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  • «Prenez le derrière d’un mouton; coupez-le à la première ou seconde côte; cassez les deux os des cuisses; battez les deux gigots plusieurs fois avec le plat du couperet; faites entrer un des deux jarrets dans l’autre; rompez les côtes du côté du flanchet; roulez les deux flancs et passez un hatelet dans chaque pour donner au rosbif une belle forme […]» (*,p.205)

Ke (re)vive la libre ortograf ! (Libéré inkie ! Et les fotes

Lettre ouverte à inkie et PJ, mes putains d’enfoirés préférés.
(NB : Celle là, je vous l’avais pas déjà faite…)

A ce titre, rien moins qu’honorifique, et bien loin de tout horrifique, je me dois d’adjoindre, ce cher Ogrouski, bien qu’encore muet, à l’heure où j’écris ces mots, de la moindre réaction dans mon fil « No comment ? Et j’emmerde les pisse-froid (mot invariable, on s’en doutait une fois !) », Ogrouski qui ne s’est certainement pas encore remis de sa précédente récente et dantesque biture, dans le cybercafé où il est abonné. Et je l’espère pour son porte-monnaie.

par NouNours

Cette « préférence », demande d’ailleurs à être précisée. Les trois suce-nommés, ne sont autres que ceux qui me blackboulent habituellement ici sur Libragora, avec une conviction et une constance qui doit être saluée. J’interviens sur ce site depuis août 2005, et il me parait déjà une éternité que j’endure le passage obligé au tonneau de bitume, leurs roulades dans les plumes et la farine, leurs « ils ne font rien qu’à m’embêter », leurs vexations gratuites, leurs manques de (bonne) foi renversants, qui fatalement ont fini par créer une certaine proximité, surtout de « contact », que je me refuse totalement à qualifier plus précisément (la tolérance de la modération de ce site, a bien une limite… d’autant que l’un des interpellés fait partie de cette modération, lui-même, qui soit dit en passant, fait généralement dans l’immodéré, et dont la présence dans cette modération, tient peut-être à un désir de toute-puissance (très) mal assumé, et si bien peu sublimé, mais passons…).

J’ai hésité à charger ma fille Alice, dont je ne puis m’empêcher de vous dire qu’elle m’est la première et la merveille des merveilles de ce pays qui pourtant n’en manque pas, de la traduction de mon texte en langage SMS. Je ne l’ai pas fait. Je pense que vous n’êtes pas encore prêt. Un beau jour, peut-être, selon la courtoisie du destin…

Cher inkie, cher PJ, (cher Ogrouski, cher Tous),

inkie, j’ai remarqué que tu employais la vieille forme du mot « phantasme ». Elle est antérieure aux délires psychanalytiques. Elle dérive directement du mot grec « phantasma », qui signifie vision. Elle est plutôt maintenant réservée à la seule signification de « fantasme inconscient ». Et pour répondre, peut-être incomplètement à ce qui semble être une question (« oui bon et alors… »), mon fantasme, tout à fait conscient, puisque je l’exprime, a une origine, et je suis sûr que tu t’en doute (si, si, essaye quand même (le doute)), une origine donc, rien moins que pulsionnelle. N’étant pas féru de psychanalyse, sauf pour les utilisations humoristiques que tu connais (*), j’éviterai d’ajouter mes propres délires interprétatifs à une discipline qui n’en a déjà que trop. J’en resterai donc là, quant à mon fantasme (cf. ma signature).

((*) Voir mon dernier post, « Critique de la guimauve pure », de mon texte « L’Avenir des Animaux ».)

Sinon, tu me connais, j’aime la liberté, même orthographique, et la diversité qu’elle permet et qu’elle rend possible. Ne vois donc dans ce que j’ai dit, aucune critique sur ton choix de l’orthographe de « phantasme ». Je suis même et bien sûr pour une complète liberté orthographique. Le figement de notre langue, dont l’Académie, conservatrice et timorée, est le principal instrument, correspond, en toute coïncidence (faut-il repréciser que je ne crois pas aux coïncidences), au commencement du déclin de notre langue préférée. Et quand je constate, ma difficulté initiale à lire le langage phonétique de ma fille (langage SMS ?), je me dis que la sclérose de notre langue, atteint à l’évidence et gravement notre esprit. Quand je vois sur le Net, et sauf erreur de ma part, même ici sur Libragora, les réactions face à ce langage, qui n’est autre qu’une nouvelle langue écrite, mais cousine et qui ne nous est pas étrangère, et les miennes déjà exprimées, je pense alors qu’elles sont d’urgence, à relativiser et à expliquer. Le figeage du français écrit, a creusé et continue d’excaver de profondes fondrières dans notre intellect. Ces ornières sont aussi notre expérience, mais pourquoi refuserions-nous de la rajeunir et de la renouveler ? Sauf à prouver que nous ne sommes, déjà, que de vieux cons, ou pire, des sortes d’Académiciens… Et je me prends à imaginer un « français » libéré du joug académique, et de l’effet de cette nouvelle et essentielle liberté sur nos esprits. Et notamment sur le tien inkie, et sur ta rhétorique par trop adroite (à droite ?), mais si con-venue et si prévisible… inkie, libère-toi, écris nous des textes en SMS. Tout ce que tu risques, c’est de prendre goût au doux liquide lacté du succulent sein royal de l’aimable Ségolène… inkie l’incube, dans les bras de la succulente succube… Vas-tu passer à coté, et nous refuser ça, inkie ?

inkie, PJ, Ogrouski, par delà nos différences, nos divergences, nos égarements, nos manques de discernement, nos torts et nos raisons, nos exactions, nos frictions, nos convictions, nos provocations, c’est un plaisir et une belle (?) émotion, chers citoyens contribuables, que de parler avec vous.

Il fallait que cela soit « dit ». La preuve, puisque je l’ai « dit ». Parce que s’il fallait que je vous attende pour le dit « dit »… Vous croyez donc que j’ai l’éternité derrière et devant moi, chers putains d’enfoirés ?

Ke (re)vive la libre ortograf ! (Libéré inkie ! Et les fotes d’ortograf !)

Bien l’bonjour chez vous
(PapaGros)NouNours, l’unique, comme pas deux, uniquement constitué de lieux communs. Bon, y’a plein de poils aussi… Désolé. Bordel de Dieu…
Et qui plus est
Fossile (sur)vivant (NouNours paléosocialis(te) malhabilis. Attention : seuls les escrocs vendent sa peau.).
Humaniste du XXième siècle (Depuis des années devrait être mort, et survit toujours et encor…).
A gagné plusieurs fois les Enfers. En est sorti grâce à sa femme (de fer). Et assez sage pour ne pas se retourner (il n’en a que faire)…
Et sa psychanalyse, c’est sa lettre à Elise.
Avec sa femme, est tombé dans puit de potentiel d’énergie amoureuse. Et ne veut pas en sortir, itou la bienheureuse.
Aime les femmes. A tout autre, préfère leur âme.
Trop fleur bleue. Ça énerve, sacrebleu !
Son fantasme, politiquement pas correct du tout. De la petite frappe vert de gris, serrer le cou. Jusqu’à… en éclater de rire, un bon coup…
Tigre de PQ, il écrit même dessus.
Allégueur d’allégations sans fondement, sinon poilu.
Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu.

______________________________

L’utilisation (dans l’octroi des aides) internationale(s) du conditionnel, surtout lorsqu’il implique comme trop souvent une conjonction de subordinations ultralibérales des pays pauvres, ne vaut pas mieux que l’impératif condescendant et méprisant, du bon vieux temps des colonies.
(Jean-Marc H., « L’Humaniste, le Grammairien et la Folie », mars 2006)

______________________________

Chaque chose, même la plus insignifiante à nos yeux, a sa place et sa raison d’être dans l’Univers. Prenez ce grain de sable, là sur cette immense plage. Oui, celui-là. Il n’est pas ici par hasard, mais pour d’innombrables raisons que lui seul connaît. Je n’en sais qu’une seule. Ce grain de sable à vos yeux, insignifiant, était là de toute éternité pour que je vous en parle.
(Jean-Marc H., novembre 2005)

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Di Papa, qué ce cé, un grin d’sable ?
(Laetitia H, 4 ans)

______________________________

Papa, regarde le grin d’sable, come il é bô !
(Laetitia H, 4 ans, à la plage)

21 commentaires

  1. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour,

    Cette version est la première de mon texte, dont le long titre « Ke (re)vive la libre ortograf ! (Libéré inkie ! Et les fotes d’ortograf !)», a d’ailleurs été tronqué.
    Elle ne devait pas être publiée.

    On m’avait posé la question, et j’avais répondu de jeter cette version :
    « « Tu peux jeter la version actuelle de mon texte, et publier ce qui doit l’être (j’ai vu que quelqu’un avait posté un autre texte).
    En censurant mon ancienne signature, je me suis surpris à retravailler/compléter mon texte…
    Donc à bientôt, pour une nouvelle version… » »

    J’ai envoyé hier le texte « définitif », qui s’appelle maintenant plus sobrement :>) « Ke (re)vive la libre ortografe ! ». C’est lui que nous devrions lire actuellement.

    Désolé pour ce malentendu.

    Bien l’bonjour chez vous
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  2. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour,

    Que ce soit dans la première version de ce texte ou la seconde (voir post précédent), j’évoque la Modération de ce site. Pour en plaisanter. Rien de plus.

    Et pour lever toute ambiguïté, je tiens à remercier (et ce n’est pas la première fois), tous ceux et celles, qui effectuent ce travail de modération sur Libragora, et qui paient de leur personne et de leur temps pour que soit accompli ce travail indispensable.

    Bien l’bonjour chez vous
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  3. inkie 7 mai 2006 | Permalink

    Lut nours,

    Crois tu qu’il soit souhaitable nours de sans cesse faire reference a toi, a ce que tu as ecrit, a tes textes, a libragora, a moi, a PJ, a Gougrou….????

    Pour le coup, le communautarisme reproché de ce site se transforme en veritable délire fusionnel.

    Je crois qu’aucun lecteur n’est interessé par des phrases du genre :J’ai envoyé hier le texte « définitif », qui s’appelle maintenant plus sobrement :>) « Ke (re)vive la libre ortografe ! ». C’est lui que nous devrions lire actuellement.

    Tout le monde se fout de savoir si ta version est la premiere ou la seconde et si tu faisais caca en ecoutant led Zep pendant que tu l’ecrivais.
    Je te trouve parfaitement égocentrique et un brin mégalo……..et je m’y connais !

    :-D

  4. inkie 7 mai 2006 | Permalink

    Cher ami poilu de Marseille en bas de la France.

    Ca fait bien longtemps que je milite pour l’abandon de l’orthographe et de la grammaire……meme si j’en respecte encore tant bien que mal les regles.

    Par exemple, la 1ere chose que j’ai viré de mes textes, c’est les accents. J’en met parfois pour faire plaisir a ma compagne qui est dans l’éducation mais ca ne sert a rien. Les « Ã  » , « où » et autres « Ã© » et « Ã¨ » vont disparaitre rapidement.

    de la a parler en fonetik ……….il n’y a qu’un pas que l’on franchit allegrement pour les SMS et les forums de djeuns en général.

    Il serait logik et il me serait agréable de constater que ce nouveau langage un brin barbare mais tellement efficace prenne le pas sur le vieux francois.

    Pourtant, je ne crois pas que c’est ce qui va se passer.

    Non, parce que pendant que nous nous etripons a savoir si cé bien de parlé kom sa plutôt que comme ça…………le reste du monde s’est décidé a parler en Anglais.
    Du kou, on va avoir l’R kon avek notre langaj SMS de merd.

    C’est pas en phonetique qu’il faut parler , nounours, c’est en English !

    essayes un peu de dire « bien le bonjour chez vous » en anglais …allez , vas-y, oullalalalal, quel terrible accent des pyrennées !!

  5. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour Tous,

    Après en avoir discuté avec la Modération, où je disais « « J’avais envisagé effectivement de publier les deux textes. Je n’y suis pas opposé. Je me demandais seulement, et plus ou moins sérieusement, si les lecteurs de Libragora méritaient ça :>) ?
    Si ces deux publications, de la version initiale, et du texte définitif, vous semblent acceptables, ça sera OK pour moi aussi. » », il n’est donc pas impossible que vous ayez les deux versions de mon texte, pour le prix d’une…

    D’une certaine façon, si cela devait se concrétiser, je suis d’avance désolé du désespoir que cela pourrait provoquer chez certains. Pour leur consolation, qu’ils réalisent qu’ils auraient alors, deux fois la possibilité d’éreinter mon texte…

    Bien l’bonjour chez vous
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  6. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour inkie,

    Ceci est la réponse à ta première réponse.

    Sur le fait de vous citer nommément, j’ai pris en compte tes remarques. Au moins une fois. J’ai posté un commentaire, où je ne faisais apparaître que les deux premières lettres de ton nom. J’en ai honte. Il me semble de la plus grande hypocrisie, que j’abhorre, de ne pas vous citer alors que je parle de vous.

    J’ai envisagé également de ne plus faire référence à vos augustes personnes, grands anciens de ce site devant l’Eternel, mais autant me demander de me couper la patte. Elle fait ce qu’elle veut, et s’entête à écrire sur vous.
    Et l’autocensure, sur un site de libre expression, est-elle seulement envisageable ?

    Quand tu me dis « « parfaitement égocentrique et un brin mégalo » », inkie, je courbe la tête sous le poids de ton compliment. Mais, je sais que je n’arrive même pas à ta cheville…

    Maître inkie,
    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  7. Anonyme 7 mai 2006 | Permalink

    Tu sais nours, je m’en tape un peu d’etre cité a tort et a travers mais cé ta dire ke je vois pas bien l’interet de parler de moi ou de Pj sur ce texte.

    ce texte parle de l’ortograf, cété une bonne idée et il y avait largement de quoi developper sans qu’il soit necessaire de nous impliquer la dedans vu qu’il n’y a pas de rapport.
    Je dis ça parce que je suis sur que ca gonfle le lecteur d’entendre parler des gentils membres qui composent notre petit comité.

    D’autre part, je suis mégalo, c’est vrai…… mais j’ai l’impression que tu me depasses et de loin. :-)

  8. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour inkie,

    Te fâches pas, si ça peut te faire sourire, je reconnais ma mégalomanie. J’avoue, je veux être le maître du monde, et je me fais la main sur Libragora. Mais ça marche pas. Je dois pas être doué pour ça…

    Sinon, pour le reste, c’est du vécu. C’est en m’interrogeant sur tes raisons d’utiliser la vieille orthographe « phantasme », raisons que tu ne précises d’ailleurs pas, que j’ai « basculé » sur la libre orthographe…

    Et tu peux vérifier le fil « No comment ?…. ». Trois personnes ont réagi : PJ, inkie et Ogrouski par ordre d’apparition… Et Ogrouski, bon dernier, du fait des conditions particulières que l’on connaît. Quand tu dis que tu ne vois pas le rapport, avec ces relations évidentes, inkie, un mot de plus et je te fais réviser ton holisme. Je t’en prie, n’en venons pas à de telles extrémités !
    :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  9. Anonyme 7 mai 2006 | Permalink

    J’ecris phantasme pour une seule et simple raison, c’est que je ne l’ai jamais ecrit autrement. je sais bien que l’orthographe ‘fantasme » existe mais je ne l’ai jamais utilisé, va savoir pourquoi ? ………

    Bravo, nours, tu as réussi a me faire lever mon cul de mon fauteuil directorial car je ne connaissai pas le sens du mot « holisme » respects

    cela dit j’ai lu la definition et on pas dire que ce soit tres clair…….faut dire que je suis un peu ramolli du bulbe en ce moment, je travaille trop du coup j’ecris et je lis moins.

  10. NouNours 7 mai 2006 | Permalink

    Bonjour inkie,

    Sur le holisme, et je mets de côté le versant philosophique qui viendrait à bout de ta patience, je m’en réfère à son étymologie. Du grec « holos » qui doit signifier « entier », et qui indique ici que l’on ne peut faire l’économie d’un point de vue global. Où je signifiais que les trois susnommés, sans conteste, faisaient partie de ma réalité ici sur Libragora, et que, dans beaucoup de mes récits, je ne pouvais passer sous silence, nos interactions, indispensables à une bonne compréhension. Même au risque de te déplaire. Ce qui pour le moins, me chagrine.

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  11. NouNours 8 mai 2006 | Permalink

    Bonjour inkie,

    Ceci est la réponse à ta seconde réponse.

    On est presque d’accord sur le fond du texte, la libre horstaugrafe, à quelques détails près, que je laisserai de côté…

    Le SMS n’est qu’un exemple. Il ne s’agit pas, sous couvert d’efficacité, de passer d’une obligation académique, à un diktat phonétiquement correct. La phonétique, mieux, le son, est à l évidence le noyau, et même si le françois parlé, et le français écrit et conformiste, sont presque deux langues différentes, le son du mot et la mélodie de la phrase, sont bien ce qui sonne, résonne et raisonne dans notre esprit. Mais le noyau n’est rien sans la chair qui l’enveloppe. « L’arrangement » de cette mélodie. La divergence entre le parlé et l’écrit est un autre indice de la sclérose que j’évoquais. La vraie langue, celle qui crée de vrais sons qui font vibrer l’air, avant notre entendement, se gausse volontiers de ces conventions qui ont tout d’une ceinture de chasteté. Pureté de la race, pureté de la langue et pureté de la certitude, relèvent du même combat. A vomir. Je ne propose pas d’échanger les palmes académiques contre celles de la phonétique. Non, il bien question d’écrire comme on l’entend, comme chacun et chacune l’entend, en restant à l’écoute de cette diversité et de chaque singularité qui est le propre de notre monde, de la vie et des vivants. En toute incertitude.
    (Jean-Marc H., « Une Introduction Philosophique à la Libre Ortografe », mai 2006.)
    Et ce qui précède entre parenthèses, uniquement pour te faire plaisir, inkie, et pour corroborer ton soupçon de mégalomanie. Bon, en vrai, c’est seulement pour me moquer. De moi.

    Mais assez de théorie ! Sur l’avenir du français, je ne partage pas ton pessimisme, inkie. Comme je le disais récemment à un gentilhomme, de la race des saigneurs, « Chère Décrépitude Aviaire, même mon amie la Mort, ne me fera pas taire. Après la fin de l’éternité, je plaisanterai encore avec Elle. Ça lui manque, les plaisanteries… », en français, ça va de soit, et douteuses et goûteuses, et même si elles ne seront pas toutes en françois de bon aloi, comme celui de François :
    « La pluye nous a debuez et lavez,
    Et le soleil dessechiez et noircis ;
    Pies, corbeaulx, nous ont les yeux cavez,
    Et arrachié la barbe et les sourcis.
    Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
    Puis ça, puis la, comme le vent varie,
    A son plaisir sans cesser nous charie,
    Plus becquetez d’oiseaulx que dez a couldre.
    Ne soiez donc de nostre confrairie ;
    Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre !»

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours
    Mécréant de la pire espèce qui soit devant l’Eternel, et Elise, la Fille de Dieu

  12. Ogrouski 9 mai 2006 | Permalink

    ci cé un come sa quy veulles réintrodruire dals lé Piréné, lé cuxtéreus locals sont po prai da’voir la pè…
    augrousquy 8-)
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe
    t’existe Nounours!!
    t’existe

    Ogrouski 8-)

  13. Anonyme 17 mai 2006 | Permalink

    Votr intérê pour l’ortograf m’amêne à vou sugjéré la visit du site http://www.ortograf.net

    La révolusion de l’ortograf ê komansé . . .

    > Mario Périard

  14. Filou 24 mai 2006 | Permalink

    Tout d’abord, merci pour ce sujet qui me passionne.
    Je viens de faire un tour sur le site proposé ci-dessus (www.ortograf.net)et d’emblée, je vois qu’on propose une norme. C’est vrai qu’il en faudrait une si on voulait mettre tout le monde d’accord, que tout soit homogène ou même pour rendre une définition plus facile à trouver dans un dictionnaire par exemple. Or, le sujet de ce sujet ;) ) c’est bien la LIBRE orthographe. Est-ce que finalement ça simplifierait tout ou est-ce qu’au contraire on s’y perdrait royalement ? Finalement, sommes-nous si cohérents en ayant à la fois une orthographe aussi rigide et un « parlé » aussi riche que diverse.

    La norme est censée faciliter les échanges. Pourtant elle nous bride bien souvent. Comment juger des intentions d’une personne sur ses baskets à l’entrée d’une discothèque ? La situation n’est-elle finalement pas la même quand la personne dotée de toute la meilleure volonté du monde ne montre que son échec scolaire en proposant une lettre de motivation truffée de fautes d’orthographe à un employeur ? Il se pourrait que l’employeur passe à côté de quelque chose, mais bon, « il écrit tellement mal », « je ne peux pas me le permettre, mes clients ne l’accepteraient pas ». D’ailleurs cette dernière réflexion rappelle étrangement un autre genre de ségrégation. Choisissons-nous tous nos amis en fonction du français qu’ils parlent ou qu’ils écrivent, les aimons-nous pour cela ? Moi non. L’orthographe peut donc en ce sens être vue comme un critère de sélection sociale et intellectuelle.
    En revanche l’orthographe est bien pratique quand on cherche un mot dans le dictionnaire. Hormis certains mots obscurs, notre apprentissage scolaire nous permet d’en retrouver un en quelques secondes dans un pavé de 2000 pages. Epatant ! Il a quand même fallu plusieurs années pour arriver à accomplir cette prouesse.
    Et quel plaisir d’écouter Alain Rey à la radio. On comprend enfin pourquoi on a toujours écrit ce mot comme ça sans le savoir. Une de mes institutrices de primaire, Madame Rougerie, pour être exact, nous a dit un jour que « loup » s’écrivait avec un « p » parce qu’il venait de « lupus » en latin. « Parce qu’en plus le français vient de quelque part ! Génial ! ». Il est clair que même si l’arbitraire du signe est là (ou peut-être pas) à l’origine, les mots que nous utilisons, ont une raison d’être et évoluent d’une manière en somme cohérente. Cependant cette évolution se fait à l’oral essentiellement. Plus on utilise un mot, plus il a de chances de subir des changements. On pourrait avoir peur d’abandonner cette trace étymologique et de ne plus savoir d’où on vient ! Ah, chasse, pêche et traditions !

    Restons logiques, si les étymologistes n’ont pas perdu de « conter fleurette » dans le mot « flirt », on ne perdra pas la trace de « lupus » avec « lou » (ou même [lu] pour une écriture plus phonétique). Ce serait peut-être le chaos pour certains mais à l’oral, nous apprenons petit à petit également. Sur http://www.linternaute.com j’ai trouvé des paroles d’enfants.
    - Maman, pourquoi est-ce que tu es fâchée quand c’est les vacances ?
    - Pourquoi ?
    - Bah, tu dis toujours « les vacances colère »
    Pourquoi les mots auraient-ils le droit d’être homophones et pas « homographes » ?
    De plus, merveille de la technologie, le Petit Robert électronique (et d’autres aussi j’en suis sûr) proposent une recherche phonétique. Il faut juste s’accoutumer avec les symboles phonétique (aïe, encore une norme !) pour pouvoir trouver le mot tel que vous le prononcer. D’ailleurs, le dictionnaire propose souvent plusieurs variantes : [anana] ou [ananas], [bryksEl] ou [brusEl] ? Tout dépend d’où vous venez, mais dans ce cas, au lieu d’ajouter de l’information (étymologie, etc.), l’orthographe en soustrait.

    Pour terminer ce (petit) commentaire, j’ai une question à vous poser. Buvez-vous du lait ? : du lé ou du lè ? Je suis sûr que vous serez partagé sur la question en fonction de la région d’où vous venez. Personnellement je bois du « lé » mais des amis de Paris ou de Nantes où on parle le soi-disant vrai français on boit du « lè ». La nuance est très légère parce que la dernière fois que j’ai bu du « lè », ça ressemblait à s’y méprendre à du « lé ». Et finalement, comme à l’oral, les deux écrits ainsi se ressemblent aussi et on a peu de risque de les confondre avec une autre boisson. En revanche, ces deux écritures, si elles étaient acceptées permettraient aux gens d’accepter les variantes aussi bien écrites qu’orales ?
    Il me reste tout de même une interrogation sur la liaison. « Je l’ai achetée cent euros » : cen-t-euros ? cen-z-euros ? cen-euros ? Si vous ne faites pas de liaison mal-t-à propos, ou mieux si tout simplement vous faites les bonnes, c’est que vous savez écrire. Alors dans le cas de la libre orthographe généralisée, je me demande bien comment ça évoluerait. J’opterais pour la suppression comme dans « cen-euros » mais ça reste à voir.

    Dans tous les cas, la libre orthographe est quelque chose qu’il faudrait essayer (pourquoi pas un topic totalement en librortogaf sur libragora). Certains ont tenté des réformes de l’orthographe mais à ce que je sache elles n’ont pas rencontré de franc succès en France (un peu plus au Québec me semble-t-il) peut-être parce qu’elles n’étaient que demi-mesures et laissait la norme prévaloir.

    Viv la librortograf !

  15. inkie 24 mai 2006 | Permalink

    Ah voila une intervention qui a de la tenue, n’est – il pas ?

    Nan, san dec, cé bien et pi jé tou compri la preuv

    ès ke kelkun sè si 1 livre a déja été écri kom sa ? tou en librortograf, je ve dir 1 vré livre parce ke fodré peutetr comansé kom sa , non ?

  16. ffenix 24 mai 2006 | Permalink

    sommes-nous si cohérents en ayant à la fois une orthographe aussi rigide et un « parlé » aussi riche que diverse.

    La distorsion entre une orthographe rigide et un « parlé » riche et varié est une constante il me semble. C’est notre siècle qui s’interroge sur un manque de cohérence d’un phénomène qui n’est pourtant pas nouveau : c’est la question de la cohérence quant à orthographe qui est neuve, pas la distorsion entre orthographe rigide et parlé riche, qui elle est pluriséculaire.

    La norme est censée faciliter les échanges. Pourtant elle nous bride bien souvent

    Ce n’est pas forcément une contradiction : c’est parce qu’elle est exigeante (qu’elle te brides) c’est à dire précise, qu’elle permet de la précision dans les échanges, et donc qu’elle les facilite : avec une langue floue l’échange est facilité parce que plus « rapide » ( plug and play :-D ), mais compliqué parce qu’il est moins fiable.

    L’orthographe peut donc en ce sens être vue comme un critère de sélection sociale et intellectuelle.

    Je crois que c’est inexact : le critère de ségrégation en lui-même n’est pas tellement l’orthographe mais ce qu’elle révèle, c’est à dire le niveau culturel de l’individu, et par là, son profil social.

    cette évolution se fait à l’oral essentiellement. Plus on utilise un mot, plus il a de chances de subir des changements. On pourrait avoir peur d’abandonner cette trace étymologique et de ne plus savoir d’où on vient !

    Notre façon de prononcer les mots évolue dans le temps. Un mot dont l’orthographe n’a pas changé se prononce différemment aujourd’hui et il y a quelques siècles (le phénomène se manifeste même à l’échelle des décennies mais pour des nuances, genre entre le a et le â qui disparaissent à « grande échelle »).

    Les différents parlés régionaux correspondent à différents états d’évolution de la langue. L’évolution de la prononciation est une constante, et une rénovation de l’orthographe ne changera pas ce phénomène, qui continuera ensuite et rendra la nouvelle langue aussi « sclérosée » que celle qu’on estime telle aujourd’hui.

    Il y a déjà eu des réformes de l’orthographe, évidemment à la renaissance où les déclinaisons de l’ancien français périclitant, la place des mots dans la phrase est devenue importante, et où le français moderne est né de la langue de Rabelais qu’on appelle « moyen-français ». Il me semble qu’il y a aussi eu une autre réforme au XVIIème, et que des érudits ont injectés des mots bâtis à partir du latin. Mais je ne crois certes pas qu’on ait déjà réformé le français à cause qu’il était trop compliqué ou trop éloigné du langage parlé. :-P

    Précisons aussi qu’une l’orthographe phonétique serait un appauvrissement considérable de la langue.
    Juste un exemple : je prendrais / je prendrai.
    Avec : « je prendré » celui qui écrit parle-t-il le futur ou le conditionnel ? On ne pourra plus le savoir. C’est un appauvrissement sémantique, il y a ambiguïté quant à l’information sémantique relative au temps. Multiplions cet exemple par le nombre de nuances sémantiques imaginables à l’intérieur d’un texte et demandons nous alors si le français phonétique sera réellement plus simple…plus simple à écrire bien sûr, mais pour se comprendre le mieux possible, le sera-ce ou bien ? ;-)

    « Accessoirement » une réforme phonétique du français aujourd’hui, et dans cinquante ans Proust, Flaubert ou Stendhal seront aussi illisible que Chrétien de Troyes aujourd’hui en V.O : il faudra les traduire eux aussi…Je vous laisse imaginer A la recherche du temps perdu ou Madame Bovary en traduction phonétique avec plus de notes de bas de pages que de texte proprement dit : un régal ! :-D

    (P.S : pour convaincre de la beauté d’un français phonétique, en écrire un texte formellement intéressant me semble une démarche judicieuse : les Poètes de la Pléiade pour faire la promotion du français face au latin ne s’en sont pas privé, et on verra ce que le français phonétique a dans le ventre ;-) )

  17. Anonyme 24 mai 2006 | Permalink

    ffenix > La différence entre « je prendrais » et « je prendrai » ne devrait pas poser problème, ces deux formes ne se prononçant pas de la même manière :

    je prendrais : je prandrê
    je prendrai : je prandré

    voir :
    * http://mapage.noos.fr/mp2/modes_et_temps.htm
    * http://blog.empyree.org/?1438-quelques-concepts-a-propos-du-francais

    (il est vrai que beaucoup de locuteurs, et de plus en plus, confondent /ê/ et /é/ ,
    donc ne sauraient pas écrire naturellement dans une orthographe phonétique standardisée…)

    Cristian

  18. Anonyme 25 mai 2006 | Permalink

    Pourquoi a-t-on le sentiment qu’il manque un « s » dans le titre ? Peut-être parce que notre cerveau a fait le lien entre la situation et le message et qu’il sait bien qu’on devrait utiliser le conditionnel ici exactement.
    Si vous visitez les jolies villes de Roubé, Cambré ou encore Doué vous rencontrerez bon nombre de personnes pratiquant le « é » fermé en syllabe ouverte à l’oral. En clair, ils disent « je ne voudré pas vous contredire » sachant pertinemment que c’est du conditionnel.
    Ceci n’empêche pas de saluer l’effort articulatoire des autres qui ne voudrè pas non plus être plus purs, plus français que les autres. En ouvrant la voyelle (« è ») ces derniers entretiennent la trace qu’a laissé ce « s » final du temps où il était prononcé. En effet, en position finale dans la syllabe, la consonne ouvre la voyelle.
    En somme, chacun devrait laisser à l’autre la liberté de prononcer comme il veut. Voilà une des raisons pour lesquelles je disais que la norme bridait notre esprit. Une orthographe phonétique n’y changerait rien, ce serait une autre norme. De ce que j’ai pu voir, que l’on soit « é-iste » ou « è-iste », chacun campe sur sa position. Pourquoi ne pas accepter qu’on puisse écrire comme on le sent ? Aujourd’hui, je veux écrire comme Chrétien de Troyes, demain comme Rabelais et après-demain j’écrirai en SMS. Plus riche sera celui qui connaîtra toutes ces manières d’écrire (quand je comprendrai Chrétien de Troyes du premier coup je serai comblé !).

    Pour finir, cette orthographe, qui est un outil si précis, nous permet-elle de lever TOUTES les ambiguïtés ? Ex : La petite porte le voile.
    Le verbe, c’est « porter » ou c’est « voiler » ?

    PS : j’ai fait au moins une faute d’orthographe dans mon message précédent sur « un parler »… c’est grave ? :lol:
    ____________________________________

  19. Filou 25 mai 2006 | Permalink

    Malheur… je n’étais pas connecté quand j’ai posté le message ci-dessus :-(

  20. FemaleClown 25 mai 2006 | Permalink

    Bonjour Filou …. C’est amusant de prôner la libre orthographe dans un francais impeccable …
    Sur une note personnelle , il me semble que l’évolution de l’écriture n’est pas aussi « naturelle » que ce qu’on dit . Beaucoup plus de gens sont scolarisés qu’auparavant et le fait de ne pas se plier aux règles est plutôt une réaction globale à une éducation qui a elle-même perdu son identité .
    Peu d’enfants comprennent pourquoi ils devraient tout savoir très bien . Ils laissent cela aux « intellos » et se selectionnent eux-mêmes . La plupart pensent qu’en connaître un peu sur quelques trucs est suffisant . D’où le désintérêt pour la grammaire puisque l’à peu près leur sert beaucoup plus … Et c’est un fait .
    J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une sorte de fainéantise de la part des jeunes , et aujourd’hui je m’apercois que le monde leur prouve sans cesse le contraire de ce qu’on leur enseigne . Le monde du commerce , le monde des médias et de la publicité , le monde des pays riches etc …
    Et puis on réagit à l’histoire , aux vieilles valeurs … tout ca …
    Ils sont cohérents .
    C’est un défi de plus en plus difficile pour les enseignants qui ne distinguent plus eux-mêmes comment mettre en lumière le savoir sans que cela ne ressemble à de la contrainte vide d’objectif .
    Autre chose , dans le désir de bien écrire , il y a une notion artistique . Cette notion là bouge .
    Prenons par exemple le slam . On en a déjà parlé ici .
    Le slam n’est pas forcément un assemblage de » jolis » mots . Mais son récit oral
    prend une forme nouvelle . Chaque mot est dit avec une tonalité qui force son importance . On insiste sur des adjectifs même faibles , comme s’il s’agissait de quelquechose d’exceptionnel .

    Encore un mot sur l’orthographe …. Si on ne veut que parler francais et l’écrire , alors oui …. cela importe peu . Dès qu’on commence à traduire ou à apprendre des autres langues par comparaison avec sa propre langue , l’approximation ou la compensation ne marche plus . Ou alors il faudra 4 ou 5 fois plus de temps pour apprendre (chercher d’abord les etymologies etc avant de traduire, par exemple) . Cela dit , les gosses apprennent par les chansons quelques mots en anglais , le F… word par exemple , présent dans toute bonne chanson de rock, car le même phénomène d’appauvrissement de vocabulaire approximatif prend racine dans tous les pays . Alors je me demande ce qu’on aura à s’échanger dans quelques générations .
    Des insultes (F..g bad) ? ou des compliments … (genre F..g good) ?
    Des armes ou de la culture ?

    Pour finir , et pour contredire tout ce que je viens de dire , mes vieilles tantes n’écrivaient qu’en phonétique , ma grand mère parlaient 7 langues en même temps (on ne comprenait pas grand chose) mais elles vivaient dans un émerveillement perpétuel de tout ce qui repèsentait un savoir ou un savoir faire …

    En tout cas Filou , bienvenue et merci pour ton intéressant commentaire .
    (J’aime bien le coup de la porte voilée :-) )

  21. Anonyme 30 mai 2006 | Permalink

    Libéré inkie ! é lé fote d’ortograf !
    (C’est le sous-titre…)

    A mon fils Cédric, dont les leçons (réflexions) de (sur la) phonétique et de (la) linguistique, ne me furent donc pas complètement sans effets… qui ne mettent en cause évidemment, que ma propre responsabilité.

    Lettre ouverte à inkie et PJ, mes putains d’enfoirés préférés.
    (NB : Celle là, je vous l’avais pas déjà faite…)

    A ce titre, rien moins qu’honorifique, et bien loin de tout horrifique, je me dois d’adjoindre, ce cher Ogrouski, bien qu’encore muet, à l’heure où j’écris ces mots, de la moindre réaction dans mon fil « No comment ? Et j’emmerde les pisse-froid (mot invariable, on s’en doutait une fois !) », Ogrouski qui ne s’est certainement pas encore remis de sa précédente récente et dantesque biture, dans le cybercafé où il est abonné. Et je l’espère pour son porte-monnaie.
    Et je suis une fois de plus « rattrapé » par ma lenteur qui va devenir proverbiale. Ogrouski, le petit grain de sable, « chétif et misérable », s’est enfin exposé dans mon fil. Une question me titille, quelle est l’ampleur du mal de crâne qui lui vrille la bille ?

    Cette « préférence », demande d’ailleurs à être précisée. Les trois suce-nommés, ne sont autres que ceux qui me blackboulent habituellement ici sur Libragora, avec une conviction et une constance qui doit être saluée. J’interviens sur ce site depuis août 2005, et il me parait déjà une éternité que j’endure le passage obligé au tonneau de bitume (la poix se fait rare), leurs roulades dans les plumes et la farine, leurs « ils ne font rien qu’à m’embêter », leurs vexations gratuites, leurs manques de (bonne) foi renversants, qui fatalement ont fini par créer une certaine proximité, surtout de « contact », que je me refuse totalement à qualifier plus précisément (la tolérance de la modération de ce site, a bien une limite… d’autant que l’un des interpellés fait partie de cette modération, lui-même, qui soit dit en passant, fait généralement dans l’immodéré, et dont la présence dans cette modération, tient peut-être à un désir de toute-puissance (très) mal assumé, et si bien peu sublimé, mais passons…).

    J’ai hésité à charger ma fille Alice, dont je ne puis m’empêcher de vous dire qu’elle m’est la première et la merveille des merveilles de ce pays qui pourtant n’en manque pas, de la traduction de mon texte en langage SMS. Je ne l’ai pas fait. Je pense que vous n’êtes pas encore prêt. Un beau jour, peut-être, selon la courtoisie du destin…

    Cher inkie, cher PJ, cher Ogrouski, (cher Tous),

    inkie, j’ai remarqué que tu employais la vieille forme du mot « phantasme ». Elle est antérieure aux délires psychanalytiques. Elle dérive directement du mot grec « phantasma », qui signifie vision. Elle est plutôt maintenant réservée à la seule signification de « fantasme inconscient ». Et pour répondre, peut-être incomplètement à ce qui semble être une question (« oui bon et alors… »), mon fantasme, tout à fait conscient, puisque je l’exprime, a une origine, et je suis sûr que tu t’en doute (si, si, essaye quand même (le doute)), une origine donc, rien moins que pulsionnelle. N’étant pas féru de psychanalyse, sauf pour les utilisations humoristiques que tu connais (*), j’éviterai d’ajouter mes propres délires interprétatifs à une discipline qui n’en a déjà que trop. J’en resterai donc là, quant à mon fantasme (cf. ma signature).

    ((*) Voir mon dernier post, « Critique de la guimauve pure », de mon texte « L’Avenir des Animaux ».)

    Sinon, tu me connais, j’aime la liberté, même orthographique, et la diversité qu’elle permet et qu’elle rend possible. Ne vois donc dans ce que j’ai dit, aucune critique sur ton choix de l’orthographe de « phantasme ». Je suis même et bien sûr pour une complète liberté orthographique. Le figement (et l’horreur du mot répond à l’horreur de la chose) de notre langue, dont l’Académie, conservatrice et timorée, est le principal instrument, correspond, en toute coïncidence (faut-il repréciser que je ne crois pas aux coïncidences), au commencement du déclin de notre langue préférée. Et quand je constate, ma difficulté initiale à lire le langage phonétique de ma fille (langage SMS ?), je me dis que la sclérose de notre langue, atteint à l’évidence et gravement notre esprit. Quand je vois sur le Net, et sauf erreur de ma part, même ici sur Libragora, les réactions face à ce langage, qui n’est autre qu’une nouvelle langue écrite, mais cousine et qui ne nous est pas étrangère, et les miennes déjà exprimées, je pense alors qu’elles sont d’urgence, à relativiser et à expliquer. Le figeage (et idem) du français écrit, a creusé et continue d’excaver de profondes fondrières dans notre intellect. Ces ornières sont aussi notre expérience, mais pourquoi refuserions-nous de la rajeunir et de la renouveler ? Sauf à prouver que nous ne sommes, déjà, que de vieux cons, ou pire, des sortes d’Académiciens… Et je me prends à imaginer un « français » libéré du joug académique, et de l’effet de cette nouvelle et essentielle liberté sur nos esprits. Et notamment sur le tien inkie, et sur ta rhétorique par trop adroite (à droite ?), mais si con-venue et si prévisible… inkie, libère-toi, écris nous des textes en SMS. Tout ce que tu risques, c’est de prendre goût au doux breuvage lacté du savoureux sein suprême de la suave Sirène… inkie l’incube, dans les bras de la succulente succube… Vas-tu passer à coté, et nous refuser ça, inkie ?
    Et je ne dirais rien de plus concernant l’effet de cette liberté sur notre conscience, si imperceptible qu’il vous serait aussi négligeable que le battement des ailes d’un papillon, qui parait-il… n’a pas plus d’importance que ce grain de sable, qui disparut de ma signature. PJ, pour une fois soit précis. Et dis-nous où, précisément, ce grain de sable te faisait mal ?

    inkie, PJ, Ogrouski, par delà nos différences, nos divergences, nos égarements, nos manques de discernement, nos torts et nos raisons, nos exactions, nos frictions, nos convictions, nos provocations, c’est un plaisir (inqualifiable ?), et une belle (?) émotion, chers citoyens contribuables des genres socialis et/ou liberalis et/ou pessimis, et que Dieu y retrouve les siens, que de « parler » avec vous.

    Il fallait que cela soit « dit ». La preuve, puisque je l’ai « dit ». Parce que s’il fallait que je vous attende pour le dit « dit »… Vous croyez donc que j’ai l’éternité derrière et devant moi, chers putains d’enfoirés ?

    Ke (re)vive la libre ortografe ! (Libéré inkie ! é lé fote d’ortograf !)

    Bien l’bonjour chez vous.
    (PapaGros)NouNours

    NB : Et pour la dernière fois sur vos étranges écrans, pour raisons sacrificielles rendues à la Netiquette, dont PJ fut le bras séculier, et aussi pour faire plaisir à inkie, voici mon fantasme, évoqué dans le texte, qui fit partie d’une défunte signature, passée à la moulinette de la Question Ordinaire et Extraordinaire (Putain (!), NouNours, tu vois pas que ta signature est ordinairement/extraordinairement trop longue avec ses quinze mètres (?) qui brouillent (?) chacun de tes messages ?) (*) :
    « Son fantasme, politiquement pas correct du tout. De la petite frappe vert de gris, serrer le cou. Jusqu’à… en éclater de rire, un bon coup… ».

    (*) : À mon humble avis tout personnel que je ne partage peut-être qu’avec moi-même, et pour des raisons qui me restent obscures, voire ténébreuses et même noirâtres, PJ prend, ici, surtout les lecteurs pour des « cons » (en fait, il faudrait demander à PJ, quelle est véritablement sa « vision » du lecteur. Moi, par exemple, il me prend pour un débile, ou plus exactement, et cela ne change rien, il est d’accord avec quelqu’un qui me prendrait pour un débile.). Mais, évidemment, cela reste encore à prouver, que j’aurais des lecteurs… Et les derniers commentaires de prétendus lecteurs (dont PJ), la plupart délirants, qui m’étaient semble-t-il destinés, ne vont pas dans ce sens. Sauf inkie et Ogrouski, dont je peux penser raisonnablement qu’ils me lisent (l’alternative que je me refuse d’envisager, serait qu’ils aient un accès direct à ma pensée…), avec une attention et un sérieux qui laissent bien sûr à désirer, absolument presque pas grand chose, ne vient conforter l’hypothétique existence d’autres lecteurs… bien au contraire. Et je reste réservé sur le cas PJ : certains signes pourraient faire penser, que son regard effleurerait mes textes, à l’occasion. Je dirai simplement qu’il s’agit là d’une interprétation hautement spéculative. On notera que cela n’empêche aucunement les trois susnommés, de commenter les textes en question (**). Une dernière chose, également douteuse (mais au point où nous en sommes !), PJ aurait été surpris (il se cachait…), « lisant » (?) un de mes textes, avec une chaîne d’arpenteur !?

    (**) : Je ne suis pas écrivain, ni poète. Et pourtant, j’écris des textes et aussi ce que je nomme mes « poèmes » (dont j’affirme avec cette lucidité (?) et cette franchise dont il n’est pas impossible que l’on finisse par m’en rendre un peu crédit, qu’ils ont entre peu et rien à voir avec la poésie). Je pourrais en rester là, mais non, je les publie, étrange coïncidence, sur Libragora, ce site que le lecteur consulte juste à cet instant précis. Etonnant, n’est-il pas ? Et donc, que de rares lecteurs puissent ne pas lire mes textes ou mes prétendus poèmes, et les commentent avec une réelle conviction, apparaît d’une totale (in)cohérence avec ce qui précède. Et, globalement, nous retrouvons enfin une certaine consistance. Je suis en effet particulièrement attaché, parmi une infinité de choses dont je vous épargnerai, pour cette fois, la liste interminable, ne m’arrêtant que pour évoquer cet amour, du genre (ô combien) folle passion chaque jour plus excessive pour Marido, la femme de ma vie, j’aime singulièrement la cohérence et la consistance. Et malgré les apparences, j’essaye sans cesse, de le prouver… à ma façon, et c’est peut-être là où le bât blesse, mais je n’en ai pas d’autre.

    [Seconde version du texte de monsieur Jean-Marc Herbaut, dit "NouNours"]

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