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  • Est-ce que Facebook, le plus grand réseau social au monde, reflète le nouveau monde social ou bien s’agit il encore une évolution de l’ego condamné à décevoir et à éloigner davantage les gens ? Voici une analyse fondée sur la philosophie de la Kabbale.

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    Où l’on verra Ogrouski empêtré dans ses promesses de lieux paradisiaques.
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  • Il semble évident que le mot amour rend les gens bizarres, gênés, d’ailleurs je les vois souvent patauger sur le mot sexe, qui attire les commentaires des forums, des cafés plus que n’importe quel autre argument, baiser, voilà tout ce qui importe, avoir la belle femme, ou le beau mec, ou l’homme riche ou la femme sans tabous, posséder, s’exhiber, montrer qu’on a eu ce que les autres n’ont pas, le bonheur, un faux bonheur, un faux désir, un faux sentiment, puisque ça ne tient pas, ça ne satisfait pas…

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  • Si ce n’est pas déjà fait, avant de commencer ce texte, lisez « Avant-propos nouveaux » d’Émile (Ze Doc). « New bottle, old wines » en est directement inspiré.

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  • Chaque année, à l’école, le deuxième samedi de juin, on organise la traditionnelle fête de fin d’année. Pour les gamins, c’est toujours un temps fort. Je me souviens encore qu’à leur âge, « Fête de l’école » rimait avec le spectacle qu’on avait monté pendant les dernières semaines, le chamboule-tout, la pêche à la ligne, la course de sac, les coups de tampon sur les tickets qui permettaient d’aller récupérer les lots, et aussi l’odeur des merguez trop cuites, et le goût parfois dégueulasse des gâteaux « faits maison ». Une usine à souvenirs.

Dialogue avec l’attente.

Je voulais dire quelque chose sur l’attente, je crois qu’entre les formes de tortures les plus cruelles il y a celle de l’attente.

par gloria

On attend pas mal de choses dans la vie, on commence déjà par la naissance, on attend d’apprendre à marcher et après on attend l’usage de la parole, ensuite l’autonomie et enfin l’école, mais hélas après on attend la reconnaissance et ceci nous porte à attendre de mûrir pour cesser d’attendre, et voilà que l’attente de la personne juste pour nous, nous laisse attendre ce dernier train qu’on refuse de prendre car cela est la seule attente qui ne nous fait pas peur…

Oui on attend pas mal de choses, la nuit souvent nous attendons d’avoir sommeil et cela nous surprend en attendant désormais le matin, on attend le grand amour comme s’il était en stand-by, alors souvent sans avoir pas bien choisi on attend l’enfant, par souci d’avoir trop attendu et de ne jamais avoir eu l’attente plus importante de la vie, celle d’être parents, et ceci sans avoir attendu l’amour de sa vie, les attentes ne respectent pas les rythmes biologiques parfois alors tu te mets à espérer que les enfants en grandissant te laisseront le temps d’attendre ce regard derrière une porte qui attendait depuis toujours de rencontrer le tien, mais des fois c’est long d’attendre et certains attendent encore couchés dans un cimetière…

En peu de mots rien n’advient sans son attente préventive et apéritive, ce bonus qui nous fait payer toujours la maturité en une série d’attentes, qui prend des années pour arriver à saisir le fait qu’il ne fallait peut-être pas attendre pour vivre, que la vie est courte et que de toute façon attendre est pour ceux qui peuvent se le permettre… l’incertitude, sale pute de l’attente nous rend cyniques, deuxième coup de darde en pleine gueule traversant nos vies … les doutes et les paroles nous tiennent par le cou et jamais nous n’arrêtons d’essayer de comprendre quel est le moment juste pour cesser d’attendre…

Des fois je deviens triste en pensant à toutes les choses pour lesquelles nous n’aurions jamais dû attendre même pas une minute, non on ne devait pas attendre trop pour aimer, on ne devait pas attendre pour dire à quelqu’un qu’on l’aime, parce que ces mots ont trop attendu dans la gorge et blessent depuis l’intérieur et cette absence de son étrangle l’amour qui meurt de frustration non libérée, non, nous ne devons pas toujours attendre pour tout, le fait d’être toujours au point pour agir comporte un risque et ceci est l’antithèse de l’attente, après on paye la mort du choix.

Oui l’attente est une forme de cruauté si on la laisse gérer nos vies, si on la néglige elle commence à grandir comme une mauvaise herbe, qui nourrit notre primitive tendance égocentrique en laissant s’échapper l’amour, l’amitié, et aussi l’envie d’être en nous ; au moment exact de notre cruel mauvais choix nous voyons l’éloignement des personnes et des raisons de vivre, et nous ne pouvons rien faire pour arrêter ce mouvement-là ; l’attente est une cruauté qui dicte nos vies, des fois pour se défouler dans notre primitive connerie égocentrique nous laisser s’envoler le jus et la merveille seuls ingrédients indispensables au bonheur…

N’attendons plus pour vivre, courons dans les bras de l’aimé et cessons de nous infliger des attentes artificielles qui cachent notre perfectionnisme idiot et misérable…

N’attendons plus pour être…

Soyons… !

2009 © de « Dialogues »

11 commentaires

  1. HumanBeing 6 octobre 2009 | Permalink

    Salut glo…

    Beau texte. Ça me fait penser qu’en espagnol le verbe « attendre » se dit « esperar », qui signifie aussi « espérer » si ma mémoire est bonne (je laisse à PJ le soin de vérifier si je me trompe ou pas :-D ).

    Etrange texte, en vérité, de la part de qui n’attend plus rien, ou croit ne plus rien attendre… J’ai toujours un doute. Je me demande au fond si l’être humain, qu’il le veuille ou non, n’est pas qu’une machine à attendre, et j’entends par là : machine à espérer.

    A+

  2. Emile 7 octobre 2009 | Permalink

    Salut Gloria,

    Évidemment quand il s’agit d’attendre, la patience est une vertu qu’il ne vaut mieux pas trop compter. Surtout que l’attente est espoir et l’espoir ne promet rien de plus que l’attente, au contraire il relance l’attente; du moins je le crois.

    Je suis, dans mes idées, gris et pessimiste et si cela ne se porte pas, par la nécessité, légèrement dans le coeur toujours est-il que l’attente, tous, nous la connaissons et la savons quelque peu aigre.

    Attendre le bonheur; promesse d’amour, de richesse, de leadership, de réussite, de reconnaissance; attendre enfin que la souffrance se retire bien qu’elle ne se retire pas quoi qu’en dise le supposé «être heureux»… pour moi, c’est un menteur qui ne s’avoue pas sa fragilité qui n’est pas la moindre dans la brutalité du monde où il advient.

    Je veux aussi attendre avec vous l’avènement de l’action qui s’enclenche. Alors qu’elle est cette pleine action de l’âme, celle avec laquelle on s’envole à jamais? La vie me semble être ce rattage de l’action qui ne connaît sa réussite que dans la mort, cette dernière véritablement est action en ce sens qu’elle altère celui qui la vie et ne connaît pas le rattage.

    La vie… je ne sais pas ce que c’est cette chose qui repose en elle-même. Cependant l’existence, tous, nous pouvons en dire quelque chose; mais qu’est-ce que la vie et l’existence partagent en commun? Question que je laisse au soin du lecteur. Voici venir, pour moi, cette vérité: l’existence humaine ne tient qu’à ce rattage de l’action qui est toujours, dans un sens, en coulisse du «plein-être», là où l’espoir naît et se laisse décevoir. L’action se reporte dans l’attente comme espoir et l’attente n’est pas une inertie, mais une constante recherche de la mortalité dans le vivant, lieu où l’on ratte. Mais oui car ne voudrions nous pas être heureux (sur le pic du bonheur) bien que ce soit une aberration dans le changement que connaît incessamment le vivant. Aussitôt touché, ce bonheur, ne change-t-il pas déjà de forme et n’est-ce pas le vivant qui l’ordonne? Ah oui nous existons et cette existence sait ce que l’action vaut, mais ni l’existence ni l’action entrepris par cette dernière ne connaissent le vivant, chose en soi, inaltérable et mystique qui empêche l’être d’exister pleinement.

    D’ailleurs je connais un homme qui était dans l’action d’une multitude. Il a agit en ce sens que la multitude est passée de ceci à cela, mais lui le pauvre qui s’est agité n’est pas en mesure de me dire par quelle action a-t-il été pris, en quel marasme il a vu le monde changer. Eh non, on lui a dit que le monde avait changé de la même manière qu’on lui avait fait croire que le monde devait changer. Il a attentdu et cela s’est passé sans qu’il n’ait pu s’assurer avoir agit en tout cela.

    Joli texte qui met le doigt sur ce qui fait vraiment souffrir tout un chacun.

    Émile

  3. Emile 7 octobre 2009 | Permalink

    Je reconnais toutefois Gloria que ton texte fini sur une note joyeuse et pleine d’espoir. Effort que je ne cherche pas à miner non plus. Cependant et malheureusement, je pense que les faits son le plus souvent «contre nous». Prenons une promesse d’amour, par exemple, n’est -elle pas glorieuse à chanter, ne fait-elle pas rejaillir la joie en l’esprit qui est déserté? Oui biensûr. Mais un jour vient cet amour que l’on voulait et que l’on chérissait dans l’espoir. Cet amour, non, il ne nous déçoit pas tout d’un coup, cette fois-ci, il ne se révèle pas obsolet, non, cette fois il est vraiment amour et il existe. Bien. Alors? Cet amour véritable où va-t-il et que fait-il? Il se pose sur deux êtres qui s’aiment et les unis, d’accord, puis la vie continue… le travail, les prises de bec, les rivalités tout ça reste…. ce qu’on aime et ce que l’on méprise de soi, tout cela reste aussi. Pire, parfois l’aimé prend parti contre l’amour propre de l’aimée et l’inverse aussi se produit. L’attente se réinstalle au lieu même où l’amour est resté, un nouvel attente, un nouvel espoir, au sein d’un amour qui est beau mais qui, biensûr, ne rempli pas complètement ses promesses.

    Enfin, gardons espoir puisque c’est permis et pas si con non plus.

    Émile

  4. gloria 7 octobre 2009 | Permalink

    aimer les défauts du bien aimé est l’amour véritable…

  5. gloria 7 octobre 2009 | Permalink

    changer est l’essence même de du moment manquant et l’attente de ce moment est notre immobilité, on pourrait dire que nous attendons par peur de nous arrêter à observer ce qui ressort de notre auto estime ..une fois vue et apprivoisée..

  6. gloria 7 octobre 2009 | Permalink

    la parole  » esperar » en espagnol vient du espéranto, l’universalité du mot..un de rares mots qui parlent de notre évolution en tant que être qui mutent un langage et une transition sentimentale qui transcende les époques, mais attention à une valeur qui lui serait attribuée en se basant sur de valeurs chrétiennes qui par culpabilisation veut que l’espoir soit une sorte de rédemption de nos péchés à travers un pardon..sois disant juste, alors que pour moi l’espoir est surtout la confiance de voir sans regarder mais en comprenant avec l’âme …

    voili…

  7. escape 9 octobre 2009 | Permalink

    C’est un très beau texte. Il nous montre à quel point l’attente est quelque chose de central, et aussi de cruel. Mais central et cruel c’est la même chose. La vie ne serait pas aussi savoureuse si elle n’était pas si cruelle.

  8. HumanBeing 10 octobre 2009 | Permalink

    « Mais central et cruel c’est la même chose. La vie ne serait pas aussi savoureuse si elle n’était pas si cruelle. »

    J’ajourerai même qu’elle ne serait pas aussi savoureuse si elle n’était pas si centrale… :-D

  9. escape 10 octobre 2009 | Permalink

    Vive la saveur ! Important ça, la saveur… Et, oui, HB, centralité, cruauté et saveur sont trop synonymes. Quant aux valeurs auxquelles on adhère, l’essentiel est d’être aventurier et créateur, donc vive la trollitude comme dit Ségolène.

  10. surfiste 12 octobre 2009 | Permalink

    C est pour ça que j ai acheté un camping car, par ce que même quand il pleut pas, c est plus confortable que d être dans la tente, ça méritait d être dit, ton texte me touche beaucoup.

  11. Émile 9 février 2010 | Permalink

    Bon sang surfiste depuis quans as-tu rejoint les gitans???

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