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  • Si ce n’est pas déjà fait, avant de commencer ce texte, lisez « Avant-propos nouveaux » d’Émile (Ze Doc). « New bottle, old wines » en est directement inspiré.

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  • Quand je vous vois, mon inconnue, je vous voue ma foi, épicée et crue.
    D’autres ne perçoivent rien or moi, j’admire une déesse :
    Une simple femme, un regard, d’insolents seins, un sourire, une démarche, de rayonnantes fesses…
    Et même si tu n’es pas celle qui m’assujettira en vie,
    Ta féminité est une dentelle qui soudain attise mon envie.

Le Registre Humain®

L’enfant matricule 256/859N005/2A arriva accompagné d’un travailleur du Registre Humain®. Huit ans, peut-être neuf, avec un regard fixe et perçant de nature à déstabiliser ses interlocuteurs et à effectuer au premier coup d’œil un tri implacable parmi les candidats potentiels. Un regard déterminé et sans vie, un regard calculateur et inquiétant, exercé au choix.

par HumanBeing

De ses yeux presque gris il fit le tour de la pièce, dévisagea l’hôtesse d’accueil et lui demanda où se trouvaient les box. D’un geste elle lui indiqua un couloir sur la gauche, et d’un signe de tête invita les deux visiteurs à s’y engager. Après avoir répudié ses précédents compagnons, 256/859N005/2A était fermement résolu à en adopter deux nouveaux, et l’offre ne manquait manifestement pas dans le secteur où il avait nouvellement aménagé.

Depuis que les radiations s’étaient répandues massivement dans l’air suite à l’explosion de plusieurs centrales vétustes dans les républiques de l’ancien bloc de l’Est, depuis aussi que les pesticides de nouvelle génération avaient fait leur apparition massive dans les anciens pays en voie de développement et contaminé durablement produits frais, viandes et poissons, la fertilité avait enregistré une baisse historique et alarmante. Depuis quelques décennies, le taux de fécondité était tombé en dessous de 0,3, voire même à 0 ou 0,1 dans certaines zones de la Mégapole, taux bien sûr insuffisant pour assurer non seulement le renouvellement mais aussi et surtout le simple maintien de l’espèce, vouée de ce fait à s’éteindre au cours des prochains siècles.

Dans le but d’établir une sélection rigoureuse des meilleurs éléments en vue du lancement de Grand Programme de Repeuplement, le Registre Humain® – qui avait en charge l’intégralité de la question démographique – interdisait strictement depuis quelques années à tous les non-citoyens ainsi qu’aux citoyens de rang 5 et 4 de garder les enfants issus de leurs unions. A cela s’ajoutait la régulation et le contrôle draconiens de toutes les méthodes de procréation assistée qui fournissaient en général des éléments trop faibles et trop déficients pour être viables. En outre, ces techniques, dont les dépositaires étaient regroupés au sein de la Corporation du Génome® étaient si coûteuses – monopole oblige – qu’elles n’étaient accessibles qu’à de très rares couples, pour la plupart membres de la PrimoCaste, celle des élites politiques, économique et néoculturelles de la Mégapole. D’autres part, étant donné l’accroissement de la stérilité féminine et masculine, les succès étaient pratiquement miraculeux. Les techniques de clonage quant à elles échouaient encore lamentablement, malgré des avancées et des moyens considérables. On n’arrivait toujours pas à produire des éléments convenables. Au reste, les rares individus viables étaient systématiquement stériles, ce qui rendait la technique parfaitement contreproductive. On avait cru pouvoir la maîtriser rapidement, mais certaines subtilités de l’organisme, mécanique complexe, parfois capricieuse et aléatoire, échappaient encore et toujours aux chercheurs les plus zélés.

Le Registre Humain® était devenu en quelques décennies un trust immense exerçant un monopole et une dictature impitoyable sur la procréation, l’adoption et l’éducation. C’est également lui qui détenait la gestion de l’État Civil, de sorte qu’il fallait disposer de moyens conséquents à la fois pour devenir citoyen et encore plus pour prétendre être choisi en tant que parent. Les mères biologiques étaient dûment sélectionnées, vivant souvent dans des contrées reculées de la Marge et dans les dernières zones non contaminées. Elles constituaient l’essentiel du vivier et fournissaient une matière première de choix – des enfants généralement sains – que le Registre Humain® achetait pour des sommes modiques ou moyennant l’acquisition de la citoyenneté de cinquième rang, qui pour être le rang le plus bas de la Société Enregistrée, permettait somme toute d’obtenir un toit, un emploi et l’accès aux loisirs de catégorie 8 à 10. Pour les mères déjà citoyennes de bas rang, une accession au rang supérieur était généralement la récompense.

Le Registre Humain® élevait les enfants acquis, répondant aux sévères critères de santé, de beauté et d’intelligence, dans le respect des Valeurs Dominantes jusqu’à l’âge de huit ou neuf ans et les vendait ensuite à des parents aussi riches que massivement stériles, habitant la Grande Mégapole. Ce commerce, certes habilement dissimulé derrière une généreuse prophylaxie, dégageait des bénéfices colossaux. L’enfant, denrée rare, était devenu un luxe que seuls pouvaient se permettre les citoyens de premier, second et, dans une faible mesure, de troisième rang. Définitivement, être parent devait se mériter. Il va sans dire que l’éducation de ceux qui devaient régénérer l’Humanité ne pouvait être confiée à n’importe qui.

L’adoption était un parcours long et compliqué pour les parents, et surtout sans garantie de réussite. Tous les couples aisés voulaient un enfant, et aucun d’entre eux ne pouvaient en avoir par des voies naturelles. Le Registre Humain® avait postulé que le moyen de sélectionner les meilleurs candidats était de favoriser l’émulation, la concurrence, et même la compétition entre les parents potentiels. De plus, il ne suffisait pas d’être choisi par le Registre Humain® – un choix avant tout fondé sur des critères économiques – encore fallait-il être désigné par l’enfant lui-même, à qui revenait le choix définitif du couple parental. Ainsi, chacun était tout à la fois adopté et adoptant. Cette volonté mutuelle était le meilleur garant de l’équilibre de l’enfant, équilibre dont il avait besoin afin de devenir plus tard un Suprême Reproducteur.

C’est dans ce but que le jeune matricule 256/859N005/2A était venu aujourd’hui. Il déambulait longuement dans le long couloir, allant d’un box à l’autre pour faire monter les enchères. Le déroulement des opérations était toujours sensiblement identique. Une liste de vœux matériels et affectifs était déposée par l’enfant, constituant une base sur laquelle les futurs parents, isolés dans des cellules hermétiques pendant toute la durée du processus, devaient surenchérir. L’employé du Registre Humain® était là en qualité d’huissier. L’enfant pouvait à tout moment interrompre la criée et partir avec le couple de son choix, celui, généralement, qui proposait le plus de garanties et le profil le plus intéressant. Les enfants, comme aux siècles précédents, demeuraient sensibles aux promesses de cadeaux, de confort et de satisfaction. L’éducation et le cadre proposé par le Registre Humain® était somme toute assez spartiate, destiné surtout à formater l’enfant afin d’en faire un consommateur. On cultivait chez lui l’envie et le désir, mais on ne lui permettait pas de les concrétiser avant qu’il ne soit adopté/adoptant d’une famille. Cette frustration organisée créait chez l’enfant un inextinguible besoin de consommer et de posséder des biens en masse, et faisait reposer la charge financière de cette surconsommation à venir sur les seuls parents, le Registre Humain® n’investissant que le strict minimum, à savoir pas grand chose.

L’enfant allait et venait, l’air grave et pénétré, même si sa décision finale ne l’engageait pas pour l’éternité, se frottant le menton, soupesant de son regard avide des candidats manifestement désespérés et prêts à tout. Jamais les enfants n’auront été si choyés, si désirés, si aimés. Jamais ils n’auront eu autant de droits. Dans ces conditions, des abominations telles qu’en ont connues des périodes reculées de l’histoire, comme les maltraitances physiques et morales ou la pédophilie ont été définitivement endiguées. Ces mots ont d’ailleurs pratiquement disparu du vocabulaire alors qu’ils faisaient, il y a des décennies de cela, la une des périodiques. Les parents adoptants/adoptés étaient placés sous étroite surveillance. Les dérives étaient impossibles, puisqu’en cas de traitement non-conformes aux attentes, l’enfant pouvait répudier ses parents sans aucun préavis. Le Registre Humain® veillait à cultiver chez les plus jeunes, outre le désir, un implacable sens du confort moral et matériel, sens critique d’autant plus aiguisé qu’il ne l’était que par la convoitise.

Ainsi, les enchères, l’ensemble des promesses affectives et matérielles des couples candidats étaient enregistrées dans l’ordinateur central du Registre Humain® et rangées selon un ordre de priorités correspondant à des échéances que les parents élus devaient honorer sous peine de se voir retirer l’enfant. À ces enchères s’ajoutaient les demandes spécifiques du Registre Humain® concernant le prolongement de l’action éducative initiale, à savoir entretenir chez l’enfant son désir et sa frénésie consumériste et ne rien faire qui puisse les contrarier, veiller aussi à ce qu’il absorbe ses huit heures d’images animées quotidiennes. Pour le reste, l’enfant se débrouillait seul, il avait été formé pour cela. Le rôle des parents n’était plus comme avant un rôle éducatif, c’était désormais un rôle purement économique. S’ils voulaient être choisis, les couples devaient donc, depuis leur box, faire preuve d’une grande imagination, car au-delà de la liste déposée, ils étaient obligés d’anticiper sur des désirs que l’enfant n’avait pas encore pour attirer son attention. Un nombre important de guides plus ou moins officieux étaient disponibles en ligne à ce sujet, expliquant aux candidats que dire et que faire, comment le dire et comment le faire, à la fois pour acquérir les faveurs de l’enfant, et surtout pour les conserver.

L’attention de l’enfant s’est portée sur un couple âgé d’environ soixante-cinq ans, dont les largesses à venir ont eu raison des autres concurrents. Les parents âgés étaient en général privilégiés, ce qui s’expliquait par leur plus grande permissivité, leur plus grande endurance, et expliquait aussi pourquoi il fallait parfois plusieurs années afin de pouvoir être désigné. Dans une société fondée sur le travail et l’argent, on n’avait guère le temps de s’occuper convenablement des enfant lorsque l’on menait une ou deux activités de rang 1 ou 2. C’est pour cela qu’à mesure que l’activité diminuait dans le cadre des temps partiels précédant la mise en congé définitive, les chances d’adopter/être adopté augmentaient singulièrement.

Après avoir réglé les dernières formalités à l’accueil, l’enfant s’éloigna avec ses nouveaux parents. C’était le deuxième couple qu’il adoptait et par lequel il était adopté. Pour les parents, bien évidemment, il s’agissait de la première expérience parentale, toute répudiation étant définitive. L’inflation permanente des candidats faisait que le Registre Humain® pouvait se permettre de na pas offrir aux parents déchus de seconde chance. Dans ce domaine comme dans les autres, il fallait faire preuve de ses compétences rapidement et sans compter ses effort.

Le Culte de la Performance et du Résultat est toujours au prix d’une certaine abnégation.

13 commentaires

  1. ffenix 8 septembre 2007 | Permalink

    Bravo pour ce premier bon texte Human Being ;-)

    Comme en plus le suivant sera encore mieux, chouette.

    Bon, ça m’a rappelé des délires paranoïaque du web sinon :
    http://www.syti.net/Targets.html

    Bien. Maintenant entrons dans le détail : je vois deux aspects centraux problématiques dans ton modèle :

    Primo, la psychologie de l’enfant.

    L’équilibre de l’enfant est une des priorités du système : normal, ce sont les êtres de demain qui passeront tous par là. Mais que fait-on pour son équilibre ? Frustration totale puis permissivité totale.

    Konrad Lorenz :
    « La frustration complète et l’absence complète de frustration produisent exactement les même effets pathologiques chez l’enfant. Dans les deux cas, l’enfant est dans l’impossibilité de s’exercer à parvenir à un but. »

    Autrement dit, infantilisés du début à la fin, tes enfants ne deviendront jamais adultes. Ce seront des monstres, qu’il faudra vraisemblablement toute leur vie prendre en charge. A l’échelle d’une génération entière, c’est la société qui s’écroule.

    Secundo, l’organisation sociale.

    Ta société est très hiérarchisée, c’est une société de castes. On pourrait s’attendre à la voir pratiquer une éducation élitiste : c’est exactement le contraire : l’éducation est égalitariste. Comment une société si élitiste peut-elle soudain avoir des vues si égalitaristes quant à l’éducation ? Et comment une société élitiste se débrouille-t-elle pour se perpétuer avec un tel régime éducatif égalitariste ? Je vois pas trop comment résoudre ce dilemme…Et je trouve qu’il est de taille.

    Voilà pour moi :-)

  2. HumanBeing 8 septembre 2007 | Permalink

    Bonnes questions ffenix, merci… ;-)

    A vrai dire, toutes ces invraisemblances m’ont sauté aux yeux assez vite, mais moi non plus, je n’ai pas su résoudre les contradictions du premier point. Il faut dire que le registre de la (science-)fiction m’est encore inconnu. C’est incroyablement difficile d’être vraisemblable (ou cohérent) dans l’invraisemblable. Phillip K. Dick était grandiose à ce jeu-là.

    Bon, finalement, en voulant redresser et uniformiser une société, on tient peut-être le moyen le plus sûr de l’écrouler définitivement. En fait je voulais en effet attirer l’attention sur le fait qu’à la base d’une société, il y a l’éducation qu’on donne (choisit de donner) à ses plus jeunes membres, rentrée scolaire oblige :-D Le souci du Registre Humain® est de développer des corps sains, pas forcément des esprits sains. Un peu comme dans tout régime totalitaire. Un peu comme dans le nôtre. Ces enfants deviendront des monstres, c’est certain. Des reproducteurs de genre, leur prise en charge matérielle étant assurée par des tiers. En fait, il n’est pas vraiment possible de prédire ce que sera exactement leur futur, mais tous dominants qu’ils seront, d’une certaine manière, ils seront toujours des assistés. Dilemme…

    Pour le second point, c’est le coeur du texte. Les régimes totalitaires ont toujours été des régimes dominés par un chef, certes, mais encore par les élites et les cadres du parti unique qui avaient absorbé l’Etat (un peu à la manière du Registre Humain®). On a vu ça sous Staline comme sous Hitler. Parallèlement, la société et l’éducation étaient parfaitement « Ã©galitaires », du moins dans le principe : pour le lumpenproletariat (la majorité de la population), même misère pour tous, même terreur, même propagande. La poignée de privilégiés qui s’arroge la Loi échappe toujours à la Loi. Pour les jeunesses des régimes totalitaires, la seule voie est celle de l’enrôlement, de l’uniformisation, et donc de la dissolution des individualités. L’égalité, certes, mais pas dans le sens où on pourrait la désirer. C’est un peu le piège égalitariste, quand l’égalitarisme devient une doctrine insufflée par une élite. Oui, de ce point de vue, il y a en effet un dilemme ;-)

  3. FemaleClown 8 septembre 2007 | Permalink

    Ton texte m’a fait penser à un jeu télévisé aux USA dans les années 50 (bien que ca n’a rien à voir mais bon …) , mon père m’avait raconté ca :
    Il s’agissait de mettre des bébés d’environ un an , en cercle autour d’une petite montagne d’objets qui allait de colliers en diamant à des balles de plastiques , en passant par des liasses de dollars et des sacs de bonbons … Les parents à l’extérieur du cercle , devaient lancer des « ordres » à leur bébé respectif sans pour autant avoir le droit d’y toucher . Les petits crapahutaient jusqu’aux objets , certains prenaient des trésors puis les laissaient tomber pour finalement rapporter des jouets colorés à leurs parents . Il parait que c’était monstrueux , des mères s’évanouissaient , des pères se foutaient sur la gueule etc …

  4. HumanBeing 8 septembre 2007 | Permalink

    :-o C’est terrifiant.

    Les USA sont de grands précurseurs dans presque toutes les catégories de l’horreur contemporaine…

  5. surfiste 8 septembre 2007 | Permalink

    tiens, le rêve américain,j’ai pas pu y aller, mon pc est trop faible pour la page, mais en gros, plus il y a de votant, mieux c’est…
    le rapport?
    c’est que c’est le gosse qui connait le plus de monde qui gagne
    et moi, j’imagine le perdant qui connaissait personne… le constat

    l’annonce
    je sais que vous êtes vraiment nombreux à me lire et à tenter de permettre à Vivian de réaliser son rêve !
    j’ai confiance en vous et je vous remercie du fond du coeur pour tout ce que vous faites pour nous !
    je remets le lien !

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  6. HumanBeing 9 septembre 2007 | Permalink

    Dans le prolongement du texte, et de la première question de ffenix, je colle cette petite reflexion. En fait, tout est parti de là : que deviendront dans dix ou vingt ans les enfants-rois que la société fabrique et façonne par dizaines de milliers chaque année ? Et que deviendra la société, lorsqu’elle sera composée de gens qui n’ont qu’une idée vague de la morale et de l’étique, du bien et du mal, du bon et du mauvais ?

    Des enfants-rois, j’en ai croisé et j’en croiserai encore tous les jours. Ce sont ces enfants qui ont fini par asservir leurs parents, dont les parents ont démissionné, dont les parents obéissent au doigt et à l’oeil, parce que la société nous enseigne depuis des lustres que l’amour s’achète à coup de marques®, et qu’éduquer un enfant est une chose simple. Il suffit, pour qu’il soit heureux de ne rien lui imposer. Rien qui puisse entraver son soi-disant développement. Je n’accable pas ces enfants et je ne juge pas leurs parents, car j’ai pu voir souvent à quel point tous vivaient dans le malaise et la précarité morale. Plus de cadres, plus de sécurité. Plus de sécurité, plus de liberté. Rien que l’aliénation.

    « Nous vivons une époque épique », disait Ferré. Epique, oui, et foutrement déstabilisante, inquiétante et dissolvante.

    Je n’ai aucune réponse à toutes les questions qui suivent. Ce ne sont que des questions. Ne rien imposer, se plier, céder au moindre caprice, et accéder au moindre désir, est-ce cela aimer un enfant ? Lui donner tous les droits ne revient-il pas à le priver de la conquête de ses droits les plus fondamentaux, conquête qui fait tout l’intérêt de l’existance ? La liberté s’apprend, elle se conquiert par l’opposition, et la frustration permet le désir, et le désir permet de croire, de se battre, il permet d’être curieux et par là-même de comprendre le monde, de developper un esprit critique nécessaire à cette compréhension. Ne plus avoir de désir, c’est être déjà mort. C’est être déjà arrivé au bout. Les enfants-roi n’ont plus de désir. Ils n’ont plus la liberté de désirer. Ils n’ont plus de raison de continuer d’avancer. Ne serions-nous pas en train d’engendrer une génération d’assistés dépressifs et désabusés incapables de faire les choix les plus élémentaires et de comprendre qu’à un droit correspond toujours un devoir ?

    Cette société consumériste si intrusive laisse-t-elle encore le choix d’éduquer les enfants autrement que comme elle le désire ? Le logo® est devenu un label de conformité et d’épanouissement, une fin en soi, celui qui ne porte pas de logo® est un marginal que l’on croit malheureux. Il faut du courage pour prendre le risque de rendre son enfant malheureux, pour le frustrer. Il est tellement plus simple d’anticiper ses désirs et donc de les abolir. On pense que pour que l’enfant soit heureux, il doit être comme les autres. Mais qui sont ces autres ? Et si tout le monde agit en fonction de ce principe, il n’est pas etonnant qu’il se propage comme une trainée de poudre et qu’on ne sache même plus d’où il vient.

    Je parle, je parle, mais moi, si j’avais des enfants, que ferais-je de mieux ?

  7. surfiste 9 septembre 2007 | Permalink

    ça me fait penser au film avec Fernadel, (année 50)je sais plus le titre, il faisait instituteur, il met une note moins forte au gosse de riche, la mère vient gueuler sous pretexte que le problème de baignoire qui se vide donnait l’avantage au garçon mieux noté, parce que ces parents venaient de faire poser une baignoire, justement, et il se fait incendier par le directeur. Le prête-nom, je crois.
    Les parents, ce sont des gens qui souffrent, tous!

    Ce sont ces enfants qui ont fini par asservir leurs parents, dont les parents ont démissionné, dont les parents obéissent au doigt et à l’oeil, parce que la société nous enseigne depuis des lustres que l’amour s’achète à coup de marques®
    essaye d’envoyer un gosse sans marque (signe de reconnaissance d’un enfant qui participe à la vie) et il se ferra jeter par les autres, ou les volera :-D (jai des souvenirs ladessus)
    Les enfants sans marques endossent soit l’uniforme de proscrits contestataire, soit celui du souffre douleur.
    Mais aussi, les parents… la cour d’école est un vaste terrain de lutte, les lettrés un peu aisés captent l’asso des parents d’élèves, les depenaillées se cachent, honteux, les parents de gosses difficiles sont mis au pilori, et tous ça tourne autour de la bourgeoise ou du bourgeois aisée qui devient chef de bande, je hais les parents.

    Imagine le gosse qui reviens de l’école, tous ses copains ont le dernier truc à la mode, ils communiquent entre eux, et lui, pauvre hère, il devient malheureux, jaloux, aigris, le fond de l’hère effrait 8-) et après, il décroche.
    mauvaise note, mauvaise conduite, et des qu’il à gouté à la violence qui ouvre des portes, il devient roi de cour, a qui l’on doit respect. Le manuel de telles conduites se trouve dans tous les films américain, oui, film de gang, film de guerre, film de prison.
    Les parents conscients peuvent ils mettre le gosse à l’écart? l’elever entre adulte? y en a… mais c’est pas à la portée de tout le monde.
    /////////////////////////////////////////////////
    les parents souffrent, oui. La naissance apporte au foyer un element de plus, une responsabilité de plus, des horaires différents, un poids financier non négligeable. Ils font des efforts.
    l’accouchement;
    clinique/chambre individuelle, ou hopital
    –hé quoi? c’est ça la société??
    premier contact, la crèche. Place difficile à obtenir
    –hé quoi? c’est ça la société??
    les medecins
    –ajoute une rallonge à l’hophtalmo et tu passe comme si t’étais riche
    la poussette
    –là aussi, ça va de la traban au lexus
    les premières notes
    koi?? :-o mais c’est pas possible, il me ressemble :-o
    et zo combien d’institurice, zo combien de directeurs
    ayant voulu souquer ferme sur le cap de la fermeté
    furent victimes d’une mutinerie de parents indignés
    defenseur farouche du destin d’un futur ingénieur

    et c’est pas fini!!!
    untel-A travaille mal à cause de la classe…
    la classe travaille mal à cause d’untel-B…
    solution
    untel-A ira à l’école catho sainte-farce ou il trouvera un système meilleur pour une telle intelligence
    untel-B, chassé du système républicain, trouvera asile a sainte-farce, ou il sera repris vigoureusement en main
    variante :-x
    untel travaille mal à cause du prof-A
    la classe travaille mal à cause du prof-b
    denouement
    apres intervention et colportation de rumeur d’école en école, prof-A et prof-B iront à sainte-farce :-D

    http://www.rue89.com/ducation

    ////////////////////////////////////////////////////
    tu m’inquiète, humanbeing. Une des règle de la plongée en milieu hostile est de diviser sa reserve d’air en trois, un tiers pour descendre, un tiers pour la remontée, et toujours un tiers de secour, au cas où :-)
    J’ai connu un prof, il avait transformé sa classe en terrain d’apprentissage. Une table centrale ou il jouait de la guitare, les nefants faisaient ce qu’ils voulaient, et autour de la classe, des box, avec des jouets d’apprentissage. Les gosses étaient par petit groupe, et laissaient les box rangés en repartant. Bien sur, il n’y avait pas de note, et les parents ont obtenus son renvoi, ainsi que celui de la directrice qui se referait à une nouvelle méthode…
    hô toi, tu vas encore peter un cable :-D

  8. ffenix 9 septembre 2007 | Permalink

    Les enfants sans marques endossent soit l’uniforme de proscrits contestataire, soit celui du souffre douleur.

    Tout à fait d’accord ! C’est une bien triste vérité…

    Pour revenir à ce que disait HumanBeing, je vois l’exemple de mes voisins : ils sont si soumis avec leur môme que celui-ci n’a même pas de respect pour eux. Il n’a pas dix ans, et si son père essaie de lui tenir tête, il lui crache à la figure.

    L’explication par Konrad Lorenz, dans « les huits péchés capitaux de la civilisation » :
    « Des milliers d’enfants sont devenus de malheureux névrosés, du fait de la célèbre éducation anti autoritaire destinée à éviter des frustrations. [...] L’enfant élevé à l’intérieur d’un groupe non hiérarchisé se trouve dans une situation absolument artificielle. Ne pouvant réprimer en lui la tendance instinctive à occuper la première place, il tyrannise des parents dénués de résistance et se voit obligé d’assumer un rôle de chef dans lequel il ne se sent pas du tout à l’aise. Quand il essaie d’agacer ses parents pour provoquer de leur part une juste réaction d’indignation, il ne reçoit pas la réponse agressive à laquelle il s’attendait inconsciemment, mais se heurte au mur de caoutchouc des beaux discours et des phrases creuses pseudo-rationnelles. Or aucun homme ne s’est jamais identifié à un pauvre esclave, et personne n’est disposé à admettre les valeurs culturelles respectées par cet esclave. C’est seulement si l’on aime quelqu’un du profond du coeur et qu’on l’admire en même temps que l’on peut adopter sa tradition. Une telle « image du père » manque manifestement à la plupart des adolescents qui grandissent aujourd’hui ».

    L’un des chefs de file de cette éducation anti autoritaire est le Dr Spock (tin tin tin :-D !). C’est l’auteur du best-seller mondial The common sense book of baby and child care (traduit en 1952 sous le titre « Comment soigner et éduquer son enfant »), qui est devenu un best-seller mondial (en 1998 plus de 50 millions d’exemplaires traduits en 39 langues affirme Wikipédia) qui a influencé des générations de parents par ses méthodes anti-autoritaires. Il a lui même fini par avouer l’ampleur de son erreur (en 1974) : « j’avais dis tout cela dans une bonne intention. Mais c’est un fait que les enfants ont besoin d’autorité. En Amérique, les parents ne sont pas assez fermes. Ils s’imaginent que s’ils font preuve d’autorité, les enfants leur en voudront ou les aimeront moins. Il suffit de voir tout ce qu’un enfant insupportable peut obtenir en criant : « je vous déteste ! » les parents cèdent aussitôt. D’une façon générale, les parents sont culpabilisés : ils pensent que tout ce que les enfants font de mal est de leur faute, parce qu’ils leur ont donné des « complexes » qu’ils les ont « traumatisés », qu’ils n’ont pas écouté les « spécialistes » etc. En les taxant d’incompétence et d’ignorance, nous avons accentué ce sentiment de culpabilité, et maintenant, c’est moi qui me repens. »

    Un certain Dr Rudolf Dreikurs (spécialiste de la psychologie de l’enfant) dans Le défi de l’enfant (1972) promeut une troisième voie, entre autoritarisme et permissivité, qui consiste à développer l’expérience personnelle. Exemple : Eric, sept ans, refuse de manger du ragoût, sous prétexte qu’il n’aime pas ça. Les deux mauvaises solutions sont la faiblesse (alors, qu’est ce que tu veux manger ?) et le conflit (tu vas manger comme tout le monde). La bonne pour Dreikurs est la voie médiane : «nous avons du ragoût ce soir. Si tu n’en veux pas, tu peux sortir de table. Bien entendu tu n’auras rien d’autre. A toi de choisir ».

    que deviendront dans dix ou vingt ans les enfants-rois que la société fabrique et façonne par dizaines de milliers chaque année ? Et que deviendra la société, lorsqu’elle sera composée de gens qui n’ont qu’une idée vague de la morale et de l’étique, du bien et du mal, du bon et du mauvais ?

    Une sorte de réponse par Claude Alzon, qui dénonce dans La mort de pygmalion « le culte de l’inachèvement juvénile » et la « régression des parents au stade infantile » : « Autrefois, ceux qui s’intégraient le plus difficilement à la société étaient les êtres les plus forts, dont la personnalité développée par une éducation hors du commun les poussait à contester une société où ils ne trouvaient pas une place à leur mesure. Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui ont reçu l’éducation la plus infantile qui sont incapables, par leur infantilisme même, de s’intégrer. Aussi le contestataire n’est-il plus le même. Hier, c’était l’ouvrier le plus évolué. De nos jours, ce sont les jeunes les plus débiles. Hier, on pouvait tout attendre d’une révolte d’hommes solides. Aujourd’hui, on peut tout craindre de l’agitation stérile d’adolescents demeurés.

    (Je pense soudain aux manifestations anti-CPE, auxquelles j’ai moi-même participé :-D Merde, je suis crevé, tout le monde sait que je suis un ado demeuré :-D )

    Et de rajouter : « On ne changera pas l’adulte en érigeant en norme l’immaturité encore supérieure à la sienne de la jeunesse, mais en lui demandant, tout simplement, de conquérir sa propre maturité. »

    Voili voilou :-)

  9. HumanBeing 9 septembre 2007 | Permalink

    Salut surfiste !

    Les depenaillées se cachent, honteux, les parents de gosses difficiles sont mis au pilori, et tous ça tourne autour de la bourgeoise ou du bourgeois aisée qui devient chef de bande, je hais les parents.

    C’est une lecture un peu simpliste que tu fais là. S’il y a vingt ans les gamins sans Logo® étaient ceux des « classes populaires », les choses ont bien changé. Dans les quartiers où j’ai pu bosser, les plus démunis sont prêts à tous les sacrifices pour offrir (?) à leurs gosses les dernières panoplies à la mode. Une paire de baskets, ce sera autant de repas, de livres, de sorties ou de vacances en moins, mais peu importe. On le remarquera du fait de son ostentation. C’est tout ce qui compte : se distinguer par la richesse, qu’elle soit réelle ou virtuelle. Rançon d’une notion mal comprise de l’intégration et de l’égalité sociale, d’une pression sociale fantasmée toujours plus forte ? Possible. En tout cas, les « fils de bourgeois » ne sont pas toujours les plus exigeants de ce côté-là.

    Après, il y a aussi les indigents, les vrais et ceux-là, ne serait-ce que du fait qu’ils n’ont pas de Logo®, sont condamnés à un destin d’exclu, dès leur plus jeunes âge. Il y a parfois même chez ces gamins une sorte de fatalisme, de résignation. Ils endossent ce rôle parce que la société a besoin des pauvres pour valoriser la richesse et ériger l’opulence indécente en norme.

    Pour ce qui est des méthodes, je ne joue pas de la guitare, et les bureaux sont disposés en U, comme dans certaines salles de lycée ou de fac. C’est plus convivial parce qu’un élève ne tourne jamais le dos à plus d’un cinquième de la classe. Et pour le reste, j’ai plutôt une pédagogie… qui reste à définir :-D

  10. HumanBeing 9 septembre 2007 | Permalink

    Salut ffenix !

    Décidemment, il va falloir que je lise ce livre. A force de le citer (ça fait déjà trois ou quatre fois ;-) ) tu m’as vraiment donné envie de le lire. Ce sera toujours une lecture plus édifiante que cette vieille branche de Cioran… :-D Et dire que Lorenz écrivait ça il y a plus de trente ans…

    En tout cas, pour ce qui est du courant anti-autoritaire des années 50/60, je crois qu’il était, à l’époque, tout à fait justifié et légitime parce que la société était encore assise sur des valeurs du XIXe siècle. Le père, en occident avait encore droit de vie et de mort sur ses enfants, ce qui était un poil abusif :-D Dans leur contexte, ces théories étaient une formidable avancée humaine, une grande bouffée de liberté, mais peut-être que la liberté, lorsqu’elle est trop absolue et trop « brutale » dans sa transition peut devenir angoissante et dangereuse.

    Comme toujours, on est passé d’un extrême à l’autre. On a vu plus tard la faillite des théories de Spock (rien que le nom m’amuse :-D ), de Neil et de ses « libres enfants de Summerhill », de la pédagogie Frenet, entre autres, et de toutes ces pratiques au sein desquelles les enfants étaient censées construire seuls et par eux-mêmes toutes les catégories de la connaissance du monde. Ils n’en ont tout simplement pas les moyens, il faut bien se rendre à l’évidence. Ils ont besoin d’être « structurés » au préalable, et d’avoir un minimum de limites. Ce n’est que mon humble avis, cela dit. On peut ne pas être d’accord, mais je crois que ce que dit Lorenz sur le respect/irrespect des parents-esclaves est rigoureusement vrai. C’est vrai pour tous les éducateurs.

    On est revenu assez vite de tout ce courant, mais l’ironie du sort, c’est qu’au même moment, c’est la société de consommation qui en a récupéré les vestiges, comprenant très vite le potentiel économique du « tout-permis » et de la dictature des enfants, vulnérables et sans aucun esprit critique, « coeurs de cible » parmi les « coeurs de cible ». C’est évident que si la Loi leur appartient, et qu’on y ajoute le matracage publicitaire, les dollar$ pleuvent à verse. Pour le régime néocapitaliste, c’est CQFD. Du pain bénit.

    Il y a un compromis à définir aujourd’hui, une réaction à avoir (pas trop brutale :-) ) et je crois que c’est vraiment un enjeu majeur pour l’avenir. Il faudrait remettre au centre du système éducatif (famille, école, institutions) le Savoir et le Respect, parce que ce sont les deux mamelles de la Liberté. Il n’y a pas de plus belle devise au monde que celle de notre pays. Liberté, égalité, fraternité sont trois idéaux formidables.

    Quand nous donnerons-nous les moyens d’y tendre au lieu de nous en éloigner chaque jour ?

  11. surfiste 9 septembre 2007 | Permalink

    C’est une lecture un peu simpliste que tu fais là. S’il y a vingt ans
    comment tu m’as j’té, putain, l’autre!!

    d’abords, il y a l’âge de la classe et le lieu.
    Si les enfants ont (effectivement) besoin de repères, l’école, avec les parents, n’est pas le lieu idéal, mais c’est le leur, ils font avec.
    Pour le prof, il y a la classe, l’âge, le lieu et le directeur suivant le type d’etablissement.
    les plus démunis sont prêts à tous les sacrifices pour offrir (?) à leurs gosses les dernières panoplies à la mode.
    mais c’est tous, on fait des gosses, on veut leur offrir ce qu’il y a de mieux comme chance, merde! ça t’arrive pas de comprendre, d’essayer de comprendre, d’avoir un peu de compassion pour les PARENT!!!
    toutes les idées bonnes se heurtent au prix du cartable, et du luxe de toutes les autres fournitures. Mettre son enfant à l’école, merde, ça commence à la crèche, va lui faire bouffer une pomme BIO, quand les autres ont des trucs sucrés en tube ou des trucs de marque
    Pour ma première fille, nous avons cessé d’être végetarien pour qu’elle passe pas pour une demeurée. Et savoir qu’elle pourra dire qu’elle est allé au macdo dimanche est un plaisir :-?

    être parents, c’est avoir un être humain à s’occuper, sur la base de la filiation, c’est vouloir (VOULOIR) pour lui le MIEUX. Le mieux passe par l’intégration. Le gosse à des besoins, lié à l’environnement, et c’est pas quelque profs un peu marginaux qui changeront la société :-x
    Rançon d’une notion mal comprise de l’intégration et de l’égalité sociale, d’une pression sociale fantasmée toujours plus forte ?
    jamais rien n’a changé, ceci est une vérité (ogrou le vieux)
    Pour ce qui est des méthodes
    t’as trois races de parents;
    les incultes
    ils ne peuvent aider leurs enfants à faire les devoirs, et l’enfant aura besoin d’un miroir de réussite, c’est l’amour pour le prof…
    les bosseurs à deux
    ils rentrent à 18 heure, reprennent le gosse à la garderie, ont fait leur journée.(fatigue) Le temps de rentrer, de mettre tout à jour, et les devoirs peuvent être controlés vers 20 heures
    ceux dont la femme est au foyer, et qui ont des sous
    là, les devoirs sont fait vers 17 heures, il y a le fric pour choyer chouchou, un peu de sport et au lit, c’est pas forcement eux qui ont le moins de problèmes
    ça, c’est les parents!
    /////////////////////////////////////////////////
    et les gosses?
    pourquoi apprendre?
    en dehors de la joie d’avoir une bonne note?
    surtout que ceux qui ont un bon niveau sont dénigrés par les autres :-o
    (ça, ça a jamais changé)
    ////////////////////////////////////////
    en fait l’école est un système donnant les trois quart pour l’industrie, et un quart :-D (je sais) pour l’administration ou le patronnat. C’est la base d’une société bien gérée.
    le travail d’un prof est de jongler pendant un an avec un groupe d’enfant et de parent, puis de recommencer, c’est tout.
    Qu’il prenne à coeur son métier, qu’il envisage des théories ou qu’il cite des illustres, et il deviendra la bête noire du groupe.
    La classe n’appartient pas à l’instit ou au professeur, elle est la propriété de l’état qui veut un ingénieur, quatre infirmière, et 25 manoeuvres; Tout est fait pour ça, en gros :-D

    je m’excuse d’être aussi ignare, mais le sujet m’interesse. Sur trois enfants, j’en ai eu deux en centre ouvert, va savoir ou ils ont pêché leur rebellion???? 8-)
    toujours est il que les parents qui ont des problèmes, auquels il faut ajouter les divorces, he bien, je les comprends, et c’est ça que je veux defendre, au prix de ma vie s’il le faut :-D mais putain, quelle société de con!!!!!

  12. HumanBeing 9 septembre 2007 | Permalink

    Salut surfiste !

    comment tu m’as j’té, putain, l’autre!!

    ;-) et c’est pas fini :-D

    on fait des gosses, on veut leur offrir ce qu’il y a de mieux comme chance, merde! ça t’arrive pas de comprendre, d’essayer de comprendre, d’avoir un peu de compassion pour les PARENT!!!

    T’enerves pas. Je ne sais pas si le « mieux comme chance » tient dans une paire de godassesâ„¢ ou un cartableâ„¢… ;-) Et puis j’ai beaucoup de compassion pour les parents. Beaucoup plus que tu ne le penses, d’ailleurs, et je suis très sérieux. C’est vrai que l’époque ne se prête pas vraiment à une éducation digne de ce nom. M’enfin, tout est question de point de vue. Pour certains, ça doit être Byzance.

    Pour ma première fille, nous avons cessé d’être végetarien pour qu’elle passe pas pour une demeurée. Et savoir qu’elle pourra dire qu’elle est allé au macdo dimanche est un plaisir. Le mieux passe par l’intégration.

    Alors là, oui, mais non.
    Primo, si tu as cessé d’être végétarien pour que ta fille « ne passe pas pour une demeurée », c’est que ta croyance végétarienne tenait à bien peu de chose. T’imagines un militant quel qu’il soit qui dit la même chose : « oui, euh, j’ai cessé de défendre mes idées pour que ma fille ne passe pas pour une demeurée… ». Hein ? Franchement :-D Je ne sais pas si on rend service aux gamins en caviardant nos idéaux quels qu’ils soient pour qu’ils ne passent pas pour des gosses de tarés (parce qu’en fait le problème est là, hein, ami surfiste :-x )…

    Le gosse à des besoins, lié à l’environnement, et c’est pas quelque profs un peu marginaux qui changeront la société

    Tout à fait d’accord, mais ça vaut quand même le coup d’essayer. Il n’y a pas grand chose à perdre ;-)

  13. surfiste 9 septembre 2007 | Permalink

    … ». Hein ? Franchement Je ne sais pas si on rend service aux gamins en caviardant nos idéaux quels qu’ils soient pour qu’ils ne passent pas pour des gosses de tarés (parce qu’en fait le problème est là, hein
    tout à fait, c’est même la vie des parents, en fait.
    j’arrête là, le reste, tu le sais

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