• Métiers

  • 11.juin
  • Quelques plats de rôt.

  • «Prenez le derrière d’un mouton; coupez-le à la première ou seconde côte; cassez les deux os des cuisses; battez les deux gigots plusieurs fois avec le plat du couperet; faites entrer un des deux jarrets dans l’autre; rompez les côtes du côté du flanchet; roulez les deux flancs et passez un hatelet dans chaque pour donner au rosbif une belle forme […]» (*,p.205)

  • Médias

  • 23.mar
  • APPRENTIS SORCIERS
  • Salut tout le monde, un petit appel au secours pour une prise de conscience salutaire:
    Pour que les élections de 2007 ne ressemblent pas à celles de 2002!

  • Humour

  • 31.déc
  • LEGOTRIP
  • Quand je vous vois, mon inconnue, je vous voue ma foi, épicée et crue.
    D’autres ne perçoivent rien or moi, j’admire une déesse :
    Une simple femme, un regard, d’insolents seins, un sourire, une démarche, de rayonnantes fesses…
    Et même si tu n’es pas celle qui m’assujettira en vie,
    Ta féminité est une dentelle qui soudain attise mon envie.

  • Histoire

  • 07.fév
  • Avant-Propos nouveaux
  • Je voulais d’abord dire quelque chose de mes aversions climatiques. Quoi, ne vit-on pas à une époque où le climat devient aversif?

L’argument fondamental…

Il semble évident que le mot amour rend les gens bizarres, gênés, d’ailleurs je les vois souvent patauger sur le mot sexe, qui attire les commentaires des forums, des cafés plus que n’importe quel autre argument, baiser, voilà tout ce qui importe, avoir la belle femme, ou le beau mec, ou l’homme riche ou la femme sans tabous, posséder, s’exhiber, montrer qu’on a eu ce que les autres n’ont pas, le bonheur, un faux bonheur, un faux désir, un faux sentiment, puisque ça ne tient pas, ça ne satisfait pas…

par gloria

L’amour n’attire pas les mouches, comme si c’était devenu un argument tabou dont on ne doit pas parler, si on en parle on est vite taché de catho-moraliste ou d’ésotériste forcenée, alors que c’est juste l’envie de parler de cet amour dont on ne parle jamais… cet invité négligé de nos tables, ce cousin mal nourri qui arrive de la colonie…

Parlons de l’amour donnons-lui sa place, parlons en mal, en bien, reprochons-lui ce que nous voulons, mais ne le mettons plus dans l’armoire de l’oubli et ne positionnons pas le sexe comme un subrogé de l’amour car ce n’est pas le cas…

Je ne suis pas une personne qui croit, ni qui ésotérise la vie, je suis ce qu’il y a de plus terre à terre en relation avec ce qui est dans le monde, je n’aime pas la branlette fumigène, ni l’illusion rhétorique d’un mode manichéen de voir l’histoire et les gens…

Je suis une personne qui veut parler d’amour, et aussi de l’amour qu’il n’y a pas, oui de cette grande honte de l’absence d’amour, de cette société où tout est performance et jamais expérience, où tout est dirigé vers l’extraordinaire et jamais vers l’humain, jamais vers la connaissance et la croissance et la maturité, en plus je ressens la nécessité de retrouver un sentiment en toute chose, en chaque temps, car nous sommes des monuments à complexes et c’est la faute au stress et au manque de calme sentimental que nous commettons des erreurs qui nous abîment dans notre façon d’aimer… il est indispensable que nous retrouvions notre forme réelle, celle qu’on avait en étant enfants, avant d’avoir été salis par la performance de ce gigantesque théâtre qu’est la vie sans freins, quand nous étions purs, car l’amour est là où notre pureté de cÅ“ur se montre…

Loin de moi l’idée de parler d’amour universel, comment parler d’une telle chose énorme, alors que nous ne voyons même pas les gestes de gentillesse que nous pourrions avoir envers nous-mêmes et les autres, dans un espace de dix kilomètres autour de nous, on croit aimer, mais si on regarde bien on protège juste ce qui nous appartient, ou que nous avons choisi comme nôtre…

L’amour est souvent privé, il l’est devenu parce que nous avons grandi dans une société individualiste, l’amour est donc devenu si privé qu’il ne se partage même plus avec un partenaire ou compagnon ou ami, on ne le partage pas, c’est-à-dire on est allé à l’extrême de l’amour individuel, on ne le partage même pas avec soi-même, on se sent ridicule d’en parler…

Cassons les murs de la non-discussion, entrons avec fracas dans ce silence stérile et réévaluons les échanges humains, contre ceux superficiels de possession de choses ou de gens, créons le point vide de rencontre et arrêtons ce narcissisme qui nous porte à ne plus aimer, même pas nos propres amis car nous vieillissons…

Oui, certains et certaines ont eu des vies belles ou meilleures que d’autres, mais au moment d’en parler il y a comme une gêne, on ne parle pas de ce qu’on a été, la copine superficielle ne veux pas me parler de son statut de pétasse égoïste, l’ami misogyne vieillissant a compris qu’il s’est trompé, il ne veux pas en parler, en parler est reconnaître …

Il faut le faire, nous ne serons pas jugés, parce que personne n’a été totalement dans le juste, vu que ce qui est juste n’est pas humain, il n’y pas des mieux et des pires, il y a des gens qui ont vécu peut-être sans parler jamais d’amour, occupés tous à survivre à leurs complexes et leurs chimères…

Parler d’amour est une ouverture de la boîte de Pandore, c’est la révolution de notre prochaine génération, sans ça le monde va finir sans que l’on ait pu toucher l’argument fondamental.

L’argument fondamental est de retrouver la parole de l’amour…

15 commentaires

  1. Bienque 25 mars 2009 | Permalink

    On ne peut pas parler d’amour et traiter les gens comme tu le fais. Quand on ouvre un dialogue avec toi, on recoit tout de suite petit con, facho, ou connard. Ou est l’amour la dedans ? Il y a une facon de s’adresser aux gens que tu le veuilles ou non. Il m’etonnerait beaucoup que tu dises a tous les gens  » petit con ».
    Tu fuies tout de suite la discussion dans les insultes, tu fuies justement le risque d’amour. L’amour tu en parleras toute seule comme dans ce texte et si on te reponds tu auras toujours le temps de repondre pour eviter la question. Tu veux aimer mais tu as peur d’aimer. J’ai le même probleme…

  2. gloria 25 mars 2009 | Permalink

    je continuerai à faire ce qui me chante…

    justement parceque moi j’aime parler d’amour..que je fais ce que je veux..

    toi continue à dire aux gens ce qu’ils peuvent ou pas faire..et ne jamais être toi même…ça la dit longue sur tes droits..

  3. gloria 28 mars 2009 | Permalink

    Je voulais écrire encore un truc sur l’amour.
    L’amour est un espace vide qui ne veut jamais être rempli à mon avis, l’incertitude de l’amour rends les gens nécessiteux les uns des autres, alors que l’amour est un saut dans un eternel inconnu, je n’y crois pas dans l’histoire de déterminer ce qui est quelque chose.

    L’amour est un incertain instant d’inconscience…

    Personnellement je pense que l’amour n’est plus en question, ce sont les amoureux à être en cause.

    Aimer ? Ok mais pourquoi on aime ? non pas qui on aime, parce que ça peut être aléatoire..
    Mais pourquoi ? Et surtout dans mon cas très bizarre d’avoir commencé à aimer le jour où je n’aimais plus personne.

    Je m’en fous si on me suit pas dans mon désir de parler de ça, j’ai appris à parler tout seule aussi, la nature humaine trouve le moyen de faire ce qu’il faut faire pour avancer.

    Je sais que les gens preferent parler de sexe…specialement si violent …

    Moi j’aime parler de ce qui manque..

  4. PrivateJoker 28 mars 2009 | Permalink

    Bah, c’est à dire que parler d’amour, c’est accepter de parler d’un sentiment qui :
    1) fait mal,
    2) peut nous prendre par surprise,
    3) asservit sur le long terme.

    Cela sous-entend beaucoup de raisons pour lesquelles on n’a pas trop envie d’en parler : il y a une violence dans l’amour qui n’existe pas dans le sexe. C’est d’ailleurs un sentiment qui n’est pas fait pour les faibles.

    Je suis d’accord avec toi pour la difficulté à le définir : ce n’est pas pour rien que les artistes le parent de toutes les perfections depuis des millénaires, et lui rendent hommage en inventant toujours de nouvelles délicatesses, de nouveaux raffinements. Et cela même si ça ne fait que rajouter de la confusion sur la question.

  5. gloria 28 mars 2009 | Permalink

    l’amour terroriste…

    une bombe dans le salon de la vie…

    avoir mal n’est pas delicieux ? ( heuh sade j’ai rien copié zetelzure..)

    est ce que on peut paler d’amour sans lui donner de l’importance ?

  6. chatvolant 28 mai 2009 | Permalink

    « I look at you all, see the love there that’s sleeping… »

    Gloria, je te remercie pour ce texte qui nous ramène à cet élément essentiel que nous avons tant de mal à vivre et même à évoquer!

    PJ en liste 3 effets pervers auxquels je répondrai que
    1) ça fait en fait vraiment du bien; ce sont les corollaires (non nécessaires) la jalousie et la projection qui font mal
    2) la surprise peut être positivement exquise
    3) n’asservit que si l’on s’en sert à la manière d’une drogue amenant à une dépendance physique/psychique focalisant sur une personne unique.

    Il me semble qu’il s’agit, dans ce qui est décrit par PJ, de la sphère du sentiment amoureux possessif, exclusif, correspondant au moule judeo-chrétien du couple idéalisé, qui effectivement charcle bien le palpitant. On a tous donné là-dedans mais nul n’est obligé de rester scotché à cette interprétation manifestement erronée. Nous créons trop souvent en nous-mêmes des mécanismes émotionnels nocifs et répétitifs.

    Le sexe, dépénalisé en 68 et devenu triste marchandise, n’a rien à voir avec l’amour, sinon on ne vivrait pas ainsi de nos jours… Outil de plaisir dérivé de l’universel instinct de reproduction, érigé en obligation, en jeu de rôle, en distraction de nos tristes conditions affectives et mentales, il sépare les sexes qui n’en ont vraiment pas la même conception. Parce que « 95 fois sur cent, la femme s’emmerde en baisant » (c’est un mec qui le dit bien, il exagère à peine), parce qu’elle peut précisément concevoir, craindre ou sublimer la fonction animale, fondatrice, de l’acte. Parce que les hommes adorent ça et qu’ils y mesurent leur virilité, leur puissance. Passons, c’est carrément un autre sujet! à traiter ailleurs, sur un autre plan que l’amour, pure émanation de notre esprit/cÅ“ur/vibration intérieure.

    Je crois que l’âge venant, on apprend à dissiper la confusion entre tendresse et désir, amour et passion, douceur et déraison… et peut-être à sortir du modèle dominant et terriblement réducteur que nous impose notre sale vieille civilisation occidentale (ça me dirait d’ouvrir un fil sur la polygamie/polyandrie mais je ne sais pas encore comment ça marche…).
    L’amitié n’est-elle pas de fait une forme supérieure d’amour, en ce sens qu’elle est constante, confiante, sans attente de retour? Et que dire de l’amour platonique (que je pratique personnellement, de préférence à un onanisme frustrant et délétère), de la délectation ressentie à la simple idée d’aimer et de voyager en pensée jusqu’au sujet de l’émotion…

    Le mot et le sentiment ne sont pas circonscrits au rapport spécifique à l’amant(e), mais au contraire ouverts, offerts, au reste de l’univers: aimer un enfant, un parent, un ami, un animal, un arbre, un lieu (à mettre au pluriel et à compléter), ces acceptions du terme procèdent toutes du même phénomène. Je crois que l’amour est un état, mais aussi une attitude, une aptitude naturelle qu’il nous revient de développer dans le quotidien.
    L’amour a cent détours et prend mille formes et couleurs. Love is psychedelic! C’est le grand trip du romantisme (et ouais, je sais ça sonne con mais c’est si bon), le culte, la culture du sentiment transcendé pour la nature et l’humanité. PJ nous rappelle d’ailleurs que c’est l’éternel thème de l’art et de notre intime réflexion. Je viens d’y ajouter la mienne… et vous, chers inconnus intervenants de cette cogitation collective, qu’en pensez-vous au fond, qu’en dites-vous enfin?

    LOve LoVe LovE

    :-P

  7. gloria 28 mai 2009 | Permalink

    il y a seulement 3 personnes dans ce site qui étant denses et longes logorrhées dans les écrit que je lis ici et ils ont durement et férocement voir témérairement gagné mon estime , pour que je les lises plus de trois paragraphes PJ,le gamin canadien,et madame Rottermayer …

    alors je te le dis, je n’aime pas les narcissiques aux kilométriques conneries….je ne te lirais pas , pas aujourd’hui..

  8. inkie 28 mai 2009 | Permalink

    seulement 3 ?

    mais non glo.. et moi ?

    Allez rectifies et dis seulement 4 et ca ira pour cette fois

  9. gloria 28 mai 2009 | Permalink

    toi t’es dans la catégorie sexy de droite …sans cerveau..

  10. PrivateJoker 29 mai 2009 | Permalink

    Chatvolant, il me semble que dans ton post, tu adoptes le point de vue de quelqu’un engagé dans une démarche qu’on pourrait nommer « amour réfléchi ». Pour ma part, je me faisais plutôt l’avocat des gens qui rechignent à en parler, peut-être parce qu’ils n’y ont pas autant réfléchi que ça. À partir de là, on va avoir du mal à causer. :-D

    Cependant, je réponds à ce que tu nommes des effets pervers :

    1) ça fait en fait vraiment du bien ; ce sont les corollaires (non nécessaires) la jalousie et la projection qui font mal

    Non, l’amour en lui-même fait mal, puisqu’il nous attache à une autre personne, à notre coeur défendant. Il fait mal aussi, puisqu’il nous enseigne le manque là où notre plénitude nous suffisait auparavant.

    2) la surprise peut être positivement exquise

    Cela ne change rien : être pris en traître de façon exquise, c’est quand même être pris en traître. Quand à dépendre d’un truc qui peut être bon ou mauvais sans que tu puisses agir dessus, c’est pas cool.

    3) n’asservit que si l’on s’en sert à la manière d’une drogue amenant à une dépendance physique/psychique focalisant sur une personne unique

    Non, again. On peut bien sûr aimer plusieurs personnes (cas le plus basique : son conjoint, ses enfants, ses parents, son chien) mais ça revient à se mettre en état d’asservissement envers plusieurs personnes.

    Certes, tu pourras me répondre qu’il faut accepter tout ceci, transformer ces « effets pervers » en intense bonheur, abandonner notre interprétation erronée, etc… En résumé, changer son point de vue sur l’amour et ses conséquences, jusqu’à éventuellement accepter que l’amour fasse partie de notre nature humaine, et qu’en fait la plénitude que nous pouvons connaître avant d’avoir rencontré l’amour est une fausse plénitude.

    Soit, et même que je serai d’accord – mais ce n’est qu’un point de vue. De confort qui plus est, puisqu’il est plus simple pour la partie consciente de notre esprit d’accepter ce qui vient de sa partie inconsciente et qui le dérange plutôt que de se battre contre. N’est-ce pas ? 8-)

  11. Ogrouski 4 juin 2009 | Permalink

    Je crois que l’âge venant, on apprend à dissiper la confusion entre tendresse et désir, amour et passion, douceur et déraison… et peut-être à sortir du modèle dominant et terriblement réducteur que nous impose notre sale vieille civilisation occidentale (ça me dirait d’ouvrir un fil sur la polygamie/polyandrie mais je ne sais pas encore comment ça marche…).
    L’amitié n’est-elle pas de fait une forme supérieure d’amour,
    rêve bien ma caille, rêve bien… plus tard oui!!!!!!!! il existe un monde meilleur, ho la oui, que c’est bon!!!
    t’oublie les désir de représentativité de ton corps, de ta fougue, de ton ame, et tu marche main dans la main, sur la plage (pourquoi pas ) sans d’autre passion que l’amitié
    ho oui!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
    mais c’est quoi les repères d’une amitiée????
    :-D

  12. chatvolant 5 juin 2009 | Permalink

    Et bien mon coq (ou mon cochon), ça te titille, te tracasse le rêve d’une fleur bleue comme pas 2 ? Le monde est comme il est et sa médiocrité ou sa méliorité ne tiennent-ils pas à la vision qu’on en a ???????
    Quels sont les repères d’une amitié ? Ben, à ce que j’en crois, c’est l’amour en liberté, sans les entraves de la possession et de la projection, sans jalousie ni mensonge, sans peur et sans reproche, bref la chevalerie de la relation!
    L’amitié ne renie ni le désir, ni le plaisir, ni même le jeu sexuel (qui peut s’ouvrir au bi et au pluriel si l’envie en vient) mais elle n’est pas basée sur une dépendance amoureuse, physique et/ou affective, sur un contrat boiteux (cf. la non-demande en mariage)…

    Le cul c’est bien (enfin, parfois) mais y’a heureusement pas que ça dans la vie, eureka! L’âme n’est pas dans le con, la fougue n’est pas dans le foutre… On peut mettre sa passion ailleurs que dans sa fonction de reproduction. Evidemment, pour une chanana, c’est plus facile à réaliser que pour un matoumec.

    Mon corps ne ressent pas de désirs de représentativité ou de représentation, mais plutôt d’équilibre et d’expression. Il se sent vivant et n’a rien à prouver!
    Main dans la main, yeux dans les yeux, j’ai beau être mellow, c’est vraiment pas mon idée du bonheur. Parce que quand on parle d’amour, c’est d’émotion intense qu’on cause, non? de bonheur et de malheur? (je dois répondre au Joker là-dessus mais il faut le temps de distiller mon jus de tripe et de cervelle) Le chat n’appartient à personne: il se donne quand ça lui plait et se casse quand ça l’agace.

    Ta vision de la plage me rappelle le film du même nom où l’on découvre les limites de l’enfermement paradisiaque… une bonne image de l’illusion amoureuse! A la page pub de la plage, je préfère le livre de la jungle, la forêt (vierge de préférence) représentant une communauté vibrante et harmonique d’une multitude de formes de vie minérales, végétales, animales… le parfait contrepoint de la société humaine, agressive, névrotique, incohérente.

    Mais au lieu de te moquer des visions d’une rêveuse (normal pour un félin flânant dans les nuages), si tu nous parlais un peu de ta propre (ou sale) notion de l’amour et de ses différents contours ?
    :-P

  13. escape 5 juin 2009 | Permalink

    Je reste scotché par la prose sidérale du chat sidérant. Ta notion du contrat amoureux (comment appeler cela autrement ?) m’interpelle notoirement, félidé bien né. Et cela m’amène à te souhaiter la bienvenue parmi nous.

    Le précédent qui s’est essayé à bouturer en ces lieux a fini par s’en faire promptement éjecter, je parle de Laurent le bienheureux. Dommage, c’eût pu être une expérience intéressante, mais ça n’a pas pris. Je dis cela, quoiqu’à moi aussi il me portât sur les nerfs…

  14. Ogrouski 6 juin 2009 | Permalink

    Mon corps ne ressent pas de désirs de représentativité ou de représentation, mais plutôt d’équilibre et d’expression. Il se sent vivant et n’a rien à prouver!
    le mien non plus, quoi que, pour dire, mon corps c’est moi, et comme j’ai besoin d’équilibre affectif, j’aime, ho oui j’aime, être caressé et caresser, être humain…, sentir ce sentiment d’union propre à une relation satisfesante, salutaire, et saine, qui est basé sur le partage d’émotions destinées à chacun des deux, voir plus (pour inkie et consort)
    voila!! 8-)

  15. chatvolant 20 juin 2009 | Permalink

    Salam Joker,

    A ton exception près, les auteurs libragoriens sont affectivement réticents à aborder ce fondamental thème « d’aime » mis sur le tapis verbal par Gloria (à qui je fais toutes mes excuses en passant si j’en fais trop ou pas comme il lui faut). Voici mes couplets dans ta complainte du cruel amour…

    La qualification de « réfléchie » pour ma vision du chi est un pur compliment. Je note cependant la contradiction sous-tendue entre le réfléchi et le spontané, le naturel caractérisant ce sentiment qui comme la foi ou la confiance, ne se commande pas. Réfléchi renvoie également à la réflexion, au reflet, le narcisse en nous et la quête du double, besoin d’exister à travers l’autre ou le miroir…
    L’amour peut s’imposer, nous surprendre comme tu le soulignes (et crains), échappant à notre contrôle. La rencontre fait irruption dans le quotidien, les fils se croisent, les dimensions s’emmêlent, c’est le « coup » émotionnel. On est dans le domaine de l’amour physique, hormonal, je dirais même plus, phéromonal, qui produit tout plein d’endorphines et nous drogue comme une ecstazou. Mais c’est pourtant essentiellement des amours au long cours, connus, enracinés, assumés, qu’est tissée notre toile de vie, des suites de ces rencontres, des liens du sang, du cœur, de la jeunesse, des aventures partagées…

    … l’amour en lui-même fait mal, puisqu’il nous attache à une autre personne, à notre coeur défendant. Etre pris en traître de façon exquise, c’est quand même être pris en traître.

    «… à notre cœur défendant », jolie transposition. L’éclosion de ce sentiment mystérieux (voire mystique ;-) violente notre conscience déroutée par son impuissance à la maîtriser. Mais le mal craint dans le lien créé n’est-il pas proportionnel au bien ressenti dans sa conception et sa prolongation ?
    Nous avons plutôt tendance à cultiver l’amour naissant, comme le petit prince arrose sa rose, qui nous procure une si délicieuse sensation d’intensité, d’identité, d’existence.
    L’amour en tant que tel ne peut nous faire aucun mal, ce sont la possession, la dépendance, les désillusions et autres mécanismes parasites qui nous blessent à répétition. Le mal d’amour est aussi romantique que trivial, il se rapporte a priori au domaine charnel, celui du monothéisme amoureux.

    Il fait mal aussi, puisqu’il nous enseigne le manque là où notre plénitude nous suffisait auparavant.

    Quand donc une telle plénitude intrinsèque aurait-elle pu nous suffire ? avant la naissance alors, car dès que le bébé sort du ventre de sa mère, il s’attache à elle (ou à son substitut) et en est plus dépendant moralement et physiquement que d’aucun autre être par la suite.
    C’est l’amour de survie, le premier ressenti, animal et humanisant. L’angoisse de l’absence de l’Autre est alors surpuissante. Ce lien primal à la nourricière, mère, terre, plénitude duelle initiale, et le détachement progressif qui s’inscrit dans notre croissance, n’est-ce pas notre premier chagrin d’amour, notre référence fondamentale ? L’attachement est une de nos fondations – comme dirait une freudienne de pacotille, plutôt attirée vers Jung et ses archétypes.

    Quand à dépendre d’un truc qui peut être bon ou mauvais sans que tu puisses agir dessus, c’est pas cool.

    L’amour est une énergie, la souffrance une maladie, qui peut se soigner selon la théorie bouddhiste. Quand l’amour rêvé se mue en dépendance psychique, physique ou matérielle, le mal être ressenti n’a plus rien à voir avec le sentiment originel. Et cette servitude volontaire tend à perdurer malgré le désir, diffus ou déclaré, de libération. La méthode solidaire et spirituelle des groupes autonomes et anonymes des AA et NA fonctionnent pour toutes les formes de dépendances, qu’elles soient affectives et sexuelles, alcooliques et narcotiques, pourquoi pas politiques…

    On peut bien sûr aimer plusieurs personnes mais ça revient à se mettre en état d’asservissement envers plusieurs personnes.

    On aime forcément plusieurs personnes et l’attachement n’est pas l’asservissement, bon sang ! C’est notre carburant. L’amour est notre moteur, notre cÅ“ur comme dans l’imagerie universelle <3. Il mue et évolue continuellement, mais demeure tant que nous vivons (et sans doute même au-delà).
    L'attachement comporte fatalement le facteur de douleur, le spectre de la perte, de la séparation, c’est le revers de l’amour matérialiste qui touche aussi aux objets, aux fétiches. Mais l'amour transcende l’espace et le temps dans la sphère immatérielle.
    On peut aimer des parents et amis disparus, un enfant grandi qui fait sa vie, des anciens amoureux, des artistes dont on ne connaît que l’œuvre, des paysages du chemin, des comètes sur notre trajectoire...
    L’amour est éternel, non seulement parce qu’il survit dans les arts et les mémoires, mais aussi parce qu’il n’en finit pas de nous animer, de nous inspirer, de nous étonner, de nous nourrir, de nous sourire ! Qu’y-t-il d’autre qui compte vraiment dans nos vies finalement ?

    http://www.cnrtl.fr/definition/amour

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