Archives
Arts et Culture

L’argument fondamental…

Il semble évident que le mot amour rend les gens bizarres, gênés, d’ailleurs je les vois souvent patauger sur le mot sexe, qui attire les commentaires des forums, des cafés plus que n’importe quel autre argument, baiser, voilà tout ce qui importe, avoir la belle femme, ou le beau mec, ou l’homme riche ou la femme sans tabous, posséder, s’exhiber, montrer qu’on a eu ce que les autres n’ont pas, le bonheur, un faux bonheur, un faux désir, un faux sentiment, puisque ça ne tient pas, ça ne satisfait pas…

Le mot difficile à dire

Les gens n’aiment pas parler d’amour, ils craignent que cela les rende ridicules, certains parlent de leurs versions d’amour et confondent cela avec la haine. Car ils n’acceptent pas l’amour des autres, mais l’amour est unique et universel en même temps, en son esprit versé sur un terrain toujours pur et toujours vierge, celui de l’acte d’aimer lui-même, là où l’amour s’exprime il y a toujours une vérité, saignante parfois et émerveillée par moments, car l’amour est une surprise, jamais une fin …

Prière au silence

Sur ma feuille blanche, je ne distingue rien.
[...]
Au commencement était le verbe
[...]
Je pose une première phrase. Une seconde. Je veux en savoir plus. Une troisième, une quatrième.

L’idée de la chute dans l’anthologie du portrait de Cioran

« Etre moderne, c’est bricoler dans l’incurable. »

Je relisais cet aphorisme sur le chemin du retour. Je m’y arrêtai. Tout était là. Ou presque. Il suffisait de déplier l’oeuvre du plus dépressif des valaques. Cioran. « Chiolanne » comme le prononçait Simona Modreanu, sa compatriote et exégète, qui féminisait drôlement le patronyme de cet ours facétieux et mélancolique.

Tout avait commencé ici. Sur Libragora. Feu Lust calcinait chaque fil de discussion à la manière d’un descendant des Vandales. Au milieu des braises encore saignantes, je déterrai ce nom mystérieux, qui me semblait briller d’une lumière surnaturelle. Cioran. Quelques jours plus tard, je me procurai les Syllogismes de l’amertume puis De l’inconvénient d’être né. J’abandonnai la lecture des oeuvres complètes de mon ex-décadent favori, Joris-Karl Huysmans, ses messes noires, ses Gilles de Rais et ses Des Esseintes misanthrope.

A la chair ou vers l’écri-tür

l’aveugle de l’Aube in la Connaissance du Soir, Joë Bousquet

” beau monde où la lumière est la parabole du don de chair Pensée du monde où je passe enveloppé de ce qui pense […] Tombe pour devenir la main qui te retient l’homme nait de rêver qu’il ne se connait pas Une femme est passée elle devient son rêve Rend à l’homme une chair en se prenant pour lui”

Ke (re)vive la libre ortograf ! (Libéré inkie ! Et les fotes

Lettre ouverte à inkie et PJ, mes putains d’enfoirés préférés.
(NB : Celle là, je vous l’avais pas déjà faite…)

A ce titre, rien moins qu’honorifique, et bien loin de tout horrifique, je me dois d’adjoindre, ce cher Ogrouski, bien qu’encore muet, à l’heure où j’écris ces mots, de la moindre réaction dans mon fil « No comment ? Et j’emmerde les pisse-froid (mot invariable, on s’en doutait une fois !) », Ogrouski qui ne s’est certainement pas encore remis de sa précédente récente et dantesque biture, dans le cybercafé où il est abonné. Et je l’espère pour son porte-monnaie.

Vient de paraître !

Vient de paraître :
 » Art-Thérapie et schizophrènie »

L’Art-Thérapie est une méthode de soin basée sur la stimulation des capacités créatrices et
si elle peut être appliquée dans le contexte des dépressions ou de la prévention,
certains cliniciens l’utilisent auprès de patients schizophrènes.

« Plus le psychisme de l’autre nous colle à la peau et plus nous inventons de grandes distances. Plus l’autre nous laisse un espace de respiration et plus nos créations cherchent en quelque sorte à lui dire notre reconnaissance, disons : notre amour…

Je soutiens Bush ! Kate Bush !

Pauvre petite Kate, égérie inclassable des années où il était de bon ton de faire de la musique planante. Pauvre petite Kate, affublée du même patronyme que l’un des plus désolants yankees que l’Amérique ait produit.

Heureusement, la comparaison s’arrête là et Kate Bush redore parfaitement le blason de ceux qui s’appellent buisson.

Cette femme vient de sortir un nouvel album double CD extraordinaire, enivrant et cristallin à souhait : AERIAL

Le demandeur d’asile

Léopold Mwana Malamu est membre, dans son pays d’origine situé au coeur de l’Afrique centrale, d’un mouvement clandestin qui s’oppose de la manière la plus efficace et la plus habile possible à la dictature du régime en place. Il est arrêté, torturé. Il finit par gagner l’Europe : l’Italie d’abord, ensuite la Suisse ; puis la France où l’accueille à bras ouverts une charmante dame de la meilleure société. Reste pour lui à obtenir le statut de réfugié politique. Toutes les démarches du jeune homme échouent et trouver un travail lui est également impossible. « Refoulé administratif » dans son pays d’origine, il est à nouveau torturé.

 » P A R T O U Z  » TM

Je me souviens, j’ai souri en ouvrant le paquet, j’ai tout de suite reconnu le livre, ce papier glacé blanc et le titre : « PARTOUZ » sur deux lignes, dans une esthétique qui se veut seventies.

J’ai souri parce que j’avais failli l’acheter 2 ou 3 jours auparavant, je m’étais finalement ravisé.
J’ai souri parce que mon ami devait penser que ce livre avait sa place, avait évidemment sa place dans ma bibliothèque dont un pan entier était constitué d’ouvrages sur le sujet ou sur la sexualité d’une manière plus générale.

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes