On y lit :
« « Pas de misère, pas de notion de plaisir. Non? » »
rapprochement, à la vérité impropre, qui sera sommairement corrigé (encore) plus loin dans le fil. Commençons sans gêne, par le « plaisir ». Il eût fallu écrire : Pas de souffrance, pas de plaisir. L’absence de l’un, implique le défaut de senti ou de ressenti qui expliquerait l’absence de l’autre. Alors pourquoi est-il des êtres qui ne sont que souffrance, et d’autres que plaisir, et de trop nombreux indifférents, malgré les sensations, excepté à leurs superficiels eux-mêmes dont ils se délectent ?
Si l’on considère « misère », j’aurais pu écrire « Pas de misère, pas d’abondance », mais uniquement dans un accès de pur délire. Effectivement, à chaque instant on peut constater que la misère côtoie l’abondance. Et alors ? En quoi la misère pourrait n’être qu’inéluctable ? En quoi, moins d’abondance pour de rares certains, pourrait-il être mauvais pour tous ? En quoi l’abondance pourrait-elle n’être que mère de misère, alors qu’elle peut, répartie plus équitablement, effacer la misère ?
« « un autre monde, ça va pas être possible » » (?) Oui, mais seulement si on n’en veut pas de cet autre monde.
Un monde plus juste, ça va être possible. Simplement si VOUS, le voulez.
Plus loin :
« « pour la misère, je sais pas si elle existe […] » »
Hier, aujourd’hui comme demain, et cela depuis des années, chaque jour que Dieu fait (bien qu’on pourrait considérer comme indécent, qu’il existe, ou pas, que Dieu soit mêlé à ça, avec ou contre (?) son gré), des dizaines de milliers de personnes ont crevé de faim, crèvent de faim et crèveront de faim. Oui, ça veut dire qu’ils, hommes femmes enfants, sont hier et aujourd’hui, seront aujourd’hui et demain, inanimés, décédés, défunts, feus, disparus, passés, trépassés, sans vie, morts et pas vifs, raides et glacés, raides morts, kapout dans le champ d’infamie de l’ultralibérale mondialisation et surtout de notre coupable indifférence, de notre inique résignation. Tous Morts. De faim.
Au même instant, ici sur Terre, des milliards de personnes hallucinées souffrent de la faim et crèveront après-demain. Et nous aussi, n’est-il pas ? Oui, halluciné ! Non, nous ça sera après après-demain. De bouffes et d’abondances extrêmes.
Et dire con nous avait même pas prévenus… C’est qu’on, hein ?
Nota bene : « misère » : manque extrême de … BOUFFE. Le plus souvent. Pour les uns, ceux qui crèvent. Et d’empathie et de morale. Pour les autres.
(Encore) plus loin :
« « S’il n’y a pas de mal, y’a pas de bien etc.. la disparition de l’un entraînant celle de l’autre. » »
Peut-être les mots les plus justes du fil, qui le seraient vraiment, si n’étaient les relents de fatalisme résigné et cette désinvolture lamentable, qui le parsèment. Y’a des tonnes de bouquins qui ont été écrits sur le sujet, et bien sûr (presque ?) personne n’a le temps, le goût, de les lire, mais que cela ne nous empêche pas d’y mettre quelques rapides précisions… Alors précisons. Avec concision. Si. Je vous l’assure. Autant que le permet le sujet.
Le bien et le mal ne pourraient exister l’un sans l’autre ? Un homme de bien ne pourrait exister ? J’en ai connu au moins un. Je doute donc que la disparition de l’un entraînerait celle de l’autre. Mais au-delà de cette vaine question, « disparition » n’est pas le mot qui convient. Trop souvent, il s’agit bien plus de nier leur existence, leur réalité, et de les réduire à de simples concepts, pures vues de l’esprit, et alors de disconvenir de la morale elle-même. La morale une invention humaine ? Oui, si on la confond avec conformisme. Celui même qui nous évite de penser et de réfléchir, à croire que les pensées et la réflexion, ça pourrait nous empêcher de bander, ben non, ma femme vous le confirme, conformisme qui ne fait de chacun de nous qu’un pauvre et indécent décalque de l’autre. Et par infection, de tous. De cette infection qui détruit la Diversité, qui nous fait tous, le même.
Mais, permettez-moi un « petit » détour, et remontons aux sources de notre brève histoire locale. Il y a un peu plus de 4,5 milliards d’années, « ici », il n’y avait « rien ». Pas de système solaire, rien qu’une nébuleuse en rotation, composée de gaz et poussières. Dans ce gaz et ces poussières il y avait pourtant déjà tout. Tous les éléments atomiques. Le Tableau de Mendeleïev au grand complet jusqu’au plutonium, forgés en partie dans le creuset nucléaire des étoiles, et pour le reste par les supernovae qui seules possèdent l’énergie suffisante pour synthétiser les éléments les plus lourds. Une supernova est une étoile en fin de vie qui explose. Ayant consommé tout son combustible nucléaire, la gravité reprend ses droits et l’étoile s’effondre sur elle-même. Presque instantanément. Quand elle atteint une taille de quelques dizaines de kilomètres, les forces nucléaires obéissant au principe d’exclusion de Pauli, contrecarrent la gravitation avec une des énergies les plus dantesques de l’Univers depuis le « commencement du Monde ». L’étoile « rebondit » alors en une explosion cataclysmique qui synthétise et expulse la matière dans l’espace alentours, ainsi qu’un souffle de particules éjectées à une vitesse proche de la lumière, les rayons cosmiques. Pendant quelques jours ou quelques semaines, la supernova brille dans le ciel comme cent milliards de soleils réunis. C’est le souffle d’une telle explosion qui a fait s’effondrer notre nébuleuse primitive, amorçant la formation de notre système solaire, il y a quatre milliards et demi d’années. Pour être presque (?) complet (?), la nucléosynthèse primordiale, celle des premiers instants de l’Univers, produisit quelques éléments légers, dont le plus lourd, le lithium. Et ne me faites pas dire que l’Univers prévoyait dès sa formation, certaine dérive du psychisme humain. La nébuleuse comprenait déjà tous les éléments atomiques, et a fortiori tous ceux nécessaires à la vie. Mais il y avait aussi bien plus. On y trouvait des molécules prébiotiques, basées sur le carbone dont la versatilité chimique permet notamment l’apparition des enzymes et des protéines, essentielles dans la chimie du vivant. L’eau, sans laquelle tout en serait resté là , était également de la fête. L’oxygène aime follement se lier (bon, chimiquement), et l’hydrogène se laisse faire avec une complaisance incroyable. L’eau surgit de ces noces cosmiques. Tout était en place pour que vienne la Vie. Il ne manquait plus qu’un endroit « accueillant ». La Terre se forma à la bonne distance du soleil. Un peu plus près, elle deviendrait une bouilloire infernale, un peu plus loin, une boule de glace étincelante. Malgré ces circonstances favorables, ce ne fut pas une sinécure.
La Terre orbita autour de son soleil un milliard de fois, tourna sur elle-même des centaines de milliards de fois, et pendant ce temps là , telle une touillette géante, les forces de marée solaires et lunaires brassaient sans relâche l’océan primordial, avant que la « mayonnaise » ne prît. Et la Vie s’épanouit alors sur Terre, dans la Diversité qu’on lui connaît. Jusqu’à nous, trois milliards (et demi ?) d’années plus tard. Nous, qui sommes tous sur Terre, comme le dit si joliment (et justement) Hubert Reeves, de la poussière d’étoiles. Oui, il est gentil Hubert ! De la poussière d’étoiles sans morale ? Des putains d’enfoirés, oui !
On a écrit et dit un nombre effarant de foutaises sur l’apparition (*) et le développement de la Vie sur Terre. A commencer par cette sélection naturelle au sens que seuls les « plusss » forts, les « plusss » mieux adaptés survivraient. Nous qui avons survécu, serions-nous les « plusss » mieux, et donc serions-nous tous des Apollons avec la force d’Hercule, la sagacité d’Ulysse et la sagesse des Sept de la tradition grecque ? A moins que ce ne soit plutôt dans nos rêves eugéniques de sélectionneurs fous ? Cette thèse (?), cette fou-thèse plutôt, est atomisée par la réalité du principe de Diversité qui interdit, sous peine de non-vie à la première catastrophe planétaire, à la première chute (qui n’ont pas manqué), qui interdit donc de mettre « tous les œufs, qui de plus seraient tous les mêmes, les « plusss » mieux, dans le même panier, sans doute une possible île paradisiaque (?), déglinguée avec sa crème, mais si, les « plusss » mieux, par le premier tsunami qui passerait par là ».
Et que penser de la soi-disant contingence (se dit de ce qui aurait pu ne pas se produire (?)) de son apparition ? La Vie aurait pu ne pas apparaître sur Terre ? Tous les, si la supernova ne s’était pas produite, si la Terre avait été une fournaise, ou si une boule glaciale stérile, si une comète géante avait carrément éclaté la Terre, si l’eau avait manqué, si Dieu n’avait pas voulu, si la connerie n’existait pas, et le meilleur des si pour la fin, le plus rigolo, le plus surréaliste, le plus « plusss », et si y’avait eu rien (sic), tous les si (**) du monde, maintenant « si » contingents (se dit aussi de ce qui est de peu d’importance), s’effacent devant ce simple fait : La Vie est là sur Terre.
Que la contingence et le hasard aillent se faire foutre (***), la Vie et donc le Destin, sont là .
(*) : Et ça continue : la bête créationniste « auréolée d’une intelligente intention », se relève et essaye de lustrer son poil poisseux. L’abbé et chanoine Lemaître, inventeur de la théorie du big bang, doit se retourner dans sa tombe, lui qui mettait la foi religieuse et la science sur deux plans absolument distincts.
(**) : On aura noté, à seule fin d’épargner les lecteurs les plus fragiles, qu’ils sautent de suite cette note navrante, l’absence remarquable du très rare si, « Et si mon cul c’était du poulet ? ». Voila qui est réparé. Pour aficionados uniquement. Et pour être tout à fait clair : NON, c’est pas du poulet !
(***) : Hé merde (****), les lecteurs fragiles !
(****) : Boudiou (*****), les lecteurs prout prout !
(*****) : Putain (******), les lecteurs croyants !
(******) : … (*******) … !
(*******) : Désolé !
Au-delà du bien et du mal, par-delà la morale, il n’y a rien. Sinon des délires qui voudraient se parer de philosophie, et tous les fanatismes de toutes crédulités divines, religieuses, politiques, idéologiques, fascisantes, staliniennes, ultralibérales, ou athées. La Morale est une réalité du Monde qui nous inspire, maintenant si peu, à fonder la nôtre. S’il y a une morale naturelle, fondamentale, essentielle, primitive, première, c’est bien celle, indéfectible et d’une évidence qui crève les yeux, de l’Univers en lui-même, qui est de « mettre la Vie au Monde ».
Nous sommes tous là , tous les êtres vivants sur Terre, et beaucoup plus loin, partout dans l’Univers, pour en témoigner.
Nous voici rendus à la conclusion. Pas vraiment joyeuse. Ben oui, je l’ai déjà lue. Surprenant, non ? Vous vous y attendiez quand même un peu ? Moi aussi. En toute confidence, ce n’est pas tant ça qui me rend triste, que moi et vous. Entre vous et moi, il y a dans tout ça, ma famille et plein d’autres personnes que j’aime. Et vous. Et moi. Et tous les autres. Et tous ceux qui seront. Et l’empathie, l’humanité, la compassion, l’amour, la morale qui seules peuvent nous aider à retrouver la raison. Après la conclusion j’ai mis un truc qui pourrait s’appeler postface. Bon, vous verrez bien. En plus, c’est court, très court. Ça fera toujours un peu de la concision promise… Allons-y. Tout ce qui tend sciemment à enlever la Vie au Monde est immoral. La destruction en règle des choses vivantes animales et végétales de notre planète, ce dont nous sommes tous ici responsables, sans la moindre circonstance atténuante, « est », d’une totale immoralité. Doublée d’une inconscience, celle qui nous fait nous asseoir sur la caisse d’explosifs dont nous avons allumé la mèche, et bien obligé, c’est le seul endroit où nous poser, inconscience qui serait risible en d’autres occasions. Pendant longtemps, notre ignorance pouvait à la rigueur être comptabilisée pour notre défense. Nous n’avons même plus cette piteuse excuse. Quant à notre propre espèce, qu’hypocritement nous plaçons si haut, nous acceptons, hors la morale, qu’elle tombe en déshérence, nous acceptons les politiques les plus abject(e)s, nous acceptons pour que quelques uns se sentent « plusss » mieux, que des milliards de personnes croupissent dans la plus crasse ignorance, nous acceptons que pour le « plaisir » immonde de quelques uns, des centaines de millions de personne pourrissent et crèvent sur pied. Nous nous méprisons, nous et la Vie, d’un mépris, ordinaire, ignoble. En toute connaissance, nous détruisons notre planète. Et sa Vie. Et en tuant la Diversité, nous nous condamnons. Biologiquement et moralement. Des vrais putains d’enfoirés (*). Chers putains d’enfoirés, il va falloir nous décider à œuvrer dans le sens de la Vie, à être moral. OUI.
(*) : Je sais, les lecteurs fragiles… On vient de me prévenir, le help-desk délocalisé en Inde, qu’ils étaient tous trépassés. J’avais le sentiment qu’ils n’iraient pas jusqu’au bout. Mais j’imaginais toutefois que les mots étaient inoffensifs. Sinon, rien qu’ici, on serait mort bien plus d’une fois, non ? Mais, si pourtant, on était d’une manière ou d’une autre immunisé ? Je sais depuis longtemps que la carte n’est pas le territoire, que le mot n’est pas la chose, que derrière n’importe quel discours, il faut atteindre sa source, sa réalité, ou au moins sa vérité, si tant est qu’elles existent. Ça doit aider à résister, ça. Alors, la parole pourrait-elle tuer, comme l’action ou l’omission ? Possible, mais avec l’intention et certes pas sans une autorité qui pourrait l’imposer. Et avec un minimum de collaboration de la part de la victime, ou du tueur à la « procuration ». Enfin, j’en ai l’impression. Et il y a les manipulations, bénignes ou malignes, avec là pareillement plus ou moins d’autorité impliquée. Aussi les mots fanatisés, à l’usage des fanatiques. Le help-desk vient de rappeler. Une erreur de traduction, trois ou quatre lettres, un « très passé » pour un « vite passé ». Les lecteurs fragiles sont tous vite passés. A autre chose. Quelques mots qui glacent, et les mêmes mots à quelques lettres près, qui rassurent. Ne jamais oublier que le mot n’est pas la chose. Que seule la réalité, ou à défaut la vérité, devrait nous toucher, nous glacer, nous rassurer, nous émouvoir. Difficile. Et beaucoup de textes nous proposent sans ambiguïté un voyage imaginaire. Il faut alors se laisser faire, laisser jouer librement les mots, leurs associations, l’imagination. Puis, revenir sur Terre. Les mots peuvent faire mal, très mal, même sans le vouloir. Donc pourquoi, à la limite, ne pourraient-ils tuer ? Comme un accident mortel… Revenir sur le langage, réfléchir, y travailler. Une note personnelle…
Et un singulier message personnel en guise de postface, mon message personnel à notre ineffable Club des cinq, du début (Retrouvez-les ici, sur Libragora, dans leurs fascinantes aventures forumesques !), pour lesquels j’ai fait spécialement concis (même avec un minimum d’énergie renouvelable, ça devrait être facile à lire), un message personnel pour Tous.
Chers amis :
« « «
La Vie, comme principe universel ?
La vie, des êtres ?
Notre vie, poussière d’Univers ?
Une simple question de morale.
» » »
Bien l’bonjour chez vous
(PapaGros)NouNours


8 commentaires
Si de si petits mots provoquent de si nombreuses phrases, je pense retourner à mon mutisme rapidement
.
En lisant bien, je me dis que tu as plutôt bien compris le fond de ma pensée, aprés si je me sers de trois mots et toi d’un paragraphe… Simple question d’expression.
En ce qui concerne mon association à ton club des 5 (des 5 quoi?), je ne sais si je dois crier honneur ou horreur.
Simple question de lettres.
Accepte que certains décident de ne pas sauver le monde, mais plutôt de profiter du peu de temps qu’il leur reste. Cela n’inclue pas qu’ils n’en sont pas conscients. Simple question de choix.
Bonne soirée
Salut Nounours
Je trouve ton texte très réussi. Jeux de mots et paradoxes, métaphores burlesques, rebondissements…Un chouilla trop baroque à mon goût, mais très réussi.
Je rajouterais juste que sauver le monde est difficile, quand on est déjà incapable de rendre la vie de ses proches plus facile et plus vivable. M’enfin on fait de son mieux, et peut-être qu’on finit par progresser à force, et par leur rendre le quotidien moins insupportable. Si ce n’est pas sauver le monde, c’est déjà pas mal.
Tu aurais aussi pu philosopher sur les définitions de « justice », « vie », « monde », sur le degré de réalité de ce qui n’est pas nommé, en tout cas ce sont les prolongements éventuels que je décèle à la lecture de ton texte (peut-être pour une prochaine fois ?).
Il m’est très agréable de faire partie du groupe des cinq. J’apprécie très diversement mes quatre acolytes, mais tous ont des qualités qui les rendent profondément estimables. Ecouter du doom avec Lust, lire du Sade avec Inkie, composer de la poésie avec Ogrouski, folâtrer avec Jelly, voilà autant de sources de mieux être, autant de chances de changer ses pulsions morbides en désirs, de vie, d’amour, qui métamorphoseraient la devise « sauver le monde » d’un désir frustré et refoulé en une façon de vivre inconsciente.
Bonsoir Nounours,
Bonsoir Jelly,
Bonsoir ffenix,
Bonsoir Aude,
Bonsoir Bertrand,
Bonsoir PJ,
Bonsoir Inkie,
Bonsoir FC,
Bonsoir Ogrou,
Bonsoir Fedydurke,
Bonsoir à tous les libragoriens présents, ex, futurs et futurs ex,
Voilà , certaines circonstances m’amènent ce soir à comprendre qu’il est pénible et usant d’avoir sans cesse à se prouver à tout prix que l’on existe. Je me comprends.
Pour une fois, je ne vais pas couper les poils de culs en trente-quatre dans le sens de l’épaisseur. Il y a des jours où j’en ai marre de mes grandes phrases à rallonge, à tiroir et à triple fond. Oui, marre. La nausée, la saturation. Marre de me lire, marre d’écrire. Enfin, marre, quoi. Aussi, je ne vais pas disséquer ton texte, mon gros Nounours, d’autant qu’à l’heure qu’il est, il se pourrait bien que tu sois bien fourré en certains lieux que je ne nommerai pas, et tu as bien raison. Non, en fait, ton texte, je l’ai rapidement survolé, je préfère être honnête, et sans doute le lirai-je demain à tête reposée. J’y répondrai calmement, pour une fois, sans esbrouffe. J’en vois d’ici s’inquiéter pour ma santé mentale. Mais non. Non, ce soir, point d’arguties, point de sophismes, point de querelles sémantiques. Ce soir, je voudrais entonner une petite note d’espoir, de gentillesse, d’optimisme et de fraternité. Non, vous ne rêvez pas. Pas encore. Je vais faire du hors sujet, certes, et je m’en excuse, mais il faut que je vous dise, là , maintenant, tout de suite…
…Vous voyez, quand je lis ce qui est écrit au-dessus de ce post, je me dis que je vous aime. Vraiment. Tous autant que vous êtes. C’est vrai, on s’étripe par mots interposés, on est pas d’accord sur tout, voire même bien souvent d’accord sur rien, mais sur le fond, si nous sommes là , c’est pour faire avancer une certaine idée de la tolérance. Si, si, c’est vrai. Car la libre-expression, c’est aussi cela : tolérer que certains ne pensent pas comme nous. Oui, je sais, c’est difficile, plus pour certains que pour d’autres, mais l’un dans l’autre, nous n’y parvenons pas trop mal, même si cela ne se passe pas toujours dans la joie et la bonne humeur. Et si nous restons sur nos positions, dans le fond, c’est aussi parce que nous sommes à l’image d’une certaine diversité, preuve que la pensée unique ne nous a pas phagocyté complètement les neurones. Enfin, c’est très relatif, la pensée unique des uns n’étant pas nécessairement celle des autres
…
Imaginerions-nous un site de librex digne de ce nom où tout le monde penserait pareil, où chacun serait toujours en phase avec les autres ? Peu probable… La plupart du temps, on pinaille, on chinoise, on se borne, mais c’est souvent notre ego qui parle pour nous (je parle surtout de la gente masculine, lÃ
). Après tout, qu’importe ? Où pourrait-on s’exprimer avec autant de lattitude qu’en ce lieu et mettre à plat (sans coup de poing dans la gueule) autant d’opinions différentes ? Nulle part.
J’ai armé beaucoup de conflits avec des provocations douteuses, de l’ironie, de l’enflure égotique, de l’autosuffisance à revendre, de l’autosatisfaction au kilo, tout cela je l’admets. D’autres fois les conflits ont été générés par des idées dont la nature même était provocante, et je l’ai souvent fait en connaissance de cause (et de conséquences), pour faire bouger un peu les choses, pour provoquer le débat, pour me confronter à la pensée d’autrui. Un genre de sport cérébral pour se prouver que l’on est encore vivant, encore capable d’argumenter et d’exprimer une pensée (plus ou moins) cohérente. Cogito ergo sum. C’est comme cela que l’on avance. Je pense comme je pense, mais après tout, je ne suis qu’un homme. Puis ces idées, je les ai toujours défendues (même indéfendables), parfois je les ai mises en question, précisées, parce que voilà , bien souvent, j’écris, et je réflechis rationnellement après. Vous vous en êtes rendu compte, non ?
Mes mots dépassent ma pensée, parfois, où la réduise pour lui donner plus d’impact, pour la rendre en quelque sorte plus racoleuse. Ce petit post est une sorte de mea-culpa pour tous mes récents débordements, mes écarts de conduite et mes frôlements avec la légalité. C’est aussi un cri d’amour. Nous formons, mine de rien, une petite famille charmante et hétéroclite, à laquelle je tiens, je dois bien vous l’avouer. Il n’y aucun déshonneur à dire des choses aimables. Ce n’est pas souvent que ça arrive ici.
Merci à vous et bonne nuit.
LuS+
Bonjour Tous,
Un GrosNouNours qui ose encore sa prose, oui pas grand-chose, qui tel une peste mais modeste, vous grappillerait le peu de temps (?) qu’il vous reste (?). Vous avez bien raison vous les moqueurs, surtout si vous (affectez de) pensez que de ce Monde, de ce sol pleureur, je nous voudrais sauveurs. Effectivement je ne suis pas à la hauteur. Il faudrait un des ces en tics zéros qu’on ne reverra pas de si tôt, prêt à tout et à y laisser sa peau. Définitivement je ne suis pas celui qu’il faut, mais un simple GrosNouNours grotesque et à l’occasion falot. Tout juste avançais-je qu’on arrête de massacrer cette minuscule partie de Galaxie où l’on vit, et l’étayais-je avec ce qui pourrait ne pas être que des arguties. J’y évoque même certaine fondation morale, si je vous assure, mais y’a pas de mal. Le Club des Cinq est une réminiscence d’enfance, les récits des aventures de quelques enfants pendant leurs vacances, il y avait aussi un chien, Dagobert je pense. Y’a également le langage, mais ça sera pour d’autres pages.
Merci pour vos commentaires. Jelly merci pour ces larges sourires à tomber par terre. ffenix merci à te lire me prendrais-je presque pour un savant ès littéraire, pour ta gentillesse, tu sais qu’tu sais y faire. Lust merci pour tes mots apaisants, pour ton ironie discrète, légère, sincère.
Amicalement
Bien l’bonjour chez vous
(PapaGros)NouNours
merci machin, merci truc….et moi, je sens le paté ?
Dois je me parfumer au miel de lavande pour plaire aux plantigrades ?
Bonjour Inkie,
Heureusement que ça « tombe » sur toi, « Toi » qui est le seul, avec Ogrouski j’espère, à pouvoir me pardonner, cet oubli impardonnable.

Mais soudain, un doute m’étreint ! Accepterait-elle, SINCEREMENT, et ré(raie ?)publiquement, de sucer un ours ? 
Vive la République ! Vive la France !
Je profite ici de te remercier publiquement, Toi et Ogrouski, pour tous vos commentaires, suffisants et nécessaires à ce site, quels que soient les sujets, et quels que soient les NouNours impliqués. Vous avez d’ailleurs vécu pendant des années dans le total bonheur de la librex sans un NouNours propre à vous faire regretter cet âge d’or exempt du moindre plantigrade ! Et dire que c’est maintenant, Lust, qui vous fait sangloter aux souvenirs de ce bon vieux temps d’avant son implacable et inexorable venue !
Les temps changent !
Et c’est pas trop tôt ! Pour marquer cette transmutation je voterai dès le premier tour pour Ségo. Oui, Inkie, le choix d’un GrosNouNours et je le sens, avec ton assentiment, d’un GrosConggggggggg. Mais je ne pourrai m’empêcher de penser à ce PetitConggggggg délicatement fourré, que Ségo cache entre ses cuisses. Enfin, un Président (étant entendu que « la présidente » ne peut être que la femme du président, soit notre toute mignonne Françoise Hollande), Ségo donc, un Président que je pourrais (enfin imaginer) baiser, sans « arrières » pensées.
Sexiste le GrosNouNours ? Non, et oui si vous voulez, mais plus simplement chanceux d’avoir une bite, pars’que Marido elle, elle a une chatte … et surtout un NouNours, mielleusement anatomique… Et que chaque petite chatte exsude son miel pour « sa » belle bite bien dure et bien veinée !
Bien l’bonjour chez vous
(PapaGros)NouNours
PS : Ts, ts, ces esprits rationnels … qui croient pouvoir sortir impunément un vendredi 13…
NB : Oui, vous devez commencer à comprendre, chers bientôt voire maintenant nostalgiques, pourquoi Libragora sans commentaire de plantigrade, ça devait être quelque chose !
Dire que si j’avais pas réclamé, tu nous aurais épargné ce post incompréhensible ou il est question de voter pour Ségolene et d’echanger ta voix contre une pipe au miel présidentielle.
Bof , fais bien comme tu veux mais tu es dans l’erreur la plus complete et tu le sais.
Vote plutot pour Arlette ou Marie-georges, ce sont des filles aussi. Moins bandantes certes mais qui sait…peut etre plus délicates du palais ( presidentiel of course )
bonjour, je suis parti avec ce texte et celui de Lust, la réponse de Jelly, et j’ai repiqué « dedans tous » sur les textes que je pose sous ma une
le club des cinq
le clan des sept
la cène aux treize
les revoltés du Bounty
et je suis pas en forme