderai plus , meme avec du viagra.

  4. FemaleClown 5 avril 2004 | Permalink

    Mais ce n’est pas une question d’avance ou de retard cette réalité là . La question est que la Pub prétend reprendre un « ressenti » qui n’a jamais existé et n’existera jamais . D’où la frustration créée par l’image .
    Cette propagande consiste à mettre le ciel en ligne d’horizon toujours un peu plus loin , cela empêche de regarder ailleurs , vers le haut par exemple …
    À force de faire croire à ce qui ne peut pas être , l’être ne pourra vraîment plus .

  5. PrivateJoker 6 avril 2004 | Permalink

    Tu sais FC, à mon avis, que je n’ai pas d’excuses à demander, ni toi à en offrir, car au contraire de beaucoup (c’est sûrement de ma faute, because liberté de mauvaise expression), tu sens le fond de ces textes.

    Ceux-ci parlent de quoi ? Surtout pas de pornographie (ce que, il me semble, n’a pas compris Inkie) ni même d’érotisme, ces textes tentent de parler de la « sexualité neutre » : non pas de ce que nous faisons de cette so-called sexualité, mais de ce qu’elle fait de nous une fois que nous l’avons essayée, un fois que nous nous y sommes confrontés….

    Et pour moi, ce n’est pas joli, ce n’est pas gay (sic), ce n’est pas évidemment formid’ comme promet l’imagerie tip-top libertin-libertaire : c’est au contraire un affrontement de soi à soi quand on passe ses propres limites – j’en conviens, elles peuvent être minces -, c’est du bruit blanc qui gravit le gravier et qui vient te tyranniser la tête quand tu crois avoir accompli-tes-fantasmes(TM), c’est exactement ce qui arrive quand on s’oublie dans le cool’sex qui nous est vendu sous de jolies formes aujourd’hui, et c’est là of course où je te rejoindrai dans ton commentaire.

    Car la « sexualité neutre » ne l’est pas, justement : la Sexualité est un chemin, non un but, et c’est là où elle peut malheureusement être détournée ; la Sexualité est une esquisse, non une identité, or c’est là où elle peut se retrouver figée… la Sexualité n’est que fortifiante faiblesse de soi (« imaginer le sexe en miroir de nos âmes ») là où certains veulent y voir force affaiblissante des autres. Cette Sexualité est : Être ; – même s’il n’y a pas que ça qui est : Être.

    À part ça, des excuses, pour quoi faire ? :-)

  6. FemaleClown 6 avril 2004 | Permalink

    … bon okay PJ , c’étaient de toutes facons pas de vraies excuses , mais disons que j’attirais l’attention sur le fait que je ne commentais pas directement ton texte .
    Et puis oui aussi , l’hisoire de ce chemin de l’être .
    à suivre .. ;-)

  7. Ogrouski 18 mai 2004 | Permalink

    tu sais, PJ, ce soir, je vais commenter ton texte.

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~olé~~

    si je devais te définir, je dirais que dans tes textes, il y a des phrases bien senties, fortes d’expressions
    extraits:
    Tu viens d’arriver chez toi. Prison idéalement habituelle pour une passion mortifère,

    Ta morve collée, ta merde séchée, quelques crachats, quelques vomissures
    odeur
    Même celle-là, tu as appris à la détester : elle te rappelle trop la senteur des amants, des amantes ; gibier interchangeable.

    excuse pour ne pas croire être seuls en vie. Car comme bon nombre d’occidentaux citadins, tu survis dans un monde le plus petit possible : frigo, table, canapé, médias qui apportent l’illusion d’être relié à on ne sait trop quoi, écrits qui donnent l’impression de dialoguer avec quelques esprits, musique qui fait vibrer des parties d’un corps trop solitaire.

    Choisir sa forme de masochisme pour acquérir un visage, choisir son type de souffrance pour permettre au cerveau de naître : un nom qui s’enfante dans la douleur

    ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
    par contre, la suite est vraiment très dur, pourquoi décrire un acte d’amour avec autants de mots contraire au bonheur que procure cet acte?
    :-D
    extraits:
    Alors l’objet pénètre dans son orifice, s’insère : une vis ; vît cherchant sa voie, chair s’écarte, empale net. L’entrée est achevée, donc tu remontes

    vanne à l’entour, encéphale s’énamoure, corps aller-retour. Fait tendreté, peau subjuguée, la chaleur s’en répand jusqu’au sang. Tu atteins, enfin, cette seconde attendue ; n’est plus qu’un flux et choses qui remuent : soudaine éternité, gémir dans l’affolé, cri s’est vidé. Comme les humeurs (qui) se répandent, en cet instant T.

    jamais n’en finir de parfaire l’oubli du soi réinventé dans les organes, revenir en l’être via cette raffinée essence ; visage du cerveau contentement – paix apaisement – joie alanguissement.

    :-D dites voir, cher monsieur Private-joker, auriez vous la bontée de nous expliquer la vision que vous avez de la dernière phrase

    Malgré l’univers, amour, la limite humaine dure.

  8. PrivateJoker 20 mai 2004 | Permalink

    « je dirais que dans tes textes, il y a des phrases bien senties, fortes d’expressions »

    > Merci, je fais mon job, juste mon job, et rien que mon job… even if it’s a blow-job. :-D

    « pourquoi décrire un acte d’amour avec autants de mots contraire au bonheur que procure cet acte ? »

    > Parce que si tu veux seulement une description plastique de l’acte, lis un texte pornographique ou tout du moins érotique. Et si tu veux des sentiments et des sensations qui évoquent le bonheur et seulement ça, lis un roman de gare pour femme esseulée. Mais, sur ma zone de combat, je me refuse à faire l’un comme l’autre : ce que je trouve intéressant, c’est qu’on comprenne parfaitement de quoi je parle, même si pas à pas, alors que justement je n’utilise guère un vocabulaire adapté… Normal, vu que ce genre d’acte possède une telle force en lui-même (corporelle, puis symbolique) qu’il est exprimable de multiples façons, y compris par d’autres mots que ceux inventés pour le décrire : au contraire d’un concept philosophique, par exemple, ce qui est exprimé est plus fort que ce qui exprime. Cétipabô ?

    « auriez vous la bontée de nous expliquer la vision que vous avez de la dernière phrase »

    > Malgré tout ce qui veut nous réduire à néant, amour, nous résistons, et avant tout de façon individuelle : c’est cela, être humain.

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