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    Une simple femme, un regard, d’insolents seins, un sourire, une démarche, de rayonnantes fesses…
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Première impression du Mali

Ceci n’est pas un commentaire touristique du Mali, pas plus qu’un travail sur les rites Dogon ou le voyage d’un « toubabou en terre sub-saharienne ». C’est pour moi le témoignage du fruit d’une conviction et de l’apprentissage d’une réalité.

par Bertrand

C’est une aventure humaine et physique, ou comment tout au long des trois semaines j’ai beaucoup appris sur le genre humain et les relations politiques. Comme quelques uns d’entre vous le savent, j’ai une forte opinion de l’engagement associatif, l’engagement associatif est pour moi une condition sine qua none pour participer à l’amélioration de la société.

Il est important pour moi de situer ce voyage de trois semaines, qui s’inscrit dans les activités de l’association Grain de Sable (http://www.graindesable.org). Je ne vous égrainerai pas toutes les bonnes intentions de Grain de Sable, mais plutôt l’angle d’attaque du problème suivant : les Etats de l’Afrique de l’Ouest oscillent entre démocratie installée par les puissances occidentales et asiatiques et des républiques bananières souvent sous la coupe de conglomérats industriels. Entre les hautes strates des gouvernements installés par nos gouvernements pour défendre nos intérêts et la population il y a un vide. Ce vide, au Mali, est caractérisé par un nombre important d’ethnies, de dialectes, d’une langue officieuse le Bambara et d’une langue officielle le Français. À cela, ajoutez un climat rude et des infrastructures de communication relativement sommaires, dès lors imaginez un vote dans la brousse pour une élection dite démocratique où d’ordinaire chaque barrage routier taxe les allers et venues ! C’est là que le chantier de Grain de sable prend racine et s’inscrit dans la durée. Supporter le développement scolaire, c’est doter la population de moyens pour s’alphabétiser et donc apprendre à lire et permettre aux populations de s’exprimer. Construire l’idéologie d’une société démocratique par l’étape alphabétisation de la population. Sur ce dernier point la route est longue. À ceux qui pensent que Grain de Sable est une réminiscence du colonialisme en mal de domination, je rappelle brièvement quelques principes de base de l’association : Grain de Sable participe au financement de l’école mais s’assure de la participation des villageois et des autorités politiques locales, à la fois d’un point de vue financier et culturel.

Grain de Sable n’intervient pas sur le contenu des programmes, car les écoles seront publiques, Grain de Sable supporte les initiatives économiques qui permettront aux villageois de gagner en autonomie pour faire vivre les écoles. De ces règles de principes et non intrusives, Grain de Sable a tout de même quelques exigences concernant la scolarisation totale des enfants, filles et garçons. Voilà en substance ces quelques mots d’introductions sur Grain de Sable et ma volonté d’engagement pour le développement.

Pour ce qui est du voyage, j’ai navigué sur les routes du Mali entre Bamako et Lakamané (400km) la première semaine pour consolider le dossier de construction d’une école de 2nd Cycle, j’ai profité de cette première étape pour entretenir le fraisier politique et assister au démarrage du festival Kassanka, fête de la culture des villages du cercle de Diéma et de culture Kassonké. Cette fête sera l’occasion pour moi de croiser les regards des ministres de la culture (CHEICK OUMAR SISSOKO) et du développement social, de la solidarité et des personnes âgées (DJIBRIL TANGARA). Cette visite à Lakamané sera aussi pour moi l’occasion d’interviewer quelques personnes sur les questions de migration et immigration (vidéo bientôt disponible sur le site de l’association et sur les colonnes de Libragora, au passage je publierai aussi un témoignage assez fort sur l’excision).

J’ai donc repris ma route vers Bamako, cinq heures de route (700km), 3h de sommeil et 9h de route en car pour cette fois-ci me rendre à Mopti, à l’Est du pays, porte d’entrée sur le Pays Dogon de la région de Bandiagara, site actuel du premier chantier de Grain de Sable. Cette fois-ci l’optique des deux semaines est tout autre, je vais à la fois suivre le chantier (infrastructure, fournitures) et mener des actions vers les pouvoirs locaux, et assurer le bon déroulement d’un voyage solidaire organisé avec la municipalité de Chaville. De tous les objectifs fixés pour ce voyage, bon nombre ont été remplis, mais jamais à l’occidentale, toujours à la Malienne. C’est-à-dire avec une bonne dose de négociation verbale et d’attente. Ainsi entre la réalisation d’une table prototype pour la future école, l’achat de masse en acier pour casser des pierres, jusqu’à l’obtention de l’aide du Programme Alimentaire Mondial pour le village de Tegourou, le temps fut principalement ce dont j’ai usé le plus, à mon plus grand regret. Enfin, pour clore le plan de voyage, j’ai fait une incursion dans un repère touareg trafiquant de pétrole à la lisière du Sahara au Nord de Tombouctou pour recueillir le témoignage d’un gardien des manuscrits perdus de la bibliothèque de Tombouctou. Cet épisode est à mes yeux le plus fantasque de mon voyage et fera surement l’objet d’un article ultérieur.

Plutôt qu’une approche journalière et datée, dont vous pourrez vous délecter sur le site internet de l’association et que je jugeais un brin égocentrique, j’ai axé ce témoignage autour de trois grands thèmes que j’ai dégagés de mes observations quotidiennes.

La fracture mémorielle et les enjeux de la question coloniale
Vous l’aurez compris, il y a eu deux parties dans ce voyage, l’une dans la région de Kayes, au nord de Bamako, l’autre en pays Dogon entre Mopti et la frontière du Burkina Faso. Ces deux régions diffèrent dans leur culture, la première région a une particularité culturelle qui fait qu’elle alimente la majorité du flux migratoire vers la France. En d’autres termes, c’est la région de Kayes qui est la plus représentée en France. D’où la facilité de parler en Français et de rencontrer les contents et les mécontents de nos politiques d’immigration. Il est aussi intéressant de replacer le Mali d’un point de vue géographique.

Le Mali est entouré, en partant à neuf heures, du Sénégal, de la Mauritanie, de l’Algérie, du Niger, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et de la Guinée. C’est un carrefour aux frontières ouvertes, ce qui fait que 25% des maliens ne sont pas maliens. Le fruit du rêve Européen fabrique des feignants pour certains et supporte le développement pour d’autres. Quoiqu’il en soit, les migrants d’une manière générale deviennent très vite apatrides et ne cessent dans leur vie de faire des aller-retours entre la France et le Mali. Ils entretiennent ce mouvement, à l’instar du roman de Fatou Diome, « Le Ventre de l’Atlantique », en magnifiant leur statut social à l’image de la mythologie du rêve Américain.

Dès lors, c’est le mécanisme de la fuite, qui inexorablement n’enrichit le pays que du point de vue du pouvoir d’achat mais annihile le développement économique lié au développement de l’industrie. J’apporte ici un regard occidental sur le développement, comme si le Mali n’avait pas encore engagé sa révolution industrielle faute à la fois d’engagement politique fort et de moyens. Le pays Dogon n’est pas très affecté par le phénomène de migration, il est peut-être plus touristique, pour autant je n’ai pas l’impression que cela serve complètement les populations voisines des quelques sites qui font l’objet de l’émerveillement occidental. Un fait marquant, chez les dogons, c’est la pratique séculaire de l’endogamie. Ce mode de vie n’invite bien entendu pas au voyage mais à l’avantage de voir vivre une à deux familles par village.

Pourquoi une fracture mémorielle ? Tout d’abord parce que je suis parti de France avec une lecture de l’histoire qui s’est déroulée ces deux dernières années autour du débat géopolitique sur la traite des esclavagistes et l’histoire coloniale. Il y a eu l’article 4 de la loi du 23 Février 2005 qui a ouvert une polémique car cet article stipulait d’inscrire au chapitre des manuels scolaires la reconnaissance « du rôle positif de la présence française outre-mer ». Bien que le chef de l’Etat ait exigé que cet article soit réécrit le 4 janvier 2006, je gardais aussi à l’esprit un fait marquant qui eût lieu en novembre 2005, à savoir que l’impact esclavagiste fut qualifié de crime contre l’humanité. Il est vrai aussi que la traite des esclaves a été essentiellement transatlantique et orientale, et n’est pas la revendication numéro des maliens envers la France, d’autant que c’est essentiellement la tribu des Peuls qui exploita les Dogons. Néanmoins il est un fait irrévocable : c’est l’héritage administratif de la France, avec toutes ces lourdeurs et le droit en moins. Cette trace ne peut que marquer à long terme l’esprit des Maliens.

Mes deux visites ont donné lieu à deux expériences, l’une consistant à interroger des maliens de la région de Kayes sur leur vision de la migration, l’autre autour d’une conférence avec les lycéens et le corps professoral du lycée de Bandiagara, Bandiagara étant la capitale du pays Dogon, située à une dizaine de kilomètres du village de Tégourou où nous réalisons la première école. Cet échange au lycée, avait un objectif pseudo-éducatif dans le sens où nous voulions favoriser l’échange entre les jeunes de Chaville et les jeunes de Bandiagara. Les échanges furent très orientés autour des aspects positifs et négatifs de la colonisation, la ligne directrice fut « imposée » par le professeur de philosophie. Je publierai le travail du professeur de philosophie lorsque j’aurai trouvé un peu de temps pour le saisir ;-)

Ma position sur la colonisation est simple, je ne culpabilise pas, je reconnais volontiers le tort et convient que des excuses soient à formuler et à présenter, après l’histoire a fait son chemin et moi je suis né, la responsabilité du passé ne m’appartient pas par contre celle du futur m’incombe. Dès lors comment appréhender les contingences d’une époque révolue ? Et bien pour moi c’est aller de l’avant. Le Mali a recouvré son indépendance il y a quarante ans. Le débat qui a suivi cette planche a été houleux et parsemé de rancunes sur les aspects négatifs du colonialisme. Nous n’avons pas manqué de faire remarquer, tout en étant appuyé par les réflexions de quelques professeurs, que si la colonisation a eu des effets négatifs elle ne peut être responsable de l’apathie générale qui grève les réflexions contemporaines au Mali. Certaines remarques de ce débat sont communes aux commentaires des personnes interviewées à Lakamané, notamment sur le fait que la France a fait appel par le passé, pour ses guerres et les Trente Glorieuses à la main d’œuvre malienne, et que le minimum aujourd’hui serait de leur rendre la pareille. Visiblement il y a une incompréhension latente des deux côtés et personne ne veut s’y attaquer. D’un côté la France, où l’immigration est le porte étendard d’un nationalisme exacerbé, où les chiffres sont globalement flous et où la politique de régulation est remise en question. Je préfère utiliser ici le mot « régulation » plutôt qu’ « intégration » tant le concept d’intégration me parait galvaudé.

De l’autre coté le Mali, où l’élite se joue de sa relation avec la France et stigmatise le colonialisme comme facteur ralentissant l’émancipation de la société malienne. Sur quel pied doit-on danser ? Nous sommes là dans un cercle vicieux où face à une audience malienne, il est difficile d’imposer sa vision des choses sans avoir l’air de vouloir donner une leçon et par là-même retomber dans le syndrome du colonisateur.
Je souhaitais aussi ajouter la réflexion suivante : lors de notre séjour à Tegourou, les filles des Jeunes de Chaville ont organisé une réunion avec les femmes du village pour discuter de sujets ayant trait à l’hygiène des enfants notamment. Une discussion m’a été rapportée et souligne à quel point la communication et l’information est à travailler de corps avec les villageois.

La majorité des enfants ne sont pas lavés, ou que très rarement, il est donc fréquent de voir les enfants maculés de croutes de morve entre le nez et la bouche. L’idée était donc de souligner ce point intriguant avec les villageoises, car il est étonnant que les adultes se mouchent et pas les enfants. La réaction fut en substance la suivante : « faut-il faire comme les blancs ? Est ce que cela est bien ? ». Le problème n’est pas de savoir si c’est bien ou pas, moi-même, hormis l’esthétique d’un paquet de morve je ne crois pas que ce soit un facteur de maladie ou autre, par contre la référence aux coutumes des blancs c’est quelque chose qui me marque. Car il est évident, vue de l’occident, que l’accumulation des croyances et des rites ancestraux freinent l’émancipation et le développement de ces populations. Et de l’Afrique en général. Je vais brièvement citer Pascal « je ne discute jamais du nom pourvu qu’on m’avertisse du sens qu’on lui donne », cette citation que j’applique au mot « intégration », je l’applique aussi au mot « développement ». Et c’est là la clef de voûte de l’action de Grain de Sable, supporter le développement sans livrer de solution créant une dépendance, mais plutôt armant la population d’un degré d’autonomie. Je suis contre ce que j’appelle « la théorie du zoo » qui consiste à dire : mais laissez les donc tranquilles ces Africains, ils sont heureux comme ça ! C’est ce que j’appelle refuser aux gens la modernité et le progrès.

Les occidentaux pensent souvent que le souci de modernisation est l’apanage de leur civilisation. C’est faux, au Mali, j’ai rencontré des gens qui veulent entreprendre et se moderniser, s’émanciper. C’est aussi le cas de Tegourou, l’école elle ne tombe pas du ciel, c’est une volonté locale qui a croisé la route de Victor dans ses réflexions humanistes. Je reviens sur cette idée qui m’est cher « la théorie du zoo », c’est par exemple, contrer la déforestation en Amazonie sous prétexte que l’Europe risque d’être asphyxiée, et si les indiens souhaitent se développer pourquoi ne replanterions-nous pas la forêt de Sherwood ? On réalise aujourd’hui que tout cela doit être bien évidemment être contrôlé mais pas prohibé. Et contrôler comme cela ne signifie pas interdire, son sens est pour moi de transférer nos connaissances vers le sujet dans un esprit gagnant-gagnant et pas dominant-dominé.

Pour finir j’ai noté un autre élément qui paralyse le pays, c’est l’institutionnalisation de la corruption, qui se justifie par le niveau de pauvreté extrême de la population. La population est dans une position de léthargie complète, qui s’explique par les éléments que j’ai cités plus haut : faible taux d’alphabétisation, peu de voies de communication, bien que le téléphone portable soit en pleine expansion.

Qui va sortir la population de cette léthargie ? Et bien la Chine pour commencer qui investit massivement dans les infrastructures du pays et en profite pour se rémunérer en déplaçant les chaines de création de valeurs vers l’Asie. Est-ce une nouvelle forme de colonialisme ? Outre la Chine les ONG sont une réponse tangible au développement en Afrique. C’est à mes yeux, la couche active entre les gouvernements, l’ingérence des occidentaux et la population.

Un rôle important des organisations non gouvernementales
Je vais maintenant passer au rôle important des ONG au Mali, en Afrique et dans le monde. Comme je l’ai abordé précédemment les ONG représentent cette couche de responsabilités et d’autonomie entre les états aux politiques défaillantes, aux aides bilatérales et dans une moindre mesure multilatérale, les OSI (organisation de solidarité internationale) et la population. Leur construction est intéressante car basée sur la générosité des gens, elles placent directement le citoyen dans un contexte international, élaborant les bases une citoyenneté transnationale.

Les ONG chevalier blanc du développement ? C’est une question délicate, car le risque induit par l’ONG dans son effort de bien faire, est aussi de priver l’Afrique de sa capacité d’autonomie. L’action d’une ONG doit être bien pensée pour permette au peuple de gagner en autonomie. Elles doivent donc prendre en charge, autant que possible, l’encadrement du transfert des technologies du Nord vers le Sud. Au niveau de développement de l’Afrique, il n’est pas question de transférer des connaissances sur le nucléaire mais peut être des méthodes et des processus de développement durable concernant les énergies alternatives, l’agriculture et le bâtiment. En somme créer de la formation.

L’Afrique sur le plan politique est contrastée, paradoxale et ambiguë. Elle construit sa modernité mais dans un temps socio-historique qui est souvent déconnecté du temps de la mondialisation. Exception faite du champ culturel, davantage exploitée et mondialisée que mondialisatrice.

N’oubliez pas que la recherche d’identité nationale, européenne et internationale n’a jamais été aussi forte que depuis que l’on réalise que l’action locale peu impacter dans son ensemble le monde entier.

Et moi dans tout ça ?
C’est la dernière partie de mes impressions, celle sur lequel j’ai le plus à faire qu’à dire. Car les problèmes que j’ai découverts au Mali sont sensiblement identiques aux nôtres. A savoir que la quête de modernité bouleverse de fait les valeurs fondamentales d’une société et modifie durablement son identité.

Aujourd’hui la définition et la défense de nos valeurs nationales et européennes s’effritent et perdent de leur sens. A commencer par l’identité nationale, qui fait peur aux citoyens et qui en soit n’est que l’image de l’identité démocratique, qui fut féodale, monarchique, révolutionnaire, républicaine, est aujourd’hui percutée de toute part par d’autre civilisation. C’est aussi là que la colonisation a eu un effet négatif, nous avons voulu imposer un modèle d’identité nationale par la force à des civilisations qui avaient leur compréhension du bonheur et une définition différente de leur valeur, elles avaient leur culture.

36 commentaires

  1. Ogrouski 3 avril 2007 | Permalink

    ben qu’est qui fou au mali, lui, reviens!!! et tes obligations par rapports a nous!!!

    faites chier

    Pj t’es un con
    merde a celui qui le lira

  2. FemaleClown 3 avril 2007 | Permalink

    Très riche , très très riche Bertrand, ca c’est ma première impression de ta première impression … J’espère pouvoir y revenir en détail un de ces 4 .
    Mais raconte nous quand même « le touareg gardien des manuscrits perdus de la bibliothèque de Tombouctou … »
    Quels manuscrits ?

  3. NouNours 3 avril 2007 | Permalink

    Bonjour Bertrand,

    Chaque chose, même la plus insignifiante à nos yeux, a sa place et sa raison d’être dans l’Univers. Prenez ce grain de sable, là sur cette immense plage. Oui, celui-là. Il n’est pas ici par hasard, mais pour d’innombrables raisons que lui seul connaît. Je n’en sais qu’une seule. Ce grain de sable à vos yeux, insignifiant, était là de toute éternité pour que je vous en parle.
    (Jean-Marc H., novembre 2005)

    A défaut d’un projet de texte constitutionnel européen, nous sommes, une simple impression, d’accord sur un (minuscule) grain de sable. Sur l’essentiel, en fait(s).

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours

  4. 4 avril 2007 | Permalink

    Salut Bertrand,

    Je ne suis vraiment pas porté sur l’humanitaire, et pour faire simple et sans cynisme, ce qui se passe en Afrique, continent qui dans moins de cent ans, risque d’avoir perdu un bon quart de sa population, ne me touche absolument pas, pourvu que ça ne déborde pas trop. C’est sans doute mal de dire ça, mais c’est vraiment le fond de ma pensée. Faites un test autour de vous : demandez aux gens ce que le mot « Afrique » leur évoque, il y a de très fortes chances pour qu’ils vous répondent « famine », « misère », « sida » ou « guerre ». C’est symptômatique. Le pire est qu’il n’auront pas (tout à fait) tort. Comme disait Dumont en 1975, l’Afrique noire est mal partie. Et elle n’est pas encore arrivée, ne serait-ce qu’au bout de ses peines.

    Je voudrais juste ajouter quelques considérations personnelles pour contraster ta vision des choses.

    Lors de mon séjour là-bas, un peu plus long que le tien, j’ai beaucoup observé et pas agi du tout. J’ai fait du tourisme. Il faut dire, qu’à part observer, en Afrique, il n’y a pas grand chose à foutre, surtout quand on y va en free-lance. Si, de l’humanitaire, justement. Car tout manque. Mais j’ai toujours eu l’impression que c’était davantage aux blancs qu’aux autochtones que tout manquait. J’ai rencontré, sous les arbres à palabres, un grand nombre d’Africains parfaitement satisfaits de leurs conditions de vie. Peu de moyens, mais très peu d’ambition, et surtout, un fatalisme et une force d’inertie incroyables. Pour résumer, j’ai l’impression que l’homme blanc soulage sa mauvaise conscience (de quoi je n’en sais rien) en allant, via les ONG et autres associations petries de bonne volonté, soulager la souffrance de gens qui, pour la plupart, n’ont rien demandé et mettre des pansements sur des jambes de bois. C’est quand ils demandent qu’il y a le moins de monde pour leur venir en aide (Darfour, Rwanda), ou bien on tombe dans l’humanitaire-spactacle (Somalie, Ethiopie…), charity business à l’appui dont les seuls à tirer profit sont les autorités locales.

    Ecce Africa.

    Je caricature, bien entendu, mais le fond du problème est que le blanc, par principe, à mauvaise conscience par rapport au Noir. Il purge la colonistaion, et il faut bien convenir que la colonisation fut une calamité, et le bilan est globalement désastreux. Quand je parle du blanc coupable, je parle du blanc qui ne vit pas en Afrique. Comme je disais plus haut, j’ai beaucoup observé. Les noirs, et les toubabs. J’étais l’homme blanc regardant l’homme blanc regarder l’homme noir. Et ça aussi, c’est symptômatique. Le blanc, là-bas, celui qui y est implanté et y travaille (ou plutôt y exploite), pas l’européen de passage, n’est qu’un colon pur sucre, encore aujourd’hui. Un néocolon souffrant d’un incompressible complexe de supériorité et voyant les autochtones plus ou moins comme du bétail. Les postes clé de l’économie africaine sont entre les mains des blancs, et les profits vont majoritairement dans leurs poches, et dans quelques portefeuilles corrompus de l’administration nègre. La corruption est le cancer de l’Afrique, elle est présente à tous les niveaux et au quotidien. Au final, j’ai eu la sensation que les noirs, dans leur immense majorité n’étaient pas sortis de la logique esclavagiste. Les blancs quant à eux, ont voulu transposer là-bas un modèle social, culturel et économique incompatible avec les structures existantes. Ce hiatus perdure et s’aggrave, et la fracture sociale est véritablement hallucinante. A ouagadougou, il existe un quartier nommé Ouaga2000, avec buildings et résidences de luxe. Au bout de l’avenue, un dispensaire évacue des cadavres au quotidien. A ce stade, c’est de la schizophrénie. Chirac, avec sa fracture sociale, aurait pu aller se rhabiller.

    Des dominateurs. Voilà essentiellement l’image qu’ont les noirs des blancs dans l’Afrique du centre et de l’Ouest. Des hommes ayant une aptitude naturelle pour le pouvoir et l’argent. J’imagine qu’ailleurs sur le continent, c’est pareil. Un blanc n’est autre qu’un porte-monnaie ambulant auquel, à longueur de villages, et j’en ai traversé un grand nombre, les enfants demandent des cadeaux. Auquel on se soumet en vue de lui soutirer des clopinettes, que l’on considerera comme une fortune, alors que la véritable fortune, c’est le blanc qui l’empochera sur le dos des nègres. Les gens que j’ai rencontré, comme je l’ai dit, était d’un fatalisme désarmant et n’étaient pas disposés à prendre en main quoi que ce soit. Ce sont cette passivité et cette inertie qui m’ont frappé. Pas étonnant qu’une poignée de toubabs, associés aux élites locales, ayant souvent grandi et étudié à l’étranger, se partagent le gâteau et se répartissent les monopoles. Et ils n’ont bien sûr pas intérêt à ce que la base se développe sous peine de la voir devenir revendicative, ce qu’elle est loin d’être. Le problème, essentiellement culturel est insoluble.

    Je ne suis pas partisan de ta « théorie du zoo », mais j’ai souvent pu constater qu’elle était valide dans bien des cas. Personne ne refuse à l’Afrique la modernité et le progrès. Mais tout ceci n’est que de la poudre aux yeux, et d’un point de vue commercial, le potentiel est si faible que pour les entreprises, le continent est un marché négligeable car trop embryonnaire. Comme tu le soulignes, ils ne savent pas lire mais ils ont un portable. C’est un peu commencer par la fin et marcher sur la tête. Le progrès technologique est un processus intrinsèque et propre à une société. Il doit être compris et intégré. Il correspond à un degré d’évolution et n’est pas transférable tel quel. Il y a des étapes à respecter afin que le plus grand nombre en profite. Il est évident qu’à l’heure actuelle il ne profite qu’à l’élite.

    Ta théorie du développement durable est interessante. C’est sans doute dans cette voie qu’il faut s’engager. Permettre l’autonomie et sortir de la dépendance. Donner des outils de développement. Mais la dépendance est toujours là, puisque l’initiative revient toujours à l’homme blanc. Les capitaux et investissements sortent de sa poche. La dépendance culturelle est toujours là. Le modèle occidental est celui qui est visé par les élites, alors que l’Afrique, compte tenu de ses handicaps sociaux et géo-climatiques devrait trouver une voie intermédiaire. Et quand je dis « trouver », j’entends que ce n’est pas l’occidental qui viendra lui dire. On apprend à marcher seul. On se casse la gueule, certes, masi on finit par avancer. C’est long, très long et je crois que l’Afrique n’y arrivera pas, et que la décolonisation n’a été qu’un rachat par le biais de l’assistanat humanitaire, dérisoire mais dans bien des cas suffisant.

    [Disclaimer : ce qui suit comporte des propos que d'aucuns considèreront comme très choquants et/ou grossiers et/ou caricaturaux mais que j'assume parfaitement]

    Le degré de developpement socio-culturel de la population est tellement faible, pour ne pas dire nul, que je suis rentré en France avec la terrible conviction que la seule solution pour l’Afrique était la solution finale. Oui, c’est très moche, mais on ne construit rien sur de la vase, et pour reconstruire quelque chose, il faut parfois raser. D’ici un siècle ou deux, le sida et les guerres s’en seront de toute façon chargé. Ce degré de developpement va de pair avec une certaine sauvagerie des mentalités, un primitivisme qu’on retrouve dans la vie quotidienne à tous les étages. On se croierait au moyen âge. Imaginerions-nous en occident, de nos jours, de légaliser l’excision, ou d’assiter à des massacres comme ceux qui ont eut lieu au Rwanda, un million de morts à coups de machette, au Zaïre/Congo, au Darfour, aujourd’hui même, où la chasse à l’homme est ouverte depuis des mois. Et l’Angola, et le Liberia, et la Sierra Leone. Des conflits d’une brutalité inouïe. Des massacres immondes, des viols à la chaîne, des enfants qui tuent. Même les moyens de faire la guerre sont proto-historiques.

    Bien sûr, vous me retorquerez le génocide des arméniens et celui des juifs, et vous aurez raison, à ceci près que ces génocides sont de pures « bizarreries », des monstruosités de l’histoire, impensables et exceptionnelles. Ce qui n’est pas le cas des conflits armés sur le continent africain, jusqu’à présent monnaie courante. Tellement courante qu’hormis le « Monde Diplomatique », personne n’en parle. On s’y est habitué, et on ragarde ça au JT quand par hasard on en parle, entre la poire et le fromage, en se disant que c’est bien triste mais qu’il n’y a rien à y faire.

    On va me taxer de racisme, et on aura raison, mais j’ai du mal à considérer la majorité des africains autrement que comme des primitifs et des sauvages, ce qu’ils sont encore en majorité. Est-ce la rançon du colonialisme ? Ou la conséquence ? Ou la cause ? Les guerres tribales ont toujours existé. L’homme blanc n’a fait que les armer et les propager pour en tirer les bénéfices (ressources minières, petrolières…). Je n’oublie pas non plus que les blancs ont pu acheter en Afrique des millions d’hommes également parce qu’on les leur a vendu, en échange de quelques breloques. Des hommes contre du toc. Et les chefs de tribus ont fourni des hommes en masse, les meilleurs, affaiblissant ainsi leur population et creusant des écarts flagrants entre les tribus (par exemple les peuls avec les dogons comme tu le soulignes). L’africain, avec la complicité des chefs locaux, ne valait pas cher et se monnayait facilement. Je ne sais pas s’il faut se sentir coupable de l’esclavage, ou si l’on peut le considerer comme un crime contre l’humanité. Sans doute. Mais juste à titre de comparaison, les juifs n’ont jamais livré de juifs, les arméniens n’ont jamais livré d’arméniens. Et ces deux peuples n’ont jamais été ni complice de leur extermination ni payés en retour.

    Voilà, je ne livre que quelques reflexions au débotté, c’est tout. Ceci étant, je trouve ton engagement respectable. Tu es un humaniste, tu as encore des croyances, des espoirs, une certaine vision de l’avenir. C’est bien qu’il existe de sgens comme toi, parce que s’ils étaient tous comme moi… Enfin bon.

    A plus.

    LuS+

  5. 4 avril 2007 | Permalink

    Décidemment, la provocation ne paie plus. J’ai posté ce matin et à 23:42, toujours aucune réaction… Moi qui était persuadé de me faire lyncher dans les dix minutes.

    Bon. Vous êtes blasés, c’est ça ? Ah non, je sais, vous n’avez pas lu jusqu’au bout…

    J’aurais dû m’en douter.

    8-)

  6. 5 avril 2007 | Permalink

    A force de poster des messages pour provoquer, on ne ne surprend plus et on est tout seul a lire les inepties que personne nermarque plus.
    Faut genocider les noirs et apres ce sera quoi, nous attendons curieux… N’oublies pas d’être drole, je suis le seul lecteur !
    Ah ! J’oubliais, ça manque d’insultes. Ogrouski, lui, n’en manque jamais. T’aurais du finir sur la bite des noirs, remue toi la queue un peu, sois drole, Pense au lecteur, moi. Parce que les autres, ils ne te lisent pas. C’est pour ça qu’il n’y a pas de reactions. C’est parce que tu écris dans le sable, dans le desert, en afrique !

  7. 5 avril 2007 | Permalink

    Plus c’est Gros et Mieux ca passe. Mais t’es homo alors !!
    Je suis pour l’elimination organisée des homosexuels ! Des pharmaciens qui savent que tu prends les medoc comme un shout ! Des psychiatres qui te font croirent qu’ils savent qqchose !
    Je suis pour l’interdiction de la libre expression !
    Je suis pour la neantisation du neant !
    Je suis pour le rien !
    Et rien est la donc je vais me coucher heureux.

  8. NouNours 5 avril 2007 | Permalink

    Bonjour Lust,

    Te faire « lyncher » ? Il n’y a que toi ici qui veuille lyncher. Des réactions à cette « provocation » (?) ? Les voilà.

    N’est-ce qu’un « jeu » morbide ? Et irresponsable. Tu constates toi-même (« « On va me taxer de racisme, et on aura raison » »), et comme nous, que tes propos sont racistes, que tu en appelles à la « solution finale », que selon tes mots « les nègres », ne sont que des sous-hommes.

    Ou, est-ce ici, le fond de ta pensée, dont tu nous dis « « que j’assume parfaitement » », te plaçant, quelle que soit ta réponse, dans une illégalité factuelle, toi, et Libragora aussi, que le législateur désigne comme co-responsable ?

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours

  9. FemaleClown 5 avril 2007 | Permalink

    Lust , en y réfléchissant un peu , je crois que Nounours a raison sur ce coup là . Même en mettant le disclaimer , les propos sont racistes . Alors il faut que tu t’expliques ou qu’on supprime ou que tu supprimes , car ici c’est interdit (cf charte) .

  10. 5 avril 2007 | Permalink

    Bonjour à tous,

    Avant toute chose, je voudrais dire à fedydurke qu’il est inutile de se mettre à gesticuler de la sorte. Tu es ridicule mon pauvre ami. Propose des arguments en restant calme, au lieu de parler dans le vide, de brasser de l’air et d’être grossier.

    Donc,

    Comme je ne vais ni réecrire ni supprimer quoi que ce soit, il ne vous reste qu’à faire le ménage vous-même. Censurez ce qui vous gène. Personnellement, je ne vois rien qui gène. Ce sera facile, il suffit de couper juste au-dessus du disclaimer. J’avais pensé à tout. Et quand je parle de provocation, il me semble que c’est clair : ces idées sont provocantes par le simple fait d’exister et d’être dites. Si vous avez cru que je plaisantais, vous vous êtes mis le doigt dans l’oeil. Oui, je sais ce que vous pensez, que je suis un affreux personnage, odieux, et vous savez comme je m’en fous. Je veux bien justifier ou éclaircir certains points, cependant, si ça peut soulager votre ulcère :

    1) à propos de la solution finale

    Quand je parle de solution finale, il s’agit d’une métaphore, et je précise bien qui en sera l’artisan. Ce ne sera pas l’homme, et sûrement pas moi, mais le virus du sida. Il faudrait ête hypocrite ou parfaitement stupide pour prétendre qu’un pays dont la population est atteinte du VIH à 20 ou 30 % (comme le Mozambique par exemple) a un quelconque avenir devant lui dans les conditions sanitaires, sociales, politiques, économiques… actuelles.

    900 millions d’africains. 30 millions d’entre eux sont touchés par le virus. 30% des malades du sida dans le monde sont africains. 3 millions de nouveaux cas chaque année. L’an dernier, 2,5 millions de personnes sont mortes du sida en Afrique subsaharienne. Si l’on fait un rapide calcul, en y intégrant la croissance démographique, à savoir un doublement d’ici cinquante ans, en 2050 près de 40% de la population africaine sera atteinte du sida, contre 3% aujourd’hui. L’explosion démographique va rendre le traitement et la prévention impossibles, et l’évolution de la pandémie risque alors de devenir d’autant plus incontrôlable. Si l’évolution est exponentielle, et il y a un fort risque qu’elle le soit, et le taux de mortalité constant, et il y a un fort risque qu’il augmente, alors d’ici deux siècles… je ne vous fait pas un dessin.

    Vivre avec le sida, c’est possible en occident. C’est cher et pénible, mais c’est vi(v)able. En Afrique sub-saharienne, c’est la mort dans les deux ou trois ans. Voilà, la solution finale dont je parle. Certes, le terme n’est pas merveilleusement choisi, mais je n’en appelle pas au génocide pour autant. Il arrivera, c’est tout. Les trithérapies sont extrêmement honéreuses pour les quelques 700000 séropositifs européens, alors forcément, personne n’imagine traiter 30 millions d’africains sans rétribution en retour. Et de quelle rétribution est capable l’Afrique, à une telle échelle ? Oui, je suis cynique, mais je ne ris pas non plus pour autant. Les choses sont ainsi et c’est ma foi fort affligeant. La grande peste de 1348 a décimé les 2/3 de la population européenne de l’époque, soit au bas mot 25 millions de personnes. L’Europe s’en est parfaitement relevée au cours du XVe siècle. Il en ira sans doute de même pour l’Afrique lorsque l’on aura appris à maîtriser l’évolution du virus. Oui mais…

    Pourquoi le sida a-t-il surgi précisément en Afrique ? Je l’ignore et toutes les théories sont permises, des plus credibles aux plus fantaisistes (les africains baisent avec des singes… tu vois Nounours, je n’en suis pas encore là). Sans croire au complot, je me dis qu’il y a des hasards plus que troublants, et que très logiquement, lorsque l’on pense à tout le potentiel naturel (ressources minières, gaz et petrole) de l’Afrique, les grandes nations n’ont pas vraiment intérêt à ce que les africains guérissent de sitôt. Bien au contraire. Après le « diviser pour mieux règner », voici le « decimer pour mieux règner ». Le capitalisme est sauvage, lui aussi… Ce qui m’amène sans transition au deuxième point de mon playdoyer prodomo :

    2) à propos des notions de sauvages et de primitifs

    Mon gros Nounours, nulle part je n’ai écrit que les africains étaient des sous-hommes. Tu le souhaiterais, sans doute, car ce serait plus facile de me condamner. Mais c’est une extrapolation de ta part. Pour le reste, tu sais ce que je pense de ce que tu penses. Inutile d’en dire plus.

    Norbert Elias, grand historien, nous apprend dans La civilisation des moeurs, que ladite civilisation commence dès lors que l’homme dort dans un lit et mange avec une fourchette, sur une table, le cul calé dans une chaise. Quand il s’habille après avoir découvert la pudeur. Quand il se lave chaque jour. Quand un certain progrès technologique et économique démocratise l’accès au confort, à la culture. Bref, lorsqu’un pays accède à l’âge industriel, on peut dire, qu’il entre dans un processus de civilisation. Oui, ces valeurs sont occidentales, et les africains ont le droit de courir à poil et de chasser et cueillir dans la brousse, mais dans ce cas, il risque d’être difficile pour eux de s’intégrer au marché économique mondial (ce que désirent en revanche les élites africaines).

    Désolé, mais lors de mon séjour en Afrique, je n’ai pas perçu ce processus de civilisation des moeurs, ou du moins, il est encore loin d’être généralisé. En dehors des grandes villes et des pays les plus developpés, en Afrique, on a très majoritairement ni électricité ni eau courante, et on vit encore de la même manière qu’il y a trois ou quatre siècles. Avec un tee-shirt Adidas vintage donné par le Secours Populaire (vu de mes yeux).

    Quand on parle de sociétés sans Histoire, c’est aussi de cela qu’il s’agit. La tradition orale ne peut se baser que sur la reproduction permanente des schémas. Sans évolution, nul besoin d’écrire l’Histoire, elle n’existe pas. Je pourrais me répandre en exemples sur mon vécu et tout et tout, du genre : si vous aviez vu ce que j’ai vu… mais c’est inutile. Oui, le degré de développement humain (l’Iindice DH, plus exactement) de l’Afrique est globalement le plus bas de la planète, et les moeurs sont encore empreintes d’une certaine sauvagerie (appelons cela tribalisme ou primitivisme si vous préférez) dans les parties les plus reculées (c’est à dire les 8/10e du continent). Tant que l’Indice de Developpement Humain n’aura pas augmenté en Afrique, ce continent sera majoritairement primitif, du point de vue occidental, et n’oublions pas, mes amis, que le développement, dans un monde globalisé et uniformisé, passe par l’intégration du modèle occidental. C’est lui qui prévaut et sert de référence. C’est cynique, mais c’est vrai. Et vous n’êtes pas de taille à lutter contre cette réalité, mais vous pouvez toujours rêver.

    Mais ne nous trompons pas sur les mots. Primitif ne veut pas dire idiot. Cela veut juste dire que les conditions d’accès aux catégories du confort, de la culture, de l’alaphabétisation, entre autres (ce que l’on nomme chez nous justement civilisation) ne sont pas remplies. C’est tout, et ce n’est pas du racisme de mon point du vue, mais ça en est inévitablement du votre (hein, mon gros Nounours ?). hahaha, le complexe de l’antiracisme, le politiquement correct… Si l’on vivait encore ainsi en Europe, chez les blancs (hein, mon gros Nounours ?), je traiterais la chose de la même manière.

    Bon, ai-je été clair ? Je n’ai rien ajouté qui ne fût contenu dans le post d’origine, mais comme on me somme de me justifier sous peine de censure, j’obtempère. Si vous continuez à me taxer de génocidaire et de raciste, libre à vous, chère libre agora. Et si vous décidez de me censurer, alors messieurs les censeurs, bonsoir.

    LuS+

  11. 5 avril 2007 | Permalink

    salut,
    Je suis ridicule…
    de ne pas accepter tes idees de genocide ! Ah pardon, c’est une métaphore ! Quel imbecile je suis !
    Si c’est une métaphore, PJ a raison. Je ne sais pas aligner 3 mots de suite quoique  » Pas De Genocide  » , ca fait pas plus de trois mots.
    j’ai vu des conneries sur le net mais là tu mérites un prix !

    « Décidemment, la provocation ne paie plus. J’ai posté ce matin et à 23:42, toujours aucune réaction… Moi qui était persuadé de me faire lyncher dans les dix minutes.

    Bon. Vous êtes blasés, c’est ça ? Ah non, je sais, vous n’avez pas lu jusqu’au bout…

    J’aurais dû m’en douter »

    Et le prix de la mauvaise foi, lust, qu’en dis tu ?

  12. 5 avril 2007 | Permalink

    Fedydurke,

    La seule provocation que j’ai faite était de dire que la seule solution pour l’Afrique était al solution finale. Certes, c’est provoquant. Mai je suis vraiment rentré de là-bas en me disant que la tabula rasa pourrait permettre à terme de redresser la situation. Disons que ça m’a brièvement traversé l’esprit. Depuis mon article sur Caraco, de toute manière, tout le monde connait mes positions en matière de démographie, que d’aucuns hésiteront à qualifier d’eugénisme. Je ne suis pas à une tare près.

    En tant que telle, l’idée du génocide est en effet inacceptable. C’est aussi que nous ne réflechissons pas objectivement à la définition de ce terme. Un génocide, c’est l’anéantissement d’une race, d’une espèce, d’un genre. Plus largement, c’est l’extermination d’un nombre important de personnes. Personne ne dit qu’il y a forcément des hommes derrière, et encore moins votre serviteur. Si la maladie est la cause de ce génocide (et on peut même dire que le sida tue de manière systématique et selective, pour reprendre la définition en vigueur), je ne vois pas en quoi c’est une monstruosité de le dire. C’est un fait objectif que je n’ai pas décidé, et encore moins influencé. L’Afrique s’en remettra sans doute, mais pour l’heure, tout cela est mal parti.

    Donc, le génocide est inacceptable, c’est acquis. Pour autant :

    1/ Je ne la défends pas, et en outre je n’y suis strictement pour rien. Je n’ai jamais dit non plus qu’il fallait s’en réjouir. C’est même plutôt tragique.
    2/ La catastrophe démographique est inéluctable et je ne l’ai pas choisie (il suffit en fait d’ouvrir les yeux pour voir ce qui se profile)
    3/ Tu as dû lire très sommairement mon post précédent, où je m’appuie sur les données chiffrées de l’OMS.
    4/ J’en ai marre de devoir justifier chacun de mes points de vue sous pretexte qu’ils ne vous plaisent pas

    En gros, et pour que tous les simples d’esprits ici présents me comprennent bien (je pensais que c’était assez clair) je ne souhaite aucun génocide. Je constate juste qu’il va arriver, et nombre de démographes se sont déjà penchés sur la question. D’une certaine manière, il est déjà en train d’arriver, pendant que vous êtes là à vous bercer de beaux discours, d’illusions tout en me faisant de sordides procès d’intentions.

    Tu vois fedydurke, toi qui pense dans la norme, tu n’as pas ce genre de problème avec la libre-expression.

    Ouais, libre, tant qu’elle est acceptable. Je maintiens que c’est la réalité qui est inacceptable, pas les propos que je tiens sur cette réalité.

    Je salue bien bas le troupeau.

    LuS+

  13. 5 avril 2007 | Permalink

    « La seule provocation que j’ai faite était de dire que la seule solution pour l’Afrique était al solution finale. Certes, c’est provoquant. Mai je suis vraiment rentré de là-bas en me disant que la tabula rasa pourrait permettre à terme de redresser la situation »

    En tant que telle, l’idée du génocide est en effet inacceptable

    Tu expliqueras ca à primo Levi. Tout ce que tu dis est du bla_bla qui pollue et tes écrits montrent ce que tu es. Nauséabond

  14. 5 avril 2007 | Permalink

    Tu expliqueras ça à primo Levi

    Eventuellement. Sauf qu’il est mort depuis vingt ans. Enfin, ça fera vingt ans dans 6 jours. C’était le 11 avril 1987. J’étais un peu jeune pour lui parler de tout ça, et ce n’est pas sûr qu’il m’aurait écouté ce jour-là.

    Bon, pour le reste, il est préférable que je ne réponde pas, sinon on va m’accuser de troller.

  15. 5 avril 2007 | Permalink

    Bien sur qu’il est mort. Il s’est suicidé en se jetant des escaliers. Un peu rigide intellectuellement. Je crois qu’au fond tu présentes une pathologie psychotique.
    reposes en paix

  16. 5 avril 2007 | Permalink

    Je crois qu’au fond tu présentes une pathologie psychotique.
    Vu le nombre de séjours en hopital psychiatrique que j’ai faits depuis cinq ans, il y a fort à parier en effet que je sois psychotique.
    C’est dingue, non ?

  17. Ogrouski 5 avril 2007 | Permalink

    bon, je m’excuse, c’était l’mbiance du moment du site qui a fait ça, ok?

    Une personne de mes connaissance qui va souvent en Afrique m’a dit que la-bas, ils se disaient adieu, parce qu’entre deux voyages, personnes n’étaient sur de se revoir, et aussi, que s’ils faisaient beaucoup d’enfants, c’est parce que le nombre de morts est élevé
    je crois que c’est michel Tournier, un nom comme ça qui à écrit; Vendredi ou les limbes du pacifique
    c’est l’histoire, d’abord du rigide Robinson éduquant vendredi le sous -homme
    puis c’est vendredi qui fait découvrir sa vie a robinson
    finalement, (y a qua lire)
    bref, j’sais pas

    (oui, fedy)

  18. 5 avril 2007 | Permalink

    Et c’est moi vendredi , le sous homme, hein ogrouski. Pas glop Pas glop, les castors!
    Je vous en veux pas. Z’etes trop mignons quand vous etes en colere.

  19. inkie 5 avril 2007 | Permalink

    Bonjour, ca va vous ?

    Qu’est ce que je veux dire moi…Ah oui, l’Afrique.

    je n’y suis pas allé ( ou plutot si, plusieurs fois en Afrique du Nord mais c’est pas de la vraie Afrique noire avec bestioles et autochtones représentatif )

    Je pense évidemment que Lust à raison sauf que j’appliquerai la solution a l’ensemble du tiers monde qui se situe en fait et a peu pres dans le Sud.

    La solution est donc que nous (la pays soi disants riches ) établissons une sorte de barriere inviolable et que n’ont s’occupe plus du tout de ce qui se passe de l’autre coté.
    la solution, c’est TOUJOURS l’oubli. quand vous oubliez un probleme, il n’existe plus pour vous.

    Bien sur, c’est pas gentil. bien sur, ca fera du ouin-ouin de l’autre coté mais bon..ca passera, n’est ce pas ?

    les millions dépensés en pure perte, l’utopie d’un développement durable et la différence exponentielle entre nous et eux… Tout ça fera qu’un jour, je suis persuadé que cette solution sera envisagée.

    De la même facon, et pour aller plus en avant dans le futur dans le probleme, il vaudrait mieux reflechir au moyen de quitter cette planete en petit comité plutot que de financer des cataplasmes ridicules et inutiles.

  20. admin 5 avril 2007 | Permalink

    Tu es un humaniste, tu as encore des croyances, des espoirs, une certaine vision de l’avenir.

    …si tu le dis, mon problème c’est que non seulement j’aime pas les compliments.. mais celui d’humaniste me chiffonne, d’abord parce que le mot humaniste a son sens suivant les époques, et que d’après moi pour l’ère contemporaine l’humaniste n’existe plus. Enfin…

    Je ne crois pas avoir utilisé le mot « humanitaire » dans mon récit. Parce que je ne considère pas avoir fait de l’humanitaire mais plutôt du support au développement. C’est le petit grain de sable. Je trouve cela intéressant comme expérience et il y en a certainement d’autres toutes aussi excitantes :-D

  21. admin 5 avril 2007 | Permalink

    je n’y suis pas allé ( ou plutot si, plusieurs fois en Afrique du Nord mais c’est pas de la vraie Afrique noire avec bestioles et autochtones représentatif )

    Utiliser le mot « autochtones » c’est à mes yeux être raciste à la sauce 4ème république. En effet l’autochtone était utilisé pour désigner l’indigène de la colonie Française ;-)

  22. inkie 6 avril 2007 | Permalink

    Ah ca y est… j’avais oublié que l’on etait dans un pays de merde ou l’on ne peut rien dire

    Pour moi, cher bertrand, un autochtone est un gars qui habite le pays.
    tu es un autochtone et moi aussi.

    Mais si tu penses que c’est raciste et 4e Rep, ne te genes pas pour virer mon post.. Pour ce que j’en ai a foutre des autochtones.

  23. FemaleClown 6 avril 2007 | Permalink

    Lust :
    Si tu qualifies les africains de primitifs et de sauvages dans leur majorité , comment qualifies-tu les peuples « occidentaux » ?
    Je suggèrerais deux adjectifs : barbares et dégénérés … puisque tu en fais une question de vocabulaire …
    Un peu insuffisant non ? Dans un cas comme dans l’autre .
    Avec ton système d’ hypothèses on pourrait très bien conclure que le monde entier va, à terme, vers une solution finale , à cause d’un tas de problèmes , de maladies , de guerres , et que c’est ainsi , et qu’on n’y peut rien . C’est une vision figée des choses .
    Mais le monde évolue de manière imprévisible , en une chorégraphie compliquée .
    Il faut apprendre à danser avec .

  24. 7 avril 2007 | Permalink

    Bonjour FC,

    Sur le fond, toi et moi ne pouvons pas nous rejoindre. Nous avons une vision du monde radicalement opposée, ce qui ne nous empêche pas toutefois de comprendre nos arguments réciproques.

    Avec ton système d’ hypothèses on pourrait très bien conclure que le monde entier va, à terme, vers une solution finale
    Oui, c’est exactement le fond de ma pensée. Je voulais developper cela un peu mieux, et puis j’ai pensé que ce serai mieux que je me taise, sinon, ça allait mal tourner. Mais ça n’a rien à voir avec du racisme ou quoi que ce soit de ce genre. L’Afrique n’est qu’un exemple, et c’est bien que tu dépassionnes un peu ce débat mal engagé (mea culpa).

    L’Afrique serait une sorte de prélude à ce qui est envisageable à l’échelle mondiale. Lorsque j’ai écrit « Bréviaire de Chaos », sur Caraco, c’est l’idée que j’ai mise en avant. L’exctinction de la race humaine est inéluctable, à terme. Les causes sont simples, multiples et absolument pas fantaisistes, disons plus que plausibles, et sans lien avec une quelconque théorie du complot :

    - Anéantissement des ressources physiques et naturelles par la surpopulation et la surconsommation,
    - Destruction de l’ecosystème par la surpopulation et la surconsommation, boulversement des équilibres, augmentation des catastrophes naturelles,
    - Diminution de l’espace viable toujours à cause de la surpopulation,
    - Macrovirus, tel que le sida, dont la progression au sud est exponantielle, aggravée bien entendu par la surpopulation

    On appelle cette théorie le « catastrophisme éclairé ». Une variante argumentée du « Nous allons tous crever ». C’est vrai, mais il faut expliquer pourquoi. Chez moi, cela se teinte en plus d’un très fort malthusianisme.

    C’est une vision figée des choses .
    Mais le monde évolue de manière imprévisible , en une chorégraphie compliquée .

    Je pense exactement le contraire. Le monde évolue de manière parfaitement prévisible, mais personne n’a envie de regarder ce qui est plus ou moins prévu. Je reviens toujours à lui, mais Debord avait en 1967 prévu les grandes lignes de l’évolution socio-économique et culturelle du monde occidental. Quarante plus tard, tout juste, on constate qu’il avait raison sur l’essentiel.

    Il en va de même pour l’écologie. Les écologistes sont une sinistre bande de crétins, qui entendent mettre des pansements sur des jambes de bois, et combattre les grands boulversements de l’écosystème avec des chiottes remplis de sciure de bois pour économiser l’eau. Il ne se rendent pas compte que leur combat est perdu d’avance, car il est bien trop tard.

    La fin des ressources, et notamment du pétrole, avec la cataclysme qu’elle va engendrer, est prévisible, mais aucun Etat n’est disposé à se passer de sa première source de revenu, la TIPP. On fuit en avant. La croissance démentielle des villes, générant toujours plus d’entassement, de promiscuité et de pollution, est prévisible. La surpopulation est prévisible. Les catastrophes et phénomènes naturels sont largement prévisibles.

    L’homme a atteint un tel degré d’évolution qu’il a les moyens de prévoir son propre anéantissement. Le seul début de solution serait de réduire drastiquement la natalité, notamment dans le Tiers-Monde, pour permettre une prise de recul et mettre un frein à une croissance démentielle et dramatique. Il me semble clair que la misère engendre la misère, et que le doublement de la population africaine d’ici 2050 n’arrangera pas les choses, bien au contraire. Mais quand j’écrit ça, on me traite d’eugéniste, de nazillon ou que sais-je encore. Peu importe.

    Sur le fond, je sais que j’ai raison, tout en comprenant tout à fait que ce sont des idées dérangeantes pour la plupart des gens. Elles impliquent une remise en question fondamentale de ce pourquoi nous sommes biologiquement programmés, à savoir la reproduction systématique. J’arrête là, sinon on va dire que je radote.

    LuS+

  25. NouNours 7 avril 2007 | Permalink

    Bonjour Lust,

    Tu dis « « Mon gros Nounours, nulle part je n’ai écrit que les africains étaient des sous-hommes. Tu le souhaiterais, sans doute, car ce serait plus facile de me condamner. » ».
    Je n’ai jamais souhaité que quiconque se mette plus bas que terre, par ses propos ou de n’importe quelle façon. Pour te condamner, il faudrait être juge. Je ne le suis pas.

    Tu te réfères à « la solution finale » : La politique et les moyens afférents, mis en oeuvre par le IIIème Reich, pour exterminer les juifs. En fait il y eu des communistes et d’une manière générale tous les gêneurs à divers points de vue, notamment politiques et idéologiques, tous ceux qui s’opposaient d’une manière ou d’une autre à ce régime, et, pour des « raisons » eugéniques, des juifs, des handicapés, des roms, tsiganes, bohémiens, gitans, des nouveaux-nés, des enfants, des femmes, des hommes, des sous-humanités qui venaient compromettre la « pureté de la race aryenne ». Six millions de juifs furent « finalisés », les deux tiers des juifs de l’Europe occidentale. Le maître en histoire contemporaine le sait plus que quiconque ici. L’Histoire occulte généralement pour des causes que tu connais peut-être (pas moi. Sauf à considérer l’implication collaboratrice de la France, que notre histoire a toujours minimisée.), ceux que j’ai cité : les politiques, les « bohémiens », qui faisaient sûrement comme maintenant et toujours, déjà « tâche » dans le tableau de « l’Allemagne Eternelle », et les handicapés, mentaux, le plus souvent, qui furent aussi assassinés en France, par milliers, par le régime de Vichy. Et tu dis simplement « que la seule solution pour l’Afrique était la solution finale ». Tu précises que c’est « une terrible conviction ». « Terrible », on est d’accord. « Conviction », possède plusieurs sens voisins : 1- Preuve établissant la culpabilité de quelqu’un, sur la quelle on condamnera et on appliquera la sentence. 2- Acquiescement de l’esprit fondé sur des preuves évidentes; certitude qui en résulte. Qui permets aussi de condamner et de punir. 3- Opinion assurée. Le 2- sur un mode affaibli, mais quand même assuré. Alors tu choisis, lequel ? Tu dis donc « que tu as la terrible opinion assurée, si n’est la preuve, que la seule solution pour l’Afrique était la solution finale ». Et ainsi, tu n’as jamais dit que « les africains étaient des sous-hommes », alors que c’est la « justification » même de « la solution finale ». Et tu n’as jamais dit qu’ils méritaient de mourir, puisque la pandémie fera le « travail ».

    Tu dis « « Comme je ne vais ni réecrire ni supprimer quoi que ce soit, il ne vous reste qu’à faire le ménage vous-même. » »
    Il pourrait y avoir sur ce site des mauvais esprits (je ne vais pas te raconter ce qui s’est passé récemment avec Mine, ça te ferait trop de peine), qui te diraient que les racistes devraient faire eux-mêmes le ménage dans leurs immondices. Rien que des méchants vilains.
    Ta position serait de plus garante de ta bonne foi. Car elle couperait court, à toute insinuation d’illégalité. Comment imaginer que tu voudrais mettre Libragora en péril ? Mais par ailleurs, tu constates que tes propos sont racistes, et tu nous dis que nous aurions raison de les considérer comme tels. Or les propos racistes sont en France illégaux. Donc, en fonction de ta bonne foi proclamée, tu habites un pays où les propos racistes sont légaux. Tu peux préciser ?

    Tu dis « « Voilà, la solution finale dont je parle. Certes, le terme n’est pas merveilleusement choisi,… » ».
    Lust, tes posts prouvent, les uns après les autres, que ta rhétorique est « merveilleusement » efficace, et « merveilleusement » choisie. Une telle erreur de ta part, toi le « surhumain », n’est pas concevable, elle te mettrait, ce qui est proprement inlustrable, au niveau de ces « primitifs et de ces sauvages » qui te préoccupent tant. Pourquoi une menterie si patente ? Un accès de modestie incontrôlé (?), mais tout aussi inconcevable.

    Lust tu t’enterres et tu t’enferres, à vouloir prouver qu’un texte raciste ne le serait pas, à vouloir justifier l’injustifiable. Toutes tes réactions jurent avec le Lust, au moins lucide, qui constate sa propension eugénique et élitiste. Et là on retrouve une certaine cohérence. Un eugénique qui apparaît génocidophile. « A moi les grands moyens. » Un élitiste qui complète et renforce son arsenal idéologique. Idéologie qui permet à son habitude d’occulter les faits. La misère parsème le monde, elle est partout, ici aussi, plus d’une personne sur dix, des millions de pauvres en France, six millions huit cent mille au dernier officiel recensement. Les élites gouvernent ce monde, et elles seules sauraient ce qui est bon pour lui. C’est bon pour le monde cette misère ? Un constat d’impuissance ? Inacceptable pour les forts en thème et en tout. Un problème ? Non, une solution garantie cent pour cent, eugénique, élitiste, totalitaire et génocidaire. L’enfance de l’art de la méthode lustienne, merveilleusement lustrée, si tant, que la lumière diffusée pourrait vous rendre aveugle : « Faire tabula rasa d’un continent entier. Ben oui, alors, ce que j’ai dit… ». Ce que bien sûr tu n’as jamais dit…

    « Impressions d’Afrique » ? Quand j’ai vu le titre de ton commentaire, je me suis dit pourquoi ce roman de Raymond Roussel, à mille lieues de ton texte ? « Tintin au Congo », me semblait plus approprié. Oui, tintin, rien du tout, peau de balle, ça va pas être possible, trop difficile, dur, très dur… Puis, j’ai repensé au livre de Raymond, lu il y a très longtemps. Perdu, après il est vrai seulement quatre déménagements, égaré, mais avec un peu (beaucoup !) de chance, toujours quelque part dans la maison. C’était il y a un ou deux jours.
    Hier, vendredi 6 avril 2007, Marido dépose sous mon nez un carton, en me demandant de le ranger, en attendant (un réaménagement de notre chambre). Ce sont des livres, me répondit-elle préventivement. J’ai soulevé un des coins du carton qui doit contenir au bas mot, une centaine de bouquins. Le livre de Roussel, était là, avec sa procession de « nègres » (le livre fut écrit au début du siècle passé), en première de couverture, qui me scrutaient, goguenards, et semblaient me dire « alors, tu te décides ? ». Le carton fut soigneusement rangé, comme le réclamait ma femme. Le livre est juste derrière moi, sur la table basse du salon.

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours

  26. 7 avril 2007 | Permalink

    Salut Nounours,

    Chez moi, ce livre est au-dessus de ma tête. Avec tous les livres de Roussel. Il y a aussi les oeuvres complètes de Céline, pas loin. Je suis eclectique.

    Bon, je réponds rapidement.

    Merci, tout d’abord pour cette formidable lecture de la pensée lustienne. A ceci près que l’assimilation avec les nazis me déplait fortement. Je me fous royalement de la pureté de la race. Mais alors à un point que tu ne soupçonne même pas. Je maintiens également n’avoir jamais écrit que les africains étaient des sous-hommes. Le problème est ailleurs, à des milliers de lieues au-dessus.

    Comme je le dis plus haut, l’Afrique n’est qu’un épiphénomène d’une solution finale beaucoup plus large, comme FC l’a bien sentie. Je suis sans doute génocidophile, mais ça n’a rien à voir avec ces pauvres africains en tant que tels. Nous, occidentaux, sommes voués au même sort, à plus ou moins longue échéance. Sans doute pour d’autres raisons, mais peu importent les moyens, seule compte la fin. Et la destruction massive du genre humain (génocide, donc) est une certitude chez moi, bien ancrée. Il arrivera de toute façon. Je suis un pessimiste radical, tu le sais, et un misanthrope tout aussi radical. Tu prends comme pretexte le fait que je parle de l’Afrique pour me coller des procès en racisme sur le dos. Ton point de vue est monstrueusement étriqué. En conséquence, tes procès d’intentions, tes coupages de poils de cul lexico-sémantiques et tes jugements, tu sais d’avance où tu peux te les carrer. Car je sais que le problème est bien au-delà de la question raciale. C’est un faux problème que tu mets en avant pour ne pas voir le fond de mon discours. Je pense que si à la place des africains, j’avais parlé des russes ou des américains, les réactions auraient été bien différentes et beaucoup moins passionnées. Passons.

    Tu es un humaniste béat devant la vie, je te l’ai déjà dit, moi pas. Ne t’acharnes pas à me démonter que j’ai tort en disséquant mes discours. C’est perdu d’avance. Ce qui est dit est dit, et si c’est illégal, censurez-le. Je l’ai déjà dit plus haut. Cela ne me dérange pas d’être censuré ou condamné, sauf pour des idées que je n’ai pas.

    Il me semble que le mépris du genre humain n’est préscrit par aucune loi.

    LuS+

  27. 7 avril 2007 | Permalink

    Le généticien André Langaney a vu dans les déclarations de Nicolas Sarkozy une réminiscence de « ce que voulaient faire des gens pendant la deuxième guerre mondiale ». « Il y a des scientifiques d’extrême droite qui pensent qu’on a tout à la naissance et qu’on ne peut plus rien changer. Si on suit ces gens-là, il faudrait presque faire des tests génétiques à la naissance ou faire un tri des embryons pour éliminer les pédophiles avant qu’ils naissent », a-t-il dit sur France Info.
    L’ancien ministre de l’Intérieur avait déjà proposé le dépistage précoce des troubles du comportement dans son projet de loi relatif à la prévention de la délinquance. Mais face aux critiques, il avait dû retirer ces dispositions de son projet de loi en juin 2006. (AFP)

  28. NouNours 7 avril 2007 | Permalink

    Bonjour Lust,

    « béat », le GrosNouNours ?

    Béat : – « Qui exprime un contentement un peu niais, une tranquille satisfaction. » Non. – « Qui est ravi en Dieu, a ou croit avoir des visions, des extases. » Un mécréant ravi en Dieu, et j’aurais des visions ? Non. Bon, j’dis pas, des extases j’en ai, mais seulement avec ma femme, bien fourré dans sa chatte… :-D – Ha, oui, y’a le sens péjoratif : « Stupide, débile. ». Encore un des fonds de ta pensée : NouNours, un humaniste stupide et débile. Lust, tu sais que venant de toi, ça pourrait sonner comme un sacré compliment !? Merci. 8-)

    « « Il me semble que le mépris du genre humain n’est préscrit par aucune loi. » »
    Cher moraliste, maître ès tout et ès moralité, tu oublies les lois morales.

    Au fait, Lust, ce qui devrait aller sans dire puisque que je me suis déjà largement exprimé sur ce sujet fondamental, en terre de libre expression, mais dont je sens bien qu’il ira encore mieux… oui on connaît…, j’espère que la modération, à la fois flic et juge et exécutrice des basses oeuvres in situ (non, ne parlons pas de la séparation des pouvoirs… :-D ), considèrera que ta prose est sans danger pour le site, et ne te censurera pas. Je suis contre toute censure. Avec notre prénom, Raymond Roussel, et la librex, ça nous fait au moins trois points communs. Bon, j’oublie « stupide et débile » ! Tant pis !
    :lol: :lol: :lol: :lol: :lol:

    Bien l’bonjour chez toi
    (PapaGros)NouNours

  29. 7 avril 2007 | Permalink

    Mon gros Nounours,

    Si tes extases sont à l’image de ton fond de pensée, alors elles doivent être bien molles. Mais bon, cela ne me regarde pas, et ce terrain glissant ne nous mènera nulle part aussi ne vais-je pas t’y accompagner. :-D Mais dis-moi : est-ce que ta femme sait que tu écris ce genre de choses salaces sur le site ? :-D

    Alors pour ce qui est des lois morales, c’est comme le reste, tu sais où tu peux te les mettre. La morale est une notion parfaitement subjective. On en a parlé ici, il y a peu. La mienne n’est pas la tienne, et aucune Loi codifiée ne m’oblige à adopter ta morale. Comme c’est heureux… J’ai la conscience tranquille, et je note que l’on aime l’extrapolation ici. Dès qu’il y a un mot ou un raisonnement plus haut que l’autre, de nature à troubler le ronronnement de la pensée officielle, alors il y a une levée des boucliers plutôt comique. Vous agitez les épouvantails du fascisme, du nazisme, de l’eugénisme et de je ne sais quoi encore qui fait aussi peur aux petits enfants que le croque-mitaine. C’est assez systématique quand je donne mon avis sur la marche du monde. Vous vous rendrez compte que je suis un cas désespéré. :-D J’assume le fait que ma pensée soit difficile à tolérer pour des esprits aussi empreints d’humanité et de tolérance que les votres, mais elle est ainsi, et elle n’est pas plus inhumaine que l’humanité elle-même. Alors,

    Censurez-moi.
    Bannissez-moi.
    Lapidez-moi.
    Ecartelez-moi.
    Trepannez-moi.
    Enucléez-moi.
    Rouez-moi.

    Si ça peut sauver l’Afrique; j’accepte le sacrifice. Mais je doute que cela suffise… Si on veut me censurer, qu’on le fasse. Je pense que s’il y avait lieu de le faire, ce serait déjà fait. Non ?

    A plus, mon gros poussinet

    LuS+

  30. 7 avril 2007 | Permalink

    Censurer Lust, mais pourquoi faire , A quoi cela sert-il ? Est-ce qu’on censure la fumée de tabac qu’on fume ou le rictus agressif du chef de l’affront nationnal ?
    censurer lust, notre cher lustucru, reviendrais a censurer ce qui nous permet de nous defouler, a exprimer de nos intestins encombres ce qui doit etre expulsé. Lust est pour nous une chaise … Et on ne censure pas de chaise mais si elle est percée.
    Si on le censure, cela voudrait dire que le lust a des idées. Une petit majorité de francais pour qui l’autre, celui qui habite dans la rue d’a coté est l’etranger. Voila ce qu’est notre lustucru.
    Longue vie a Lust, pour Nous !

  31. 7 avril 2007 | Permalink

    fedydurke, mon petit canard en sucre adoré,

    Merci de prendre ma défense. Il fallait que quelqu’un le fasse, et ce fût toi. Peu importent tes motivations, après tout, chacun notera que tu milites pour ma libre expression. Sache que je militerai toujours pour la tienne, dès lors que tu auras quelque chose à exprimer, ce qui n’est pas encore arrivé, mais sait-on jamais… :lol:

    censurer lust, notre cher lustucru, reviendrais a censurer ce qui nous permet de nous defouler, a exprimer de nos intestins encombres ce qui doit etre expulsé. Lust est pour nous une chaise …

    Pourquoi dis-tu « nous » ? Il n’est pas dit, même compte tenu de mes positions, que chacun ici ait envie de soulager ses intestins sur ma modeste personne… :-D C’est certain que quand on s’exprime péniblement avec des mots, il reste le sphincter. Je ne sais pas, dans ce cas, lequel de nous deux parle le plus avec son cul… :-P

    Je note que tu as cette étrange manie qui consiste à tout ramener au caca. On dirait que c’est une nourriture spirituelle chez toi, une source d’inspiration. Les enfants sont fascinés par cette matière entre disons… trois et cinq ans. Tu vois à peu près où te situer, mon petit biquet 8-)

    Si on le censure, cela voudrait dire que le lust a des idées

    Il faut bien dire que la teneur des tiennes est remarquable. Ton post est merveilleusement écrit, argumenté mieux qu’une thèse de doctorat, et c’est surtout d’une rare élégance… :-D Tu es impayable. C’est pour ça que je t’aime. Mais si, je suis sincère.

    Ta véhémence ne t’avancera à rien. Tu ne pourras ni faire en sorte qu’on me banisse, ni qu’on me censure. Je sais, c’est pénible de devoir me supporter. Et malgré le fait que tu déverses sur moi le contenu virtuel de tes intestins (bon, en même temps, tu ne prends pas trop de risques :-D ) je continuerai à exprimer mes idées. Oh, je sens bien que le fond de ton message est dépité et rageur, et qu’il resume à lui-seul toute ton impuissance et les limites de tes capacités cérébrales. C’est dire si la limite nord est proche de la limite sud… :lol:

    Longue vie a Lust

    Mais j’y compte bien ! Rien que pour le plaisir de te faire chier. Je continue, puisque manifestement ça ne marche pas trop mal. En cas de problème futur de transit, n’hésite pas à lire mes prochaines contributions… :lol:

    Tu es vraiment mignon, mon petit fedydurke. Je te fais plein de bisous. C’est dommage que tu ne veuilles plus jouer avec moi…

    LuS+

  32. 7 avril 2007 | Permalink

    Une autre ! Une autre ! une autre !une autre !
    Hourrah ! Lust est revenu !
    Reviens lustucru, reviens car nous, on a besoin de toi.

  33. 7 avril 2007 | Permalink

    Ben, je n’étais pas parti très loin, hein. J’imagine que tu as réflechi deux bonnes heures avant de poster cette… chose, en double s’il vous plait. Je t’imagine, poussif, cherchant tes mots, te torturant pour savoir comment taper juste… C’est tellement maladroit que ça en est touchant. 8-)

    Allez, pour te faire plaisir, parce que tu es si mignon, et que tu as l’air tellement démuni, je te remets la banana’s dance.

    Personnellement, je ne m’en lasse pas.

    :-D

    LuS+

  34. admin 9 avril 2007 | Permalink

    Inkie t’es chiant. Il s’agit là d’une remarque, qui était une insulte et maintenant on l’utilise à loisir… un peu comme le mot « socialiste » à l’époque de sa naissance ;-) pour autant je ne vois pas le rapport entre ma remarque et le fait de virer ton post…

    Tu t’inscris dans un archétype… et le plus rigolo c’est que ta réponse ne vaut pas mieux que le titre que tu lui a donné…

  35. inkie 10 avril 2007 | Permalink

    bertrand,

    je ne crois pas que l’on puisse dire qu’autochtone s’utilise a loisir.
    c’est meme assez rare finalement de le placer dans une conversation fusse t-elle touristique.
    La preuve, c’est qu’on utilise bien plus le mot socialiste surtout en ce moment.

    Quand a mon titre, il souligne le fait que dans notre pays ( de merde ), il est de moins en moins facile de s’exprimer pour dire des trucs qui ne sont pas trop dans l’air du temps…

    C’est vrai par contre que cela ne merite pas de virer le post encore que , si tu etait un chef un poil tatillon et que tu consideres « autochtone » comme raciste, alors la logique voudrait que le commentaire disparraisse…
    Enfin, bon voila.

  36. admin 12 avril 2007 | Permalink

    http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3212,36-895023,0.html

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