• Internet

  • 16.avr
  • Unis dans la séparation
  • Est-ce que Facebook, le plus grand réseau social au monde, reflète le nouveau monde social ou bien s’agit il encore une évolution de l’ego condamné à décevoir et à éloigner davantage les gens ? Voici une analyse fondée sur la philosophie de la Kabbale.

  • Médias

  • 23.mar
  • APPRENTIS SORCIERS
  • Salut tout le monde, un petit appel au secours pour une prise de conscience salutaire:
    Pour que les élections de 2007 ne ressemblent pas à celles de 2002!

  • High Tech

  • 16.fév
  • Les Nanotechnologies : danger pour les libertés démocratiques ?
  • « En attendant la cybernétique, les flics ». C’était un des slogans de Mai 68, et j’avais même provoqué l’hilarité d’une salle comble d’invités à un colloque en la rappelant, tant il est évident que je n’étais pas né à l’époque de Mai 68… Mais passons. De quoi est-il question ici ?

  • Histoire

  • 07.fév
  • Avant-Propos nouveaux
  • Je voulais d’abord dire quelque chose de mes aversions climatiques. Quoi, ne vit-on pas à une époque où le climat devient aversif?

Tiempo sans tempo

La condition du mouvement, en croisière de détente, est aussitôt tordue et perdue, qu’à vouloir se l’accaparer, la voie où elle se montre utile devient un défi.

Tout bouge dans la vie et l’univers, tout bouge et aussi à l’intérieur des choses, bougent les nécessités de bouger, rythmes et déambulements sont en notre aller comme un rail de synchronisée exactitude, même ce qui ne bouge pas a l’air de se mouvoir de façon statique, et en restant suspendu dans un irréfrénable non mouvement fait souffler le toqué de l’impatience.

par gloria

Contons ces mouvements précis, ces annulations de nos affections, énumérons le perpétuel déchiffrer de nos actes si actuels en performance quantitative, et le bouger de notre pensée devient soudainement mathématisé, calculé et la température de ce constat refroidit nos inavouées danses juste entamées. Oui nous sommes esclaves de mouvements du cosmos, ces aller et venir de différents mondes nous conditionnent, nous dirigent au point que le coeur s’il bat trop vite est étudié comme anormal. La dame voulait mourir mais son cœur ne battait pas juste, elle avait un cœur qui battait vieillesse, et la société lui dit : tu meurs normal ou alors tu ne meurs pas jusqu’à ce qu’on t’ait réglée pour mourir.

Elle mourut un jour sans avoir vérifié son compteur de tacs.

Nous partîmes, pour un voyage sans rythme, pour une croisière sans scie d’eau, les inexactitudes de nos gestes furent si accomplies que nous avons eu peur d’avoir franchi la perfection du désordre, ce fut si doux d’exister même en mourant dans une musique incivilisée. Elle est morte sans pleurer dix fois, elle a pleuré dix-huit fois et elle a cassé sa montre en tombant, dehors le port était très joliment illuminé, même le voyage ne fut qu’un chaotique mensonge, nous n’étions pas partis, car il fallait faire la file pour sortir du port et chacun son tour, nous avons voyagé sur le pont en regardant les jours passer vers la fin, et nous n’avons pas compté les grains de vie qui lui restèrent, car on l’avait prédit qu’elle allait mourir en deux mois et elle n’était pas sûre : mais si le docteur le lui disait, il fallait que ce soit vrai ?

À l’aube du troisième mois elle fit entendre le mouvement de la mort, son souffle m’a énergisé l’âme et un circuit de sentiments passèrent dans mes veines, et j’ai pu m’envoler dans le néant pendant quelques secondes improbables, et j’ai su que la vie est une surprise et que la peur est son cadran.

Si tu vois ma fille dis-lui que je l’ai aimée infiniment : on se demandera après, qu’avait-elle voulu dire par infiniment, énormément ? Pour toujours ? Sans limites ? Peu importe elle avait aimé : un jour une vie, que ce soit un amour simplement.

Quantifier l’existence, drôle de sport humain, vérifier les instants, bizarre tentative de justifier une raison, ce tic et tac absurde qui vit à notre place, le temps est arrêté au sommet de nos heures et la silhouette de nos expressions reste intacte dans son paquet en cellophane, on voit tout à travers, on peut dire les détails, les uns après les autres, faire des listes de choses et puis critiquer la confection.

Elle est vieille, mais elle doit mourir à l’heure établie par le calendrier, pas le dimanche car les croquemorts ne sont pas de garde, et le septième jour l’on doit se reposer, pas mourir…

La mort est en transit, à travers les chemins de gens, un équilibrisme particulier se promène dans le désordre magique de nos parties de corps qui veulent exister et désarçonner les montures, la bête ne veut pas être chevauchée, ni calquée, libre de toute vergogne elle se bat pour déshabiller les bottes des maîtres, et là soudain le temps s’arrête et vite comme la lumière passe à travers les mondes et laisse derrière lui les étoiles et le monde parait si infiniment petit et fragile que la vie est ridicule, si inexplicablement astucieuse et filante, sur un sifflement des années, les images du monde s’envolent loin des nécessités des convenances, le rêve court sans mourir et la main serre sans toucher, le pas mord sans se plier et l’œil perd son image sans pleurer : vivre, et l’âme vivante revivre, surgir des eaux après avoir bu la mer entière, et pour voler il suffisait la pâte de l’oiseau.

Je suis si jeune, je veux être vieille et belle, l’enfant et le sage, le temps m’importe peu, à mon âge mon corps bouge malgré ce que dit le boulanger et mon pain est bon malgré que les jeunes femmes vieillissent, tu sais ces numéros de rue qui m’empêchent d’arriver chez quelqu’un, ces escaliers de cent échelons qui me fatiguent d’aimer mon tendre et doux avant de l’avoir perdu.

Bon. Les tremblements de terre de la carcasse humaine sont comme un silence sourd, les parois de mon ventre sont maigres comme mes repas et tombent les unes après les autres pour me détruire la danse, mais je veux survivre, je suis la bénie de la « calle mayor » vierge de Guadalupe, métissée inexacte de mon créole de monde, je ne contrôle rien, je vais mourir à la plage semble dire l’oracle, mais je suis déjà revenue de là et je vivrai encore, le bouger des vagues m’énerve, je crois que je vais mourir un autre jour, le jeudi matin me tape sur le système.

Savez-vous que chaque instant est ailleurs et en ce moment je ne sais plus qui j’étais ?
Parce que je vole comme un papillon à chaque coup de vent, peu m’importe qu’il vienne du nord ou du sud, je vais atterrir dans le jardin de Mme Belinger, celle qui cultive sept roses rouges pour son curé.

Je jure que je ne compterai plus les spaghettis, car cela ne m’empêche pas de me taper toute la casserole, et cela avec le sourire sur les lèvres.

Ben ouais…

J’ai tout organisé pour que se soit totalement inattendu et inespéré, voire dilué dans le temps, perdu dans l’horizon au point de ne pas savoir. Qui sait peut-être cela n’arrivera jamais, la date est trop lapidaire, je vivrai comme elle, éternellement dans ma grotte bleue, jusqu’à ce que le temps des choses soit révolu et que la vie enfin commence.

Madame Coccinelle

6 commentaires

  1. surfiste 27 août 2007 | Permalink

    La vie est un voyage dont le but est la mort. Tout au début, l’insouciance, la joie des étapes, l’envie de voir des nouveaux pays, on ne voit pas le temps passer. Puis arrive un temps où l’on ne trouve plus de gout aux choses. Les yeux ne voient plus au loin, le regard s’éteint, le cerveau n’est activé que par les gémissement qui percent du fond de cale de cette embarcation à l’intérieur de laquelle on s’ennuie. On écoute, on reste immobile, les bruits et les craquements deviennent un sujet de questions, puis de préocupation, arrive un jour ou l’on comprend. Pauvre navire, ton temps est impartie, tu as déjà fait une longue route, la destination se trouve là où tu finis, et toi seul le sais, même pas, d’ailleur. Que vogue la galère, jusqu’a ce que le rythme du tambourin qui résonne en ton coeur laisse la place au silence, au silence de la mort. La perte de toute activité, plus rien, un néant entre quatre planches, à terre, le voyage est finie.
    Un sursaut, en profiter, c’est le cap à franchir, t’affranchir de ce rythme obsédant, quand tu ne l’entendra plus, c’est que tu sera mort.
    Vis! vis! rattrape le temps perdu, toutes ces escales que tu as laissés filées, geignant au dessus de la fosse, sans jamais y tomber, ce n’était pas le moment, celui là, tu ne le connaitra pas. De même que ta naissance fut un temps de silence annonciateur de la mélodie de ta vie, de ton existence, la partition se finie bien sur un silence, aussi, ça c’est sûr. Entre ton premier cri de nourrisson démarrant sa nouvelle vie et les hurlements de reproche à l’approche de la mort, as tu pris le temps d’aimer ce voyage gratuit? en d’en remercier, et la vie, et la mort, elles vont ensemble, inséparrables, et si la première t’as donné la possibilité de planter des arbres du bonheur, la deuxième aimerait recueillir les fruits, dans ton dernier souffle apaisé, c’est son rôle, c’est le but. Le temps du voyage est pour ce vaisseau nommé corps; l’âme, elle, n’est que la passagère invitée, et aussi le seul maitre à bord. Tout ceci comporte des obligations, c’est ainsi.

    8-) Ogrouski 8-)

    //////////////////////////////////////////////
    Ps, oui, va fan cullo, je suis hors sujet, ok, diablollita :-D

  2. gloria 27 août 2007 | Permalink

    ben voilà…

  3. inkie 28 août 2007 | Permalink

    je suis hors sujet,

    Comment veux tu etre hors sujet ? Car sujet il n’y a

  4. gloria 28 août 2007 | Permalink

    voilà einstein….

    critique d’art..

  5. PrivateJoker 4 septembre 2007 | Permalink

    THALATTA

    Des soi, l’Autre
    Déçois nous, mère nôtre
    Déçois la chère de tes apôtres

    Tendre obole
    Machine molle

    Joue à j’aimais
    Suie, nous
    À jamais
    Nuitée

    Défibriller l’allonge
    Des raisons qui pourrissent
    Que le silence ronge

    Pour savourer, augustes
    Tes hydres qui fleurissent
    En ce sommeil du juste

    Equarrir tes remèdes
    Précipité d’abysse
    En faire que tu cèdes

    À nos coups de butoir
    Nappage d’immondices
    Centré en vil espoir

    Overdose
    Mucoviscidose

    Ou styliser nos âmes
    En déforme de hure
    Au moyen d’oriflammes

    D’une couleur étrange
    En l’acquêt de luxure
    À séduire tes anges

    En leur cubique ronde
    Fracasse fière allure
    Anomiale faconde

    Naître ou pas dans un bouge ?
    Telle est la question sûre
    Que se posent tes rouges

    Lumierrante
    Malévoluante

    Où tu t’épuises en bruits
    S’échangent des ovaires
    Donc la vie est violeur
    Qu’on souhaite impérissables

    Tu attises nos fruits
    Dont le goût est colère
    Serties en déshonneur
    Evolution jetable

    Aime-nous à jamais
    Aspire à ta foi
    Nous qui assurions
    L’amorce à trépasser

    Aime-nous à jamais
    Expire en tes rois
    Nous qui centurions
    Une force à t’effacer

    Aurore
    Sémaphore

    Ça, vouloir vaut tant
    Ça, vouloir veut temps
    Ça, pouvoir ne peux

    Attends

  6. gloria 2 décembre 2007 | Permalink

    du pisco ?

Poster un commentaire

Votre email n'est pas publié. Les champs obligatoires sont marqués *

*
*
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes